
Biographie : Pauline Marois
![]() Élue dans Taillon en 1989, elle se retrouve dans l'opposition. |
À l'élection de 1989, Pauline Marois se présente dans Taillon, à Longueuil, circonscription qu'elle remporte avec 6421 voix de majorité et où elle sera réélue avec de fortes majorités à chacune des élections qui suivront. Elle se retrouve dans l'opposition, où elle pilote successivement les dossiers des affaires sociales, de l'économie, du travail, de l'industrie et du commerce, du Conseil du Trésor et de l'environnement. Elle aura à nouveau la responsabilité de plusieurs de ces dossiers comme ministre au cours de mandats subséquents.
En 1994, le Parti québécois reprend le pouvoir, qu'il conservera à l'élection de 1998. Dans les gouvernements de Jacques Parizeau, de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, Pauline Marois prendra les commandes des ministères les plus importants.
![]() Dans le mandat de 1994, elle occupera au moins cinq ministères différents. |
À l'Éducation, elle laisse sa marque en instaurant la maternelle à temps plein et en remplaçant les commissions scolaires confessionnelles par des commissions scolaires linguistiques, ce qui nécessite une modification de la Constitution canadienne. On lui doit aussi la création d'un réseau de garderies à 5 $ par jour. Son passage à la Santé est plus difficile. Le ministère a un budget imposant, mais les défis sont presque insurmontables. Pauline Marois doit notamment faire face à l'engorgement des urgences et au déficit de la caisse du régime de l'assurance-médicaments.
![]() C'est à Pauline Marois qu'on doit la création d'un réseau de garderies à 5 $ par jour. |
Lorsqu'il devient premier ministre, en 2001, Bernard Landry confie à Pauline Marois d'importantes responsabilités, notamment le poste de vice-première ministre. En 2002, elle cumule Finances, Industrie, Commerce, Économie sociale, Recherche, Science et Technologie, soit presque toute la sphère économique de l'État québécois, ce qui la place dans une situation délicate. Son mari, l'homme d'affaires Claude Blanchet, dirige en effet la Société générale de financement (SGF), une société d'État dont la mission est d'intervenir dans le développement économique du Québec au moyen d'investissements de capitaux gouvernementaux.
Pour éviter toute apparence de conflit d'intérêts, la responsabilité de la SGF est confiée au premier ministre Bernard Landry.
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« On ne peut empêcher les gens d'aimer, ni les couples de faire carrière, dit alors la libérale Monique Jérôme-Forget au magazine L'Actualité. Mais on est devant un cas où la ministre des Finances n'a pas de contrôle sur 2 milliards de dollars investis par le gouvernement. Beaucoup de gens trouvent que ça n'a pas d'allure. » —
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En avril 2003, Pauline Marois retourne dans l'opposition, à la suite de l'élection des libéraux de Jean Charest.