26 août 2008
Les spéculateurs déstabilisateurs
Mon oncle Robert suit de près les marchés boursiers depuis des décennies. Chaque fois qu'on se rencontre, il me parle de ses actions de Bell, de Couche-Tard ou de Bombardier. On parle de plusieurs autres sujets aussi, mais beaucoup de finances et d'économie. On discute du prix du pétrole, du prix de l'or, des nouvelles récentes dans l'actualité économique. Dimanche, on s'est revus, c'était l'anniversaire de mon père. Très chouette journée... mais ce n'est pas le sujet de ce carnet, rassurez-vous.
Dimanche donc, j'ai revu mon oncle Robert et il m'a clairement dit qu'il n'avait pas vraiment de plaisir à surveiller ses cotes à la Bourse et les nouvelles économiques depuis quelques mois. Le recul du TSX le déçoit, c'est clair. Mais ce qui le dérange surtout, c'est qu'il a de plus en plus de mal à comprendre la logique actuelle des marchés. Les mouvements sont si rapides qu'il devient presque impossible pour l'investisseur, qui ne travaille pas dans une grande firme de Wall Street, de suivre et de comprendre les hauts et les bas des marchés.
Pour un homme qui a le nez dans les cotes de la Bourse tous les jours, sa réaction est très révélatrice. Imaginez si vous regardez l'évolution de vos placements de temps à autre...
2000 milliards de dollars
L'un des grands facteurs expliquant cette situation, c'est la présence des spéculateurs. Ces investisseurs, qui travaillent pour de grandes institutions financières, ont des qualités et des défauts. Ce qu'on aime d'eux, c'est qu'ils prennent des risques. Et si personne ne prenait de risques, on peut penser que bien des entreprises et des entrepreneurs n'auraient pas pu aller au bout de leurs rêves et accomplissements. Ce qu'on aime moins des spéculateurs, c'est le contrôle qu'ils exercent sur les marchés.
Aujourd'hui, c'est près de 2000 milliards de dollars en actifs qui sont gérés par des fonds spéculatifs, qui misent sur des actions, des obligations, des devises, du pétrole, des ressources de toutes sortes, des denrées alimentaires, sur l'immobilier et une foule de produits dérivés, si populaires et en croissance depuis des années. Ces gens-là font la pluie et le beau temps dans le marché mondial.
Ils ont contribué à la crise alimentaire des derniers mois en misant sur le riz, le maïs et le blé, plongeant des dizaines de pays en crise. Ils ont contribué à la poussée des prix de l'énergie en misant démesurément sur le pétrole. Oui, les prix du pétrole sont appelés à grimper au fil des années, mais les variations des dernières semaines sont manifestement attribuables à la forte spéculation. Sinon, comment comprendre logiquement que les prix aient doublé d'un coup en une seule année... et qu'ils aient, d'un coup, chuté de 25 % en un mois?
La dictature des spéculateurs
Les spéculateurs qui ont pu envahir le marché impunément dans les dernières années n'ont qu'un objectif: faire de l'argent. Leur travail, c'est de profiter de la minime possibilité de croissance qui se présente un matin pour acheter massivement des contrats et les revendre quelques heures plus tard à profit. L'idée, c'est de faire de l'argent sur la simple variation des prix. Rien à cirer des barils de pétrole, des poches de riz ou des obligations et actions en portefeuilles. Il faut acheter beaucoup, vendre beaucoup, peu importe l'impact sur les marchés, les investisseurs, les humains.
La spéculation a entraîné l'éclatement de la bulle immobilière, une grave crise financière et du crédit à Wall Street, une accélération de l'inflation aux États-Unis, en Europe, au Canada, partout dans le monde. La confiance des consommateurs, premier producteur du PIB en Amérique, est tombée à de bas niveaux, jamais vus en plusieurs décennies. Plusieurs pays sont en récession, d'autres le seront bientôt. Les spéculateurs ont mis le feu, les pompiers ont du mal à maîtriser l'incendie.
