26 juin 2008
Le blues du second mandat
Le départ de Philippe Couillard est-il le début du blues du second mandat pour le gouvernement de Jean Charest? Cette étrange maladie qui fait que les gouvernements québécois semblent systématiquement incapables d'être élus une troisième fois. Une maladie qui a des manifestations diverses, mais qui finit par créer une sorte d'usure du pouvoir.
En fait, il n'y a que les électeurs de 77 ans et plus qui peuvent se souvenir d'avoir voté dans une élection québécoise où un gouvernement avait été réélu pour un troisième mandat consécutif. C'était Maurice Duplessis en 1952.
Depuis, les électeurs québécois ont trouvé le moyen de congédier des premiers ministres qui ont aujourd'hui leur statue devant le Parlement, comme Jean Lesage ou Robert Bourassa. L'usure de deux mandats au pouvoir a eu raison d'eux.
Ce qui fait qu'on ne peut éviter la question: le départ de Philippe Couillard pourrait-il être le signal du début d'une phase plus difficile pour le gouvernement de Jean Charest?
Un homme difficile à remplacer
Le premier ministre a beau faire l'éloge de celui qui part, il reste que les souliers de Philippe Couillard seront difficiles à remplir. Non seulement a-t-il battu le record de longévité au ministère de la Santé, mais il en est venu à être considéré, autant par la population que par les militants libéraux, comme le véritable numéro deux du gouvernement. Cela relève presque de l'exploit.
Mais ce qui est vraiment inquiétant pour M. Charest, c'est qu'il n'y avait pas de compétences reconnues — ou de volontaires — au sein du Conseil des ministres pour occuper le portefeuille de la santé. Il a donc fallu que le gouvernement aille à l'extérieur pour nommer un non-élu comme ministre.
Le Dr Yves Bolduc ne devrait pas avoir de difficulté à être élu dans la forteresse libérale de Jean-Talon, mais, tout de même, ce n'est jamais un bon signe sur la qualité de l'équipe quand un gouvernement est obligé d'aller chercher du renfort en dehors du caucus ministériel.
Le départ de Philippe Couillard fera surtout mal pour une autre raison: il avait le don de calmer le jeu. Sa plus grande réalisation comme ministre de la Santé ne se mesure pas en termes de statistiques sur les listes d'attente en chirurgie ou sur les attentes dans les salles d'urgence. Sa grande qualité a été ce calme olympien qui résistait aux assauts des partis d'opposition et qui a mis fin à une atmosphère de crise permanente dans le réseau de la santé.
Ça n'a pas nui d'arriver en poste au moment où le gouvernement fédéral recommençait à dépenser en santé, mais la personnalité même de Philippe Couillard a été pour beaucoup dans le succès de son passage au ministère de la Santé.
Son successeur pourra-t-il convaincre aussi facilement les citoyens qu'il contrôle la situation? Pour le gouvernement Charest, cela pourrait être déterminant. La santé est le principal dossier — et donc le principal danger potentiel — de tout gouvernement provincial au Canada.
Vivre avec l'usure du pouvoir
L'autre manifestation d'un début de blues du second mandat est apparue dans la fin de session à l'Assemblée nationale. Le gouvernement libéral s'est souvent retrouvé sur la défensive à cause de situations dont il ne peut rejeter le blâme sur quiconque.
De toute façon, après cinq ans et demi au pouvoir, il devient de moins en moins crédible pour tout gouvernement de rejeter le blâme sur son prédécesseur pour ses déboires. Le premier ministre Charest, en particulier, a pas mal épuisé son capital en ce domaine.
En plus, le fiasco de l'Îlot Voyageur et des finances de l'UQAM, d'une part, et le scandale de Norbourg, d'autre part, pourraient bien continuer à empoisonner la vie du gouvernement. Tout comme le CHUM, qui n'est toujours pas sorti de terre, près de six ans après l'arrivée au pouvoir des libéraux. Ou les attentes dans les urgences, qui n'ont pas vraiment diminué.
Autant de dossiers qui peuvent facilement dégénérer et rendre une fin de mandat beaucoup plus périlleuse pour un gouvernement qui commence à vivre les conséquences de l'usure du pouvoir.
