Vendredi 5 décembre 2008 7:07 HNE
![]() Festival des films du monde
Abondance et diversitéMichel Coulombe est chroniqueur à l'émission Samedi et rien d’autre, diffusée tous les samedis matin, de 7 h à 11 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Une critique de Michel Coulombe Selon son habitude, la programmation du Festival des films du monde est placée sous le signe de l'abondance et de la diversité. La planète cinéma sera à nouveau au rendez-vous à Montréal jusqu'au 1er septembre. Au programme, 234 longs métrages, 13 moyens métrages et 208 courts métrages. Deux films québécois prendront part à la Compétition mondiale. En plein coeur, premier long métrage de Stéphane Géhami, met en scène deux complices, un homme et un adolescent. Ils volent des Jeeps pour un réseau. Le film suit l'évolution de leur amitié.
L'autre production québécoise, Ce qu'il faut pour vivre, marque les débuts du documentariste Benoît Pilon du côté de la fiction. Au début des années 50, un chasseur inuit atteint de tuberculose est transporté dans un sanatorium de Québec. Séparé de ses proches, il décide de se laisser mourir. La distribution comprend Natar Ungalaaq, interprète du film Atanarjuat, Éveline Gélinas, Vincent-Guillaume Otis, Paul-André Brasseur. Louise Marleau, Guy Thauvette et Antoine Bertrand. Le Festival présente également Le banquet, troisième long métrage de Sébastien Rose, en séance spéciale. On y verra un recteur qui n'a qu'une idée en tête, étouffer la contestation étudiante et développer son université. On y rencontrera aussi un leader étudiant tiraillé entre son coeur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes. Le film met en vedette Alexis Martin, Raymond Bouchard, Frédéric Pierre, Benoît McGinnis et Catherine de Léan. Quelques documentaires québécois sont également au programme. Parmi eux, La folle de Dieu de Jean-Daniel Lafond, un portrait de Marie de l'Incarnation. Marie Tifo participe à ce thriller spirituel. De plus, Yvonne Defour, Georges Privet et Jean Roy présentent un diptyque sur le cinéma québécois (L'ivresse des débuts et La politique). Les États-Unis en vedette
Le cinéma américain occupe l'avant-plan au Festival international du film de Toronto. Il sera également présent à Montréal. C'est un Américain, le réalisateur Mark Rydell (The Rose, On Golden Pond), qui présidera le jury. On rendra hommage à l'acteur Tony Curtis (Sweet Smell of Success, Some Like It Hot) et au producteur Alan Ladd Jr (Braveheart, Gone Baby Gone). Le cinéaste Brian de Palma (Scarface, Mission: Impossible) donnera pour sa part une classe de maître. De plus, les États-Unis seront représentés en compétition par Your Name Is Here, premier film de Matthew Wilder mettant en vedette Bill Pullman. Le film raconte les derniers jours de l'auteur de science-fiction William J. Frick. Le romancier réalise qu'il vit dans l'un des mondes qu'il a créés... Le plus récent film de Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona, lancé à Cannes, sera projeté dans la section Hors concours. Dans cette quatrième aventure européenne du cinéaste new-yorkais, deux jeunes Américaines sont en vacances en Espagne. Le réalisateur a confié les rôles principaux à Javier Bardem, Rebecca Hall, Penelope Cruz et Scarlett Johansson. Quelques cinéastes remarqués au FFM ces dernières années reviennent à Montréal. Le plus remarqué sera certainement Christophe Barratier. Le réalisateur des Choristes lancera Faubourg 36 en ouverture du Festival. Dans ce film, des ouvriers du spectacle au chômage occupent de force le music-hall qui les employait pour y monter un spectacle. Gérard Jugnot y est entouré de Clovis Cornillac et de Kad Merad. Retour à Montréal
Trois gagnants du Grand Prix des Amériques présenteront leur plus récent film. Ainsi, on verra La tournée du réalisateur Goran Markovic. Dans ce film, l'éclatement de la Yougoslavie provoque une lutte fratricide au sein d'une troupe de comédiens. Le cinéaste argentin Eliseo Subiela accompagnera son film No mires para abajo. Il s'agirait d'un guide des pratiques sexuelles. Récompensé il y a quelques années pour La Fiancée syrienne, Eran Riklis revient avec Les citronniers. Le personnage central du film est une veuve qui vit dans un village palestinien de la Cisjordanie. Ses citronniers sont soudain dans la ligne de mire de la garde rapprochée du ministère israélien de la défense... Le Festival propose cette année une sélection de comédies musicales russes de l'époque soviétique. Il fait aussi une place particulière au cinéma bavarois. À lire aussi 28 novembre 2008 Babine: conte fantastique26 novembre 2008 Australia: trop de tout20 novembre 2008 Un oeil sur le réel14 novembre 2008 La recette James Bond13 novembre 2008 Faut que ça danse!: entre le drame et le rire6 novembre 2008 Mes amis, mes amours: matière à sitcom31 octobre 2008 Changeling: infatigable Clint Eastwood27 octobre 2008 Le déserteur: le drame d'un conscrit24 octobre 2008 Le cinéma du monde en Abitibi17 octobre 2008 Encore de bons films à voir |