La Réserve fédérale doit encore, aujourd'hui, injecter des sommes pour alimenter le marché. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le gouvernement Bush devra probablement nationaliser les assureurs hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, au bord de la faillite. Le département du Trésor et les membres du Congrès évaluent les possibilités de donner plus de pouvoirs à la FED et de revoir l'encadrement des institutions financières. Les grandes banques du monde ont perdu plus de 500 milliards de dollars dans cette crise et des dizaines d'entre elles vont faire faillite, selon l'ex-économiste en chef du FMI Kenneth Rogoff.
Que faire?
Certains affirment qu'il faut laisser le marché « se nettoyer » et donc ne pas intervenir dans les crises actuelles. Les banques qui doivent disparaître feront faillite. Les gens qui perdent leur emploi pourront se retrouver du travail ailleurs. Et les choses reprendront leur cours normal. C'est ce que l'économiste Joseph Schumpeter appelle la destruction créatrice.
D'autres croient qu'il faut réguler davantage les institutions financières et leurs interventions sur le marché. Plusieurs ont proposé d'exclure l'alimentation de la spéculation. La Thaïlande serait prête à créer une sorte d'OPEP du riz pour contrôler le marché et les prix. L'idée de créer un système de stockage des principales matières premières pour garantir des prêts aux agriculteurs est aussi une avenue possible.
Alors, sur quelles solutions mise-t-on pour permettre à mon oncle Robert de s'y retrouver? Pour faire en sorte que les citoyens-épargnants puissent continuer de prévoir un peu leur budget, leur vie, leur retraite? Et surtout pour atténuer la crise alimentaire toujours en cours, qui touche 1 milliard de personnes?
J'en ai parlé à l'émission Sans détour le 26 août 2008
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.
2 septembre 2008
Ces spéculateurs qui travaillent pour de grandes institutions financières sont des crapules, parce qu'ils prennent des risques égoïstes qui sont malsains pour l'économie, non seulement pour les pays riches, mais pire encore pour les pays qui dépendent des denrées alimentaires.
Les pompiers auront du mal à maîtriser et éteindre l'incendie attiser par ces pyromanes,
tant et aussi longtemps qu'ils seront au poste. le bout de leur rêve:c'est la faïllite et la dévaluation de leur objet:L.ARGENT.
Il faut de toute urgence réguler les institutions financières et leurs interventions sur le marché. Il faut non seulement exclure tout ce qui concerne l'alimentation de base de la spéculation, mais de la boursr aussi.
Il faut redonner à ces agriculteurs la dignité de pouvoir manger leur pain quotidien à la sueur de leur front, et de pouvoir planter leur cérèale, l'année suivante, dans leur propre champ.
En ce qui concerne le pétrole, je me demande ce que fait le Canada dans le pas des spéculateurs. Il a beaucoup de puits de pétrole.Pourquoi le gouv. canadien ne fait-il pas comme Hydro Québec ou mieux encore comme le Vénézuela, afin de stabiliser le prix du pétrole, au lieu de jouer les fats dans le pas
de danse des speculateurs.
Ani Kassabian, Montreal
29 août 2008
Monsieur Fillion, c'est vous le chef d'orchestre des carnets économiques. Vous savez bien qu'en ne faisant pas un carnet dédié à L'inflation, vous protégez ainsi les responsables de la piètre performance de nos 30 dernières années. J'ai beau avoir donné de nombreux commentaires révélateurs depuis le mois de mai dans vos carnets, si le chef d'orchestre ne fait pas jouer l'ensemble, la petite flûte isolée ne fera jamais son concerto.
Dans mon dernier commentaire, plus tôt aujourd'hui, j'ai présenté des données éloquentes qui ne peuvent être contestées. Il s'agit d'un échec lamentable. Ces données condamnent, sans l'ombre d'un doute, le système actuel qui doit être remis en question.
Bâtir une maison solide nécessite une bonne fondation. On perd notre temps avec des discussions stériles lorsqu'on tente de placer les morceaux du casse-tête sur des sables mouvants. C'est pourquoi je ne serai plus intéressé dans vos carnets à l'avenir.
La carapace du système en place est impossible à percer par un seul homme, même avec les meilleurs arguments. Je doute que les médias aient les mains liées avec ceux qui détiennent le pouvoir. En tout cas, on semble bien se tenir les coudes pour ne pas créer de remous!!! Et Flaherty heureux d'avoir évité la recession...
Patrice Bernard, Amos
29 août 2008
@ David Morel:
Mon programme n'utilise pas l'intelligence artificielle. Il s'agit d'un programme très perfectionné, mais tout de même pas au point ou mon algorithme peut "apprendre".
@ tous les participants:
Faites bien attention quant à vos conceptions de ce qu'est la bourse. Ça pourrait vous coûter cher en capitaux pour votre retraite de toujours croire que de laisser de l'argent dormir pour 30 ans est le meilleur moyen de faire de l'argent.
Je travaille avec des gens qui ont des PhD en finance, et ils ne s'aventurent jamais à expliquer tel ou tel phénomène de la bourse. La vérité, c'est que c'est beaucoup trop compliqué pour comprendre la totalité de ce qui s'y passe. Quand une vague de fond se produit comme en ce moment, il vaut mieux ne pas se battre contre elle, ça peut faire mal.
Je veux pas sonner paternel, mais je vous le dis parce que vous êtes Québécois et que je vous aime bien :) À tous, une bonne fin de semaine.
Gabriel Dancause, St-Jean-sur-Richelieu
29 août 2008
(...suite)
Avec la surconsommation, vient la surproduction et la pollution. La pollution est apparu par un manque de vision de l'être humain et maintenant qu'il sait, c'est son manque d'éthique et sont dévouement au dieu Économie qui lui ont fait oublier ce qui l'entoure, mettons ça sur le dos de la naïveté jusqu'au année 50-60. Et maintenant, on s'empêche de poser des gestes environnementaux sous prétexte que ça va nuire à la sacro-sainte économie. Un invention de l'homme par ailleurs, un monstre dont les mouvements sont semblent-t-il hors de contrôle. Si l'on affirme que le libéralisme économique "à améliorer autant la qualité de vie des gens", je dit : "Bof! pas vraiment!". Combien de recherche pour guérir des maladie ne se font pas par manque d'argent? Combien d'idées géniales ont terminées dans la poubelle parce que les fonds n'y sont pas. Combien de projets humanitaires se sont terminés pour une raison monétaire. Battez-vous à coup de chiffre et d'étude tant que vous voulez, n'importe qui qui a fait un peu de statistique sait qu'on peu faire dire n'importe quoi au chiffre, il s'agit de changer d'échantillon si les résultats ne conviennent pas, et la richesse permet de faire plus de ces études. Je n'y crois plus, comme je ne crois pas au dieu Argent, ce n'est qu'un outil et un bien mauvais outil, voir dépecer un lièvre avec une scie à chaîne. Par contre, je crois au gros bon sens chez la plupart des gens à qui on donne la chance de le démontrer. Je ne sais pas qui a dit ça mais j'ai bien cette citation : "On ne devrait pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent."
Frédérik Cloutier, Québec
29 août 2008
Que se soit par les ordinateurs, par les spéculateurs, par les investisseurs ou par les épargnants, faire de l'argent est un but qui est vendu comme une action importante, comme un conditionnement social. Tranquillement, ce conditionnement se fait lors du développement industriel. Les méthodes de faire de l'Argent comme dans tout domaine se perfectionne, nous somme rendu à utiliser l'intelligence artificiel pour éliminer l'émotivité et prendre des décision plus rapide, sans aucune considération éthique. Que fait-on une fois que nous avons de l'argent? Réinvestissement (faire plus d'argent, préparer la retraite) ou Consommation. Pour la consommation, nous devons utiliser des ressources. Si la quantité d'argent est virtuellement illimité, les ressources, elles, sont extrêmement limitées. Plus la ressource est rare, plus son prix est élevée et ainsi sont utilisation est limité à ceux qui peuvent lui mettre le prix. Le problème des ressources limitées vient avec les ressources essentielles: la nourriture et les matériaux de construction. Des ressources généralement renouvelables (Élevage, culture, coupe et reboisement), mais avec la surconsommation, la disponibilité de biens essentiels n'est pas assuré. En fait la nourriture manque depuis bien des années pendant que nous occidentaux faisons de l'embonpoint. (suite...)