Les sondages sont bons pour les libéraux, mais pas autant qu'il n'y paraît. Le PLQ est toujours second derrière le PQ chez les francophones et on pourrait dire que les appuis au PLQ ont, comme le dit la vieille expression anglaise, « un mille de long, mais un pouce d'épais ».
Bref, rien n'est joué pour les libéraux. Parce que le blues du second mandat les guette.
Cela dit, voici arrivé le temps des vacances. Ce carnet reviendra à la mi-août. Bon été à tous!
Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.
Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.
Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.
Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.
Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...
6 juillet 2008
Au lieu du courir après du monde en vacances, je crois qu'il vaudrait mieux que les journalistes nous donnent les vraies raisons du départ de Monsieur Couillard! Ils feraient ainsi preuve d'un meilleur jugement.
Réal Ouellet, Chicoutimi
5 juillet 2008
J'aimerais bien qu'un journaliste s'informe de la situation a la permanance du PQ.
Démission, friction, suspension....
Leur site web est même abandonné depuis 2 semaines!
Vous devriez allez jeter un coup d'oeil la desssus monsieur Auger....
Julien Richard, St-Sauveur
4 juillet 2008
M. Charest n'est pas du tout inquiet, la population et les journalistes et l'opposition dorment au grain! Pas le moindre soubresaut! ... et les années $'écoulent ;-)
M. Couillard quitte devant ce même immobilisme qui permet à Charest de rester au pouvoir! Pas qu'il soit meilleur, il a fraternisé avec les collègues le temps d'une augmentation mais pour ce qui est de service immédiat... il n'y avait pas urgence!
Et même Dumont ne pourra plus dire qu'il n'est pas du statu quo!
Marcel Desrosiers, Gatineau
3 juillet 2008
Cessez d'encenser l'ex ministre Couillard.j'ai un medecin de famille et ca prend 2 mois avec une reservation avant de pouvoir le voir.^Même en payant mes analyses ,je dois attendre parfois 2 a 3 mois avan t pouvoir me presenter.La seule chose que Couillard a accompli,s'est d'avoir accorde une remuneration tres substantielle a ses amis les chirurgiens.Pour le reste,nihil novi sub sole.
Bernard Lefebvre, Quebec
3 juillet 2008
Personnellement, à la place du gouvernement libéral, je ne serais pas vraiment inquiet. La complaisance médiatique est telle envers le système politique actuel et la population tellement manipulée par les faiseurs d'opinion des gouvernements que Jean Charest a fini par avoir ce qu'il voulait: tout le monde dort au gaz. Même les deux partis formant actuellement "l'opposition à leur Majesté" ont renoncé à nous secouer tellement le "système" qui nous tient dans cet état de léthargie chronique est efficace.
La vérité, c'est que TOUT LE MONDE est tombé dans le panneau qu'il était possible d'avoir une saine démocratie au Québec malgré le coup de force de 1982. N'en déplaise aux fédéralistes qui jouent à l'autruche et aux autres partis (PQ, ADQ, PVQ, QS) qui ont accepté de jouer le jeu par carriérisme politique, je rappelle à tous les lecteurs de ce blogue qu'il y a un BLOCAGE POLITIQUE EFFECTIF au Québec, blocage qui a des incidences économiques, sociales et juridiques.
Le Canada a réglé la question du Québec lors de cette sombre page de l'histoire. Il arrive encore à fonctionner à cause de la concentration du pouvoir à Ottawa qui avantage l'Ontario et gagne du temps pour réduire le Québec à l'insignifiance. Son problème est le fait que d'autres régions (l'Alberta, la Colombie-Britannique, Terre-Neuve) commencent à tirer elles aussi la couverte de leur bord. En attendant, nous, les contribuables québécois, devons faire fonctionner, à même nos impôts, DEUX gouvernements concurrents pour les mêmes services, de là notre situation de contribuables les plus endettés. Et, pourtant, nous ne cessons de tourner en rond et de voir notre société péricliter.
Pour sortir du marasme, une seule possibilité: choisir qui, de Québec ou Ottawa, nous représente. C'est à nous seuls de décider, sinon nous continuerons à subir les choix des autres. Un seul parti offre aux électeurs de passer enfin aux actes: le Parti indépendantiste. Les médias ont beau le passer sous silence ou le marginaliser, ça n'en demeure pas moins la réalité.
