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Jeudi 8 janvier 2009 8:06 HNE

En profondeur

L'affaire Mulroney-Schreiber

La tentative de dissimulation

Mise à jour le mercredi 12 décembre 2007 à 13 h 09
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L'affaire Mulroney-Schreiber

La tentative de dissimulation

Karlheinz Schreiber

Photo: La Presse Canadienne /Tobin Grimshaw

Selon des documents obtenus par The fifth estate et après une entrevue exclusive avec Karlheinz Schreiber, de nouveaux renseignements ont surgi quant à une tentative de dissimulation pour sauver la réputation de Brian Mulroney. Elle a commencé juste avant que le compte secret Britan ne soit rendu public à l'émission The fifth estate.

Le 17 octobre 1999, Brian Mulroney et un de ses avocats ont passé une série de coups de fil à un avocat d'Edmonton membre de l'équipe juridique de Karlheinz Schreiber. L'ancien premier ministre, lui-même avocat, avait une requête singulière pour Robert Hladun: il voulait que Schreiber déclare par écrit qu'« à aucun moment M. Mulroney n'a réclamé ni reçu » de l'argent de la part de l'homme d'affaires allemand. Elle était singulière parce que tout simplement fausse. Cette demande de nier ce que tous deux savaient être vrai a atterri sur le bureau d'Edward Greenspan, un des avocats de Schreiber à Toronto. Il a vite mis en garde son client du fait que ce terrain était glissant. M. Schreiber a compris le message: « Je n'étais pas prêt à faire ce qui était clairement une demande de commettre un parjure », a dit Schreiber dans une entrevue à The fifth estate. « Et pourquoi le ferais-je? » Il a donc refusé la demande de Brian Mulroney.

Par la suite, le compte Britan, où avait été effectués des retraits s'élevant à 300 000 $, a créé un nouveau problème pour le premier ministre: un désagrément appelé impôt sur le revenu. Les paiements ont été réglés cinq ans plus tôt en espèces, et les impôts n'ont pas été payés à la réception de l'argent. M. Mulroney a alors fait ce qu'on appelle une divulgation volontaire. C'est un programme gouvernemental à l'intention de ceux qui ont omis de déclarer leurs revenus à l'Agence des douanes et du revenu du Canada. Tant qu'il est établi que la divulgation est volontaire, la poursuite est écartée. Toutefois, le percepteur voudra connaître la provenance de l'argent et la raison du paiement.

« C'est mon avocat qui m'a appris l'existence de ce programme, a dit M. Schreiber. Imaginez que vous êtes mon avocat et que je vous dis que nous avons besoin d'une déclaration de la part de Schreiber où il affirme qu'il n'a jamais reçu d'argent, et qu'il ne m'a jamais donné d'argent. Deux jours plus tard, je vous dis: vous savez quoi? Appelez l'Agence du revenu du Canada, nous devons y aller tous les deux, je voudrais faire une divulgation volontaire. Mais, pour l'amour du ciel, comment pouvez-vous faire une chose pareille? Je serais vraiment dans l'embarras. Il ne me resterait plus qu'à espérer que la terre s'ouvre et qu'elle m'engloutisse. »

The coverup

Dossier de CBC.ca, avec documents et extraits vidéos

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