13 juin 2008
Sécurité nationale et contrats immobiliers
Comme le comité parlementaire de la sécurité publique et nationale se penchait sur les questions de sécurité soulevées par la relation entre Maxime Bernier et Julie Couillard, voilà que l'affaire Couillard prend une tangente imprévue, qui vient grandement compliquer la défense des conservateurs.
Ces derniers refusent encore aujourd'hui, au nom de la protection de la vie privée, d'expliquer ce qu'ils savaient des relations de Mme Couillard. Ils se cantonnent dans l'attente des résultats de l'enquête interne sur les documents oubliés par l'ancien ministre des Affaires étrangères chez sa copine durant plusieurs semaines.
Du côté des Travaux publics
La démission de Bernard Côté, conseiller politique du ministre Michael Fortier, plonge encore plus dans l'embarras le gouvernement Harper. L'homme a démissionné à la suite des révélations de La Presse, parce qu'il n'avait pas informé son ministre de sa relation amoureuse avec Julie Couillard. Pendant cette liaison, Mme Couillard tentait d'obtenir un contrat du gouvernement fédéral pour le groupe immobilier Kevlar.
Il n'est pas question de sécurité nationale ici, mais bien de démarches souterraines pour l'obtention d'un contrat du ministère des Travaux publics. Le même ministère tant dénoncé par les conservateurs pendant des années où se déroulaient les tractations secrètes dans le dossier des commandites. Un gouvernement conservateur qui promettait de mettre fin à cette culture, que John Gomery qualifiait de « tout m'est dû », par une plus grande transparence et intégrité.
Malheureusement pour eux, cette histoire se produit au Québec, qui détient sans doute la clé d'un gouvernement majoritaire lors des prochaines élections.
L'opposition réclame des enquêtes
Les conservateurs seront tentés d'isoler les deux « affaires » Couillard, celle du ministère des Travaux publics et celle du ministre des Affaires étrangères. Impossible, après les révélations de La Presse et du Globe and Mail, qui affirment que Julie Couillard a aussi parlé des propositions immobilières de Kevlar avec le ministre Bernier.
Il sera difficile pour l'opposition d'en savoir plus au cours des audiences du comité parlementaire, parce que son mandat se limite aux questions de sécurité soulevées par la relation Couillard-Bernier. Il est fort possible qu'on ne puisse interroger Julie Couillard sur les événements qui ont provoqué la démission de Bernard Côté.
C'est ce qui explique les demandes du NPD de confier ce dossier à la GRC pour enquête, et celles des libéraux de tenir une enquête publique et indépendante. Cela ne saurait arriver avant l'ajournement des Communes pour l'été, prévu le 20 juin.
Dernière chronique de la saison
Et je profite de cette dernière chronique de la saison pour souhaiter à tous un été de tout repos, loin des intrigues qui ont nourri ce carnet au cours des derniers mois. J'espère vous retrouver à nouveau cet automne, qui s'annonce chaud sur la scène fédérale.
Maurice Godin est correspondant parlementaire à Ottawa. Journaliste à l'antenne de la radio de Radio-Canada depuis 1972, il a travaillé le plus souvent dans la capitale fédérale, d'où il a couvert et suivi 11 élections, dont les trois dernières comme analyste de la Première Chaîne. Malgré cela, il n'a jamais songé à se faire élire!
Maurice Godin est devenu, avec les années, le doyen des journalistes francophones sur la colline du Parlement fédéral, mais il constate, chaque jour, qu'il en reste beaucoup à apprendre et à expliquer.
5 septembre 2008
Julie est très chanceuse comme Maxime.
Les élections feront un match nul de tout ça !
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
22 juin 2008
Quel hasard ce livre de Julie Couillard.
Sa vie étant déjà connue et peu intéressante , du moins en ce qui me concerne!
Julie Couillard préfère écrire que de se présenter en audience .
Ç'est très opportuniste de sa part et je lui prédis les lecteurs qu'elle mérite!
Lecteurs à potins .
Luc Dion, Mont Joli
18 juin 2008
C'est ce genre d'articles à répétition sur un sujet à potin qui font perdre aux journalistes une sérieuse dose de crédibilité. On a mis à jour une plaie béhante et par opportunisme on voudrait la couvrir d'une bonne dose de justice populaire médiatisé.