Luc Bertrand, Pointe-aux-Trembles
2 juillet 2008
Monsieur Auger, peu importe le gouvernement au pouvoir, tant qu'il y aura de la partisannerie, la société québécoise n'évoluera jamais dans le sens de ses intérêts.
Les PPP et autres manigances seront toujours à l'ordre du jour parce que le bon peuple en a assez de cette partisannerie qui ne mène à rien sinon à faire profiter les les amis du parti.
Un sondage vous confirmerait que les gens sont prêts à envisager une autre forme de gouvernance en abolissant les partis politiques et en remplaçant les nominations partisanes par des gens compétents élus par la population.
Lisez le livre de Jacques Lazure sur ce sujet....une utopie; peut-être mais qui sait en ces jours de méfiance face au politique!
Jean-Pierre Pineault, Ste-Flavie
1 juillet 2008
Mr AUGER
En politique , on est vite oublié.
On parle et parlera toujours de René Levesque mais c'est l,exception à la règle!
Que Philippe couillard parte ne change rien à l,image du parti libéral.
Jean Charest aura beau vouloir une équipe forte, il reste que Jean Charest c'est c'est Jean Charest.
Je pense que lorsque les jeunes auront le gôut de s'impliquer en politique, le parti vert ou autre de ce genre seront dans notre quotidien.
Au lieu de se demander ce qu'il adviendra du parti libéral , il serait approprié d'informer les jeunes sur les idéologies ces nouveaux partis.
Ce n'est pas à vous que ça revient puisque vos tâches sont de nous informer de ce qui arrive dans les partis politiques.
Un jour et ce jour n'est pas loin , on votera pour des partis qui commencent .
Plusieurs furent illusionnés par l'ADQ.
Ce parti est en voie d'extinction.
On veut du sérieux , du nouveau et de l'actuel.
Paul Veilleux, Matane
1 juillet 2008
Je crois qu'il est grand temps de se débarasser de ce gouvernement libéral de confusion et d'innaction. Dans le premier mandat, les libéreaux soulevait la colère des électeurs avec des dossier comme le suroît,le mont orford etc... Depuis le début du deuxième mandat c'est par son innaction et par son immobiliste que ce gouvernement se démarque. Moi j'appuie Pauline Marois une femme d'expérience au commande d'une équipe forte qui regroupe françois legault, Bernard Drainville etc. Bref une équipe du tonerre qui n'a rien à envier aux débutants de l'adq.
Alexandre Préfontaine, Shawinigan
30 juin 2008
Le passage du dr Couillard en politique illustre bien que dans cette sphère d'activité, la personnalité importe plus que les résultats. Que ce soit l'accès à un médecin de famille, le projet du CHUM, le désengorgement des urgences ou la réorganisation plus technocratique qu'efficiente du réseau, aucun résultat probant mais une image positive de la personne qui avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. Vraiment la politique, c'est fait pour les David Copperfield de ce monde.
Gilles Lacoste, Ste-therese
30 juin 2008
Si nos politiciens actuels ressemblent à des nouilles, c'est tout simplement parce que le politique n'est plus le haut lieu du pouvoir, le véritable pouvoir est ailleurs et les politiciens ne sont que de tristes marionnettes. Un député ne fait pas grand chose en chambre et il ne peut même pas voter selon ses convictions. En fait, il ne lui reste qu'à accomplir sa job de travailleur social dans son bureau de comté. Pour ce travail, somme toute pas trop épuisant, il gagne 96 884 $ (incluant son allocation de dépenses). Le travailleur québécois gagne en moyenne 35 781 $ (incluant le temps supplémentaire) et environ 50 % des travailleurs québécois ne paient pas d'impôt. Notre pauvre député gagne donc plus de 2.5 fois ce que gagne en moyenne le travailleur québécois et 8 ou 9 fois plus que celui qui ne paie pas d'impôt. J'aimerais comprendre selon quels critères nos députés sont mal payés ? Pourquoi devrions-nous verser à Jean Charest un salaire plus considérable, alors que ce qu'il gagne lui permet de se loger à Westmount et d'entretenir une belle demeure en Estrie ?
Linda Hart, Laval
30 juin 2008
Mais bon sang Couillard est l'un des grands acteurs pour que le privé puisse manger la laine sur le dos du publique. Vous l'idôlatrer sans même savoir de quoi vous parler.
Y a t'il plus de médecins qu'avant qui sont disponibles (et qui veulent travailler pour le publique) ? Les attentes dans les hopitaux se sont-elles améliorer ? La qualité des soins et le matériel est-elle de meilleure qualité ? Le prix des médicaments ?
Peux importe le partie politique en place ils se seraient tous graissés la pate a quelques pourcentages près alors PQ, Libéraux, ADQ, tous des pantins.
Et ce n'est pas la carrière ou le salaire qui attirent les politiciens ce sont les opportunités et la vanité. Rien de rose ici non plus.
Hugo Manningham, Montréal
30 juin 2008
M. Couillard mérite de prendre un temps d'arrêt et ces vacances à la pêche sont un bon moyen de décrocher du système et de bien faire le point sur son avenir. Cet homme à tout donné pour tenter de répondre aux exigences de la population Québécoise en matière de Santé.
Il a fait tout ce qu'il a pu dans les circonstances actuelles et il a su penser à sa propre santé mentale.
Son successeur aura lui aussi du pain et des patients sur les planches, peu de temps pour la famille et très peu de vraies vacances... Mais je présume qu'il sait dans quoi il s'embarque.
Bonne vacances et bonne pêche. à M. Couillard et surtout, à la prochaine fois...
Robert Gagnon, Mascouche
30 juin 2008
J'aime 100 fois mieux avoir des "blues" libéraux, que de subir l'immobilisme syndicaliste et dépassé péquiste!!!
J'aime 100 fois mieux avoir des "blues" libéraux, que de subir l'insignifiance adéquiste!!!
Je rejette l'immobilisme, l'intolérance,et la peur injustifiée des oppositons...
Les deux partis d'oppositon sont actuellement le coté noir du Québec.
Jusqu'à preuve du contraire mon vote ira aux libéraux!
Julien Richard, Mont-Tremblant
29 juin 2008
Précisons un fait essentiel :
Le Parti Québécois est souverainiste. Son objectif est de réaliser la souveraineté.
Seulement, au lieu d'utiliser un VUS à essence - référendum, une option recommandée à Lévesque par un péquiste sur la liste de paie de la GRC... une taupe fédéraliste présumée -, le PQ prend l'automobile électrique, la marche, le vélo, le covoiture, le transport en commun etc - d'autres moyens pour réaliser le même objectif.
Bref, on envoie un outil au recyclage et on en fait un nouveau.
Je répète : la souveraineté est toujours à l'ordre du jour au Parti Québécois. Qu'elle s'inspire d'autres modèles, qu'elle prenne d'autres routes n'y change rien.
J'invite tous les québécois et les canadiens à respecter le choix du PQ plutôt que de le déformer afin de piétiner les idées des souverainistes.
La politique peut être propre. SVP, soyez respectueux des idées de tous.
Merci.
Guillaume Houle, Sherbrooke
28 juin 2008
Mr Auger
En politique , on est vite oublié a à moins d'avoir fait des bêtises ( refere Maxime Bernier).
Mr Couillard sera remplacé et l'autre Ministre continuera etc.
Je ne pense pas que le parti libéral soit menacé par ce départ.
On a plusieurs façons de penser .
Parfois, on vote pour un député qu'on aime et qui sera dans l'opposition.
Il y a aussi le vote fait en fonction des chefs.
On rejette le député même s'il est populaire pour voter pour le parti.
A partir de ces façons de penser, les sondages deviennent plus biaisés.
Quoiqu'aux dernières élections ,on donnait un message clair à Jean Charest qui a failli devenir le parti 'd'opposition.
On devrait voter en 1 ier pour un ou une chef et ensuite voter pour un député mais encore là , il faudrait que le député ait des pensées similaires au chef.
Bref , je ne sais pas comment changer les règles de votation mais des politicologues devraient y songer car ce n'est pas avec la Commission Bouchard Taylor qu'on va avancer .
Luc Dubé, St-Georges
28 juin 2008
Je suis d'accord avec vous que l'usure du pouvoir diminue les chances pour un gouvernemenr d'obtenir un troisième mandat
Une série d'indices me permet cependant d'affirmer que le Parti Libéral pourrait être réélu pour un troisième mandat :
- Les québécois ne veulent plus entendre par ler de référendum et l'appui à la souveraineté est è son plus bas, ce qui coince le PQ et son option obligée;
- Le PQ, en présumant qu'il laisse tomber son option souverainiste, devient un parti de centre-gauche au même titre que le Parti libéral et les deux jouent dans les mêmes plates-bandes. Îls auront le même type de gouvernance et commettront les mêmes types de gaffes à quelques centaines de milliers de dollars près.
- Monsieur Charest remonte dans les sondages et il obtient une cote de 38% dans le sondage de Cyberpresse de ce matin(non scientiifique cependant);
- Les syndicats, alliés naturels du PQ, ne font plus la pluie et le beau temps et la population s'est rangée derrière le gouvernement libéral et sa loi 142;
- Mario Dumont se comporte comme une queue de veau et il tire sur tout ce qui bouge sans réfléchir, il n'est plus dans la course;
Et la population (pas les média) semble apprécier entre autres, l'immense chantier de remise en état d'un système routier qui a été négligé durant les dernières années, mëme si cela entraine des inconvénients
Réal Gagnon, Palamarolle
28 juin 2008
Mr Auger.
Je partage entièrement l'opinion de Claire Thibaudeau.
Nos politiciens ne sont pas assez payés donc moins d'attrait.
Je n'irais pas jusqu'à comparer notre système politique aux américains ( eux, c'est l'extrême) mais on mérite les politiciens qu'on a !
Si l'on pense à André Boisclair , il fut massacré et sa vie privée l'a suivi.
Ce n'est pas l'histoire de Maxime Bernier( ce dernier a provoqué la colère)!
Pauline Marois fut ridiculisée par ses avoirs et je pourrais continuer longtemps.
Nous sommes très prudes pour les politiciens ,mais très ouverts pour la hausse des salaires .
Je pense particulièrement aux employés d'OLYMEL ou ces derniers ont des revenus très élevés.
Dans mon travail , après bien des études , mon salaire est satisfaisant , j'ai une maîtrise en administration et de grandes responsabilités.
Je n'envie pas nos politiciens.
Le travail que vous faites , Mr Auger est de nous donner l'heure juste .
Vous aussi , êtes blâmé !
Après tout , vous aussi devez être très vigilant dans votre écriture car on mord très vite!
Bonnes vacances
Luc Breton, Matane
27 juin 2008
Le gouvernement libéral devrait-il être réélu? Nous n'en sommes pas encore rendu là.
Mais si c'était le cas? La réponse devrait être négative.
Pourquoi?
Utilisons ces fameux sondages (opinion de 1,000 personnes seulement) que vous aimez tant. Selon le dernier sondage, les répondants se répartissent ainsi :
31% préfèrent le PQ
17% apprécient l'ADQ
8% aiment QS
7% le PV
Bref, 63% des québécois ne s'imaginent pas voir le PLQ gouverner aux prochaines élections. À quand un système de représentation proportionnel?
Aussi, parmi les électeurs se trouvent beaucoup de gens qui confondent Star Académie et la politique.
La popularité du PLQ et de l'ADQ dépend principalement d'une personnalité : leur chef. Si M. Charest et M. Dumont devraient se retirer de la politique cet été, leurs partis respectifs couleraient à pic.
D'un autre côté, le PQ, Québec Solidaire et le Parti Vert sont des formations politiques d'idées. Elles n'ont pas besoin de mascotte. Leur popularité est égale à la base des gens qui croient en quelque chose, non en quelqu'un.
Le Québec a besoin d'idées, pas de personnalités vides de sens.
Réfléchissez à ça aux prochaines élections.
Robert Rage, Weedon
27 juin 2008
Je trouve que si la politique a moins de saveur et ce en augmentation , c"est dû à des salaires minables.
Aller en politique , se faire toujours critiquer , faire les manchettes des journaux!
Pas évident.
Nos politiciens e sont pas assez payés.
Le Ministre Couillard a 5 enfants!
Avec toutes les responsabilités à un poste autant surveiilé , il fait bien de partir .
Je trouve ça courageux d'être en politique .
On devrait se poser la question.
Avons-nous les politiciens qu'on mérite?
Oui car c'est du bénévolat qu'ils font
.A cela, je vous souhaite de belles vacances .
Je fus souvent brusque envers vous.
Il est facile de voir mes positions politiques mais on peut écrire sans être agressive !