Frédérik Cloutier, Québec
29 août 2008
Pour votre information, le libéralisme économique fait en sorte que plusieurs pays du Maghreb profite des délocalisations de l'Europe (j'ai en tête le Maroc qui profite de sa proximité avec l'Espagne). Tranquillement, les salaires augmentent pour toute la société. Passés à un certain niveau, nous verrons des nouvelles entreprises créées par des Marocains descendre le long des côtes africaines.
Même chose en Chine. Les salaires augmentent et même les entreprises chinoises commencent à délocaliser des emplois dans les pays environnants qui sont ouverts à la business capitaliste.
Ce ne seront pas la création de nouveaux postes de fonctionnaires ou l'arrivée de syndicats puissants qui créeront de la richesse pour les pays en voie de développement mais le libéralisme économique (arrivée d'entreprises, facilités pour ouvrir les portes, etc.).
Même chose au Québec. Historiquement, à l'échelle planétaire, jamais les gouvernements et les solutions utopistes des socialistes n'ont réussi à améliorer autant la qualité de vie des gens que sous des régimes politiques démocratiques et économiquement libéraux.
Marc Deluy, La Présentation
29 août 2008
Je dois me répéter. Les spéculateurs se nourrissent d'une fondation instable dont la cause principale est l'inflation, ennemi #1. Et de notre choix des banques centrales pour la contrôler, vers la fin des années 70s, ennemi #2.
Au cours des 20 années 1980-2000, avec une moyenne d'inflation à 4,25% et celui du taux d'escompte à 9%, l'écart de 4,75% représente un puissant frein sur l'économie. Le taux de chômage s'est maintenu en moyenne à 9,5% dans ce contexte difficile. La Banque du Canada nous faisait croire que le taux "naturel" de chômage, nécessaire pour contenir l'inflation, était évalué à 9%. Comme un bon berger, on se devait bien d'entretenir un tel troupeau de chômeurs! Nos politiciens, même s'ils voyaient tous les indicateurs se dégrader, ignoraient nos demandes répétées de combattre l'inflation au moyen d'un simple consensus social.
Le déraillement s'est produit à la fin des années 70s. Depuis, nous avons tous été fort bien menottés.
Le pire, c'est que ce n'est même pas ce frein monétaire qui a maîtrisé le plus gros de l'inflation. Ce sont d'abord les cibles de hausses salariales de 6% et 5% imposées en 1983 et 1984 qui a réduit une inflation tenace de 11% à 5,7% et à 4,4%. Voyez-vous l'effet immédiat d'une politique des revenus? Les salaires moins élevés inclus dans nos importations, une compétition de l'extérieur, a aussi eu pour effet de réduire les hausses salariales chez-nous.
Une fondation stable permettrait un taux de chômage à 2%. Chaque baisse de 1% du taux représente une économie de 500$ par année par canadien!
Patrice Bernard, Amos
29 août 2008
M Fillion,
Contrairement à ce que vous dîtes l'étude de l'institut Fraser porte sur:
"Une mesure globale de la performance du marché du travail fondée sur cinq indicateurs, à savoir la croissance totale du niveau d'emploi, la croissance de l'emploi dans le secteur privé, les taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail sur une période s'étalant de 2003 à 2007"
L'institut Fraser rapporte que:
"Le Québec souffre d'un taux de chômage élevé, d'un important chômage de longue durée et la province affiche également l'un des plus mauvais résultats en matière de productivité du travail dans toute l'Amérique du Nord "
Ce sont là des faits objectifs et indéniables.
Les éléments que vous mentionnez sont: le taux de syndicalisation, le niveau de l'emploi dans la fonction publique, le salaire minimum et la législation du travail.
L'étude montre que ces éléments très présent ici contribuent à l'état particulièrement piteux du marché du travail québécois.
Maintenant si vous avez une étude qui démontre que plus de fonctionnaires augmente la productivité ou bien qu'un salaire minimum plus élevé aide à diminuer le chômage ou encore que la syndicalisation favorise le taux d'emploi je serais bien curieux de voir ça.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
29 août 2008
RÉPONSE à Pierre Brasseur:
À votre tour, si vous réduisez les solutions aux problèmes de l'Afrique à l'application d'un libéralisme économique, il sera difficile de dialoguer. On s'énerve davantage lorsqu'on a le ventre vide. La flambée des prix, notamment causée par la spéculation, n'aidera certainement pas à calmer les esprits échauffés au sein des communautés africaines. Et aller tenter d'appliquer quoi que ce soit politiquement lorsqu'il y a instabilité sociale au sein d'un pays est une mission pour le moins ardue.
COMMENTAIRE au carnet:
La motivation du spéculateur est un point qui m'intéresse particulièrement dans votre carnet. «Il faut acheter beaucoup, vendre beaucoup, peu importe l'impact sur les marchés, les investisseurs, les humains.» Comment se fait-il que ces spéculateurs déstabilisateurs se voient confier sans limite un tel devoir? La déresponsabilisation du spéculateur jumelée d'une part à la protection légale déresponsabilisante allouée aux administrateurs des compagnies et d'autre part à la mission restreinte de la compagnie (créer du profit), me semble le cocktail à l'origine de la normalisation de ce genre de devoir. Le modèle d'entreprise de la compagnie («corporation») gagnerait en ce sens à être questionné. Il s'agit d'une thèse davantage élaborée par le documentaire The Corporation.
J'ignore s'il faut régulariser, mais je ne crois pas que l'on doit rester les bras croisés. Que les administrateurs et gestionnaires, les écoles qui les forment ainsi que les autorités financières cessent de jouer à l'autruche seraient à mon sens un bon point de départ: il faut enlever les oeillères sur le profit. En tant qu'acteurs économiques, les gestionnaires des compagnies ont des responsabilités, et c'est notamment au public à leur rappeler via leur pouvoir d'investissement. Je conçois qu'il serait naïf de croire que cela règlera totalement le problème, mais ce l'est déjà moins que de croire que l'inaction règlera tout.
Grégory Brasseur, Montréal
28 août 2008
Nos gouvernements magouillent les statistiques ces temps-ci pour nous cacher la vérité. Et dire qu'ils sont supposés travailler dans l'intérêt public. Et bien non, ils sont achetés par les grandes compagnies multinationales. Notre pouvoir d'achat baisse continuellement. Disons que c'est aussi une façon de faire payer tous les pays pour cette guerre qui a engendrée en partie cette inflation.
La FED est aussi responsable pour ne pas avoir monté le taux d'intérêts à un niveau neutre plus rapidement. Elle devait savoir qu'elle provoquerait une bulle immobilière avec des taux si bas, et ce, sur une si longue période de temps. Mais celle-ci faisait l'affaire de Wall Street qui à mon avis contrôle la FED indirectement par le marché des obligations.
À chaque fois que nous déréglementons, nous voyons systématiquement ce genre de crises. Celles-ci provoquent la plupart du temps un marché boursier baissier et très volatile. Ce que les traders et les spéculateurs adorent puisqu'ils font beaucoup d'argent à la hausse comme à la baisse sur de très courtes périodes de temps. Peu importe le secteur d'activité, les excès voulus par les marchés financiers pour s'enrichir à outrance font en sorte qu'à chaque fois, le gros mange le petit. Et la FED doit à chaque fois sauver les grosses compagnies et le système financier international avec l'argent des petits payeurs de taxes. C'est quand même bien pensé n'est-ce pas ?