Je vous défi de relever au moins une des questions soulevés par messieurs Goyette et DuBois monsieur Godin.
Hugo Manningham, Montréal
17 juin 2008
Mr Godin.
Julie remet ses comparutions !
Étrange , cette dernière voulait retrouver sa dignité
Moi , je n'aurais pas à remettre un procès ou audience .
Dignité acquise : comparution sans équivoque.
Paul Dubé, Montréal
17 juin 2008
Mr Godin.
Pour dire qu'elle est banale cette femme oh non! Belle job que sa maman a eu n,est ce pas!
Personnellement , j'ai une maîtrise en administration et travaille au gouvernement.
J'ai bûché fort pour avoir cet emploi. Je monte d'échelon selon mes compétences mais j'ai des diplomes et compétences.
Au fait , je serais surpris d'avoir le cv de sa maman ...
Luc Blouin, Sherbrooke
17 juin 2008
Bonjour,
Il semble que l'on devra dire merci à Mme Julie Couillard.
Plus le temps passe et plus on en apprend sur comment fonctionne le gouvernement.Ça se rapproche plus du qui tu connaît et non ce que tu connaît pour avoir un travail au gouvernement.Ce matin nous apprenons dans le journal que mme Couillard avait même réussi a faire obtenir un job pour sa mère... il serait intéressant de savoir quelle personne n'a pas eu le job parce qu'elle ne connaissait pas Maxime Bernier. Mme Couillard disait en entrevue qu'un ministre ça n'a pas d'argent par comparaison avec son milieu. Elle a juste oublié de dire quels avantages elle aurait pu obtenir et ou voulait obtenir. M.Bernier trempe en politique depuis très très longtemps, je peine a penser que c'est une erreur d'un petit nouveau... j'ose même penser qu'un néophyte ne se serait pas risqué à ce petit jeu de puissance. La balle est dans votre camp messieurs-dames les politiciens, il faut être crédible.
Bonne saison estivale.
Réjean Carrière, Repentigny
16 juin 2008
L'affaires Couillard-Bernier n'est qu'une piqure de mouche.
J'exorte les partis d'opposition, le PLC, le BQ et le NPD à laisser tomber cette affaire sans conséquences et de s'occuper plutôt de la stratégie canadienne en Afghanistan. Nous perdons des vies humaines et des milliards de $ pour un pays pourri jusqu'à la moelle. 1000 prisonniers, et des centaines de talibans, viennent de s'échapper d'une prison. N'est ce pas là le signe que nous ne contrôllons rien là-bas...?
Bon été!
Pierre DuBois, Laval
15 juin 2008
Mr Godin.
Il paraît évident que Julie Couillard avait des intentions de s'inflitrer auprès de gens éminents au Gouvernement!
Je ne pense pas au hasard de ses rencontres .
Je dirais qu'ellle était capable de répérer des gens vulnérables .
Il m'apparaît qu'elle ne dira rien à son audience.
Ce sera son avocat qui refusera de répondre aux questions.
Elle est très habile dans ses contacts et capable de tirer son épingle du jeu!
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
14 juin 2008
Bonjours M.Godin.
Et dis la vérité afin que nul ne te croie. Tirésias
On nage en plein paradoxe et nul ne semble s'en apercevoir. Le seul reproche qu'on puisse faire à Julie Couillard, c'est de n'être pas une lobbyiste enregistré selon les règles masculines dans le grand bar à ciel ouvert qu'est devenu la Colline Parlementaire à Ottawa. Pedant ce temps, on trouve normal les dépenses massives en contrats militaires mirobolants sans appels d'offre accordés aux employeurs de l'ex-ex-ex Ministre de la dép-défense Gordon O'Connors. Avant l'automne chaud auquel vous faites allusion M.Godin, on aura tout le temps de s'amuser à regarder les soirs d'été le doigt qui nous montre la lune à Ottawa ou le grain de sable dans l'engrenage fédéral conservareur libéral québécois où même une chatte n'y reconnaîtrait pas ses petits.
Mario Goyette, Charny Qc.
