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
27 juin 2008
On se vante d'être un pays démocratique. On s'autorise à faire la leçon à certains pays qui n'ont pas la même perception que nous des droits de l'Homme tout en permettant à un candidat libéral défait et non élu d'étre nommé ministre ! Est-ce cela la démocratie ? Les électeurs ont refusé de lui faire confiance mais pas grave le PM n'a que faire de l'opinion de la populace : c'est lui qui décide pas le peuple.
Dangereux précédent que de nommer un candidat défait à une élection à un poste de ministre. On passe outre le choix exprimé par la population : est-ce une nouvelle définition de la démocratie ?
Au Canada, le principe de Montesquieu (séparation des pouvoirs) existe mais adapté au régime parlementaire britannique qui il est vrai n'interdit pas à un non-élu d'être nommé ministre sauf que les représentants élus ne peuvent questionner le ministre ni obtenir de réponse bref pas de compe à rendre.
Il ne faut pas oublier que la France ou les USA sont des républiques où le président est élu; le président est le chef de l'État. Alors qu'ici le PM est le chef d'un gouvernement qui doit faire entériner par le chef de l'État (la Reine ou sa représentante les lois votées sauf les questions budgétaires). En outre, la candidature du ministre désigné est étudiée à la loupe par un comité formé de représentants élus qui ont un droit de veto.
Ici, le PM n'a de compte à rendre à personne.
Où est la différence avec un régime autoritaire ?
Dennis Neault, Gatineau
27 juin 2008
Le système de santé,en l'occurence les hôpitaux,a été,est tellement et sera toujours nauséabond,maladif et surtout un trou sans fond.Nos très intelligents politiciens réussissent toujours a faire avaler au peuple quelques entourloupettes insipides avant les élections.Je vous rapellent que ce sont toujours es mêmes partis corrompus à l'os qui ont le pouvoir autant au provincial qu'au fédéral,il doit y avoir un changement radical dans ce sens là et pas dans vingt ans.La santé nous viens par ce que nous mangeons et nous ingurgitons(Hypocrate,père de la médecine).Donc,mangeons bien et bio,local,et la santé du peuple n'en sera que mieux!Merci!
Yves Filiatrault, Ste-Véronique
26 juin 2008
La principale qualité d'un homme politique est de feindre remuer mer et monde alors qu'il tient tout juste la barque à flot. En ce sens, le ministre Couillard était un bon politicien, tellement qu'on pourrait utiliser ce nouvel adage : le ministre, les femmes et les enfants d'abord. J'espère que M. Bolduc prendra place dans la hune en haut du mat, ça lui laissera un peu temps avant le naufrage du cruse Couillard 1.
Alain Audet, Québec
26 juin 2008
Bonjour,
Je ne partage pas votre inquiétude à propos d'un choix externe et du manque de compétences au sein du Conseil des ministres. Le choix d'un ministre de la santé doit se faire avec le plus grand sérieux. Il existe probablement des ressources très compétentes au sein du Conseil des ministres qui aurait pu prendre la relève. D'après moi, le choix du Dr Yves Bolduc n'enlève rien aux compétences des ministres déjà en place.
Pierre Boucher, Laval
26 juin 2008
Il y a des aspects culturels dans la perception qu'un ministre devrait obligatoirement être élu. En France par exemple, il est d'usage et tout à fait admis qu'on nomme ministres des personnalités qui ne soient pas élues et qui soient choisies pour leurs compétences, cela ne dérange personne dès lors que le ministre donne satisfaction. Cela s'explique probablement par certains aspects constitutionnels. Le pouvoir exécutif étant indépendant (en principe) du pouvoir législatif. Au Canada, c'est le contraire, l'exécutif et le législatif ne font qu'un, ce qui peut entraîner dans le pire des cas des conflits d'intérêts.
Pour ce qui est de la persistance de monsieur Charest, je ne serais pas étonné qu'il fasse aussi bien que Duplessis, obtenir un troisième mandat, simplement parce que le système électoral actuel lui donne l'avantage et qu'aucun parti ne semble prêt à offrir aux Québécois une meilleure administration.
Le dossier des hôpitaux universitaires et celui du CHUM en particulier, sont de véritables boulets, il faudrait être fou pour croire que les coûts ne seront pas dépassés.
Serge Drouginsky, Montréal
