Claude Tremblay, Montréal
28 août 2008
Lorsque le baril du baril était à 147 $, certains experts nous disaient que sa valeur intrinsèque aurait du être autour de 70$, même en tenant compte de la situation de l'offre et de la demande du pétrole au niveau mondial. Ce sont les spéculateurs qui s'amusaient avec les prix des matières premières et qui ont fait monter le prix du baril à 147 $. La preuve est que lorsque les spéculateurs ont eu la conviction que la baisse du dollar américain était terminée, ils ont commencé à sortir brusquement du marché des matières premières. Nous avons vu alors le prix baisser brusquement à 110 $. Nous avons présentement un rebond du prix du baril mais si le dollar américain se maintient et repart à la hausse à long terme, nous devrions voir le prix du baril baisser à nouveau. Nous verrons bien dans le futur. Si tel est le cas, nous pourrions voir une reprise sur les marchés boursiers. Si le prix du baril remonte à 145 $, on parle alors d'une méchante manipulation des marchés.
Je pense que la spéculation fait partie du monde de l'investissement et n'est pas mauvaise en soi. Mais les excès criminels (famines) des derniers temps proviennent principalement d'une déréglementation dans le secteur financier depuis plusieurs années et d'une absence de réglementation pour les nouveaux produits financiers offerts par les grandes compagnies qui veulent le bien des citoyens (et elles vont l'avoir avec le temps). Ces compagnies voulaient ainsi contourner toute réglementation avec de nouveaux produits. Le secteur financier devrait être beaucoup mieux réglementé pour éviter ces excès. Plusieurs grands spécialistes le disent ces temps-ci. L'inflation au niveau mondial que nous voyons présentement frôle les 10% annuellement si l'on tient compte de l'énergie et de l'alimentation.
Claude Tremblay, Montréal
28 août 2008
À mon humble avis le problème de l'inflation à l'échelle de la planète est principalement dû à la baisse exagérée du dollar américain par rapport aux autres monnaies depuis la fin 2002. Cette baisse du dollar américain a été engendrée par les multiples baisses du taux d'intérêt par la FED afin de contrer l'éclatement de la bulle high tech et par la suite par les belles politiques de ce grand Bush qui a entraîné son pays dans une guerre qui a eu pour effet de gonfler la dette américaine considérablement. Bush a également passé ses deux mandats à déréglementer le secteur de la finance et de l'énergie et à tout privatiser pour ne pas mettre le gouvernement dans les pattes de ses petits amis.
Cette baisse de taux, commandée par la FED, a été probablement trop rapide, trop forte et a duré beaucoup trop longtemps. Ce qui par la suite a engendré une bulle immobilière.
La baisse du dollar américain a pour effet de faire monter automatiquement les prix de toutes les matières premières (pétrole, blé, cuivre, or, etc.) qui sont négociées mondialement en dollars américains. Les producteurs de ces denrées montent leur prix de façon à compenser leur perte de pouvoir d'achat due à la baisse du dollar américain. Toutes les monnaies ont par le fait même monté par rapport au dollar américain depuis la fin 2002. Et n'oubliez pas que la plupart des petits amis du grand Bush, incluant sa famille, nagent dans le pétrole et retirent d'énormes profits de cette hausse de prix du baril de pétrole.
En théorie donc, si le dollar baisse de 2%, le prix du baril de pétrole, et des autres matières premières, devrait monter de 2%. Toutefois, les hausses de prix des matières premières sont plus importantes que celles que nous aurions du avoir à cause de la baisse du dollar pour deux raisons : 1) la forte demande des pays émergents sur les matières premières qui tend elle aussi à faire monter les prix et 2) la spéculation boursière sur le dollar américain et les autres monnaies et sur les matières premières.
Claude Tremblay, Montréal
28 août 2008
Bonjour M. Filion:
- En lisant les très bien structurés commentaires sur le sujet présent, je me suis rappelé une lecture récente sur la vie et les réalisations d'Adam Smith où il a mis de l'avant son expression de la ***MAIN INVISIBLE***.
- Maintenant, nous sommes rendus, avec les ordinateurs à intelligence artificielle et les télécommunicatiolns planétaires instantanées dans un monde de l'***ORDINATEUR INVISIBLE***.
- Je ne peux plus suivre... un peu comme votre Oncle Robert... On se doit de faire confiance à la grande logique de Newton: À toute force, correspond une force égale et opposée...
- La police, qui peut maintenant rejoindre les pédophiles par des analyses informatiques sur Internet, pourrait-elle identifier les spéculateurs avec des ''claviers invisibles'' MAL intentionnés??? Oui,
avec des moyens adéquats et adaptés aux circonstances
- Félicitations à vous, M. Fillion, pour votre nouvelle affectation à RDI en direct de 18.30hres et longue vie à votre très bonne vulgarisation économique..
Claude R. Desrosiers, Montréal
28 août 2008
RÉPONSE à Pierre Brasseur : la pauvreté extrême a chuté de moitié de 1981 à 2005 selon la Banque Mondiale. La pauvreté extrême, c'est un revenu maximum de 1,25$ par jour. Par ailleurs, le nombre de personnes ne gagnant que 2$ par jour n'a pas diminué. Pour ce qui est de l'Afrique, je ne réduis pas la question à la spéculation et vous le savez très bien.
Le chiffre sur le PIB aujourd'hui aux États-Unis confirme ce que j'expliquais récemment sur la vitesse des événements. Tous les prévisionnistes se sont trompés. Sauf vous peut-être, vous avez toujours trouvé que les médias parlaient trop de récession...
Enfin, voyez les 4 thèmes des chercheurs de Fraser : le taux de syndicalisation, le niveau de l'emploi dans la fonction publique, le salaire minimum et la législation du travail. Trop de syndicats, trop de fonctionnaires, salaire minimum trop élevé, lois encadrant le travail trop restrictives... voilà le portrait du Québec pour les gens de Fraser. Comment le Québec peut-il ne pas être dernier avec de tels critères?
Gérald Fillion, Montréal
28 août 2008
Au cégep (il y a 10 ans environ) j'avais déjà quelques amis en finance qui m'expliquaient que professeurs et professionnels souhaitaient une profonde réforme de la bourse. L'internet avait tout changé et le feu risquait de prendre à tout moment. Bon. Je pensais qu'ils s'excitaient vu que c'était leur domaine et qu'on allait trouver une solution. Après tout l'internet et les ordinateurs surpuissants devaient en bout de ligne être là pour améliorer le système déjà en place non ? Mouin. On découvre avec le temps que ça a permis de faire plus d'argent surtout, pas nécessairement de mieux en faire (vu les nouveaux outils qui étaient alors à leur disposition).
Aujourd'hui encore 2-3 de mes connaissances travaillent pour monter des systèmes de prévision automatisée. Ces programmes informatiques de spéculations peuvent aller de quelques très puissants ordinateurs à plusieurs milliers qui travaillent de concert pour jouer sur un cent de profit à plusieurs milliers voir millions d'exemplaires à la seconde. Leur lieu de travail ? À coté des ordinateurs de la bourse pour être branché quasiment en réseau dessus (en payant 65000$/mois pourquoi pas) et ainsi gagner quelques dixièmes de secondes sur les autres. La réalité dépasse effectivement de loin la fiction.
Les acteurs de ce fameux ‘'marché libre'' nous prouve une fois encore que seule la façon de faire de l'argent compte (sans se faire prendre, évidemment). Le reste, les chances de réussites ou non du capitaliste et de son équilibre ils n'en ont absolument rien à faire.
Résultat de tant de bonne prévision provenant d'un marché qui se veut ‘'libre'' (et qui n'y arrivera jamais à cause de ses propres acteurs principaux) : C'est à nous de payer alors qu'on se fait constamment casser les oreilles avec ''l'interventionniste catastrophique des états''. Je vous jure qu'on voit ce qu'on veut voir n'est-ce pas ?
Hugo Manningham, Montréal
28 août 2008
@Gabriel Dancause:
Est-ce que votre programme informatique serait basé sur l'intelligence artificiel par hasard?
David Morel, Quebec
28 août 2008
M Fillion si vous réduisez les problèmes de l'Afrique à des hausses de prix causées par la spéculation alors ça ne vaut pas la peine de discuter. Je crois que vous êtes capable de mieux que ça.
La pauvreté dans le monde diminue, vous même dans votre émission avez récemment rapporté que le nombre de personnes qui vivaient avec moins d'un dollars (ou était-ce 2?) par jour avait diminué de moitié ces dernières années, notamment grâce à la performance de l'Asie (qui s'est enrichie après avoir adopté le libéralisme économique).
L'Afrique a-t'elle adopté le libéralisme économique? En fait certaines régions tentent de le faire et se portent mieux. Je crois pour ma part que l'Afrique progressera quand elle abandonnera définitivement les vieilles recettes dirigistes venue d'Europe qui lui ont fait tant de mal, le pire des héritages du colonialisme européen.
En passant l'économie américaine a crû de 3.3% au deuxième trimestre, c'est toute une récession ça hein M Fillion ;) ... Une chance que ça va mieux en Europe et au Canada :(
Et puis aussi une étude de L'institut Fraser rapporte que le Québec est un des pires marchés du travail en Amérique. Ça augure bien face à nos petits problèmes de vieillissement.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
28 août 2008
RÉPONSE à Gérald Fillion : Nous nous rejoignons si vous êtes un peu plus inquiet ce matin. Mon point était que , même si les hedge funds sont responsables de plusieurs mouvements, ce sont des raisons probablement plus fondamentales qui sont la cause de l'augmentation des mouvements erratiques. Personnellement, je ne mettrai jamais mon argent dans un fond pour 30 ans si le Bangladesh sera sous l'eau dans 3 ans. D'après moi, c'est la conception même de "capital" qui change dans la tête des gens. Il y a pire en fait...
Le marché est maintenant dirigé par des programmes de trading automatiques. L'ordinateur est un outil extrêmement plus puissant pour calculer, agir sans émotion etc. Je suis depuis 2 ans à la conception d'un tel programme. Il y a quelques semaines, miracle! Nous sommes tombés sur une stratégie très payante. Jusque là, tout va bien.
Par contre, étant jeune, je n'ai pas assez de capitaux pour négocier moi-même ma stratégie. Deux ou trois courriels à Wall Street plus tard, je me trouve des capitaux américains à gérer. Je suis mitigé par rapport à ce dernier développement. Ils sont conscients qu'il s'agit de la nouvelle manière de faire de l'argent, mais pourquoi je ne pourrais pas faire faire de l'argent à des gens qui en ont vraiment besoin.
En fait, je suis conscient que mon programme accentue les mouvements erratique (et le possible dérapage) du système financier, mais que faire? C'est mon emploi, et je l'aime bien. Alors, je voudrais bien gérer les fonds de Fondations Humanitaires, mais comment faire? Peut-être qu'un journaliste pourrait m'aider à répandre le mot? ;)
Vous pouvez m'envoyer un courriel si vous voulez des détails précis.
Gabriel Dancause, St-Jean-sur-Richelieu
28 août 2008
Contrairement ce que dit Gérald Fillion, la littérature scientifique montre que la spéculation évite les grandes fluctuations de prix.
Chaque fois que la spéculation sur un produit a été interdite, la fluctuation des prix a été supérieure.
Référence:
Explorations in Economic History
Volume 44, Issue 2, April 2007, Pages 342-362
David Gagnon, Montréal
27 août 2008
La crise financière laissées par les hypothèques vendues à un prix en-dessous du prix du marché aux Etats-Unis est un problème de spéculation mais aussi un problème de fraude qui a affecté les Etats-Unis et les détenteurs de titres ailleurs dans le monde.
Et en ce qui concerne le problème de fraude, je crois que les détenteurs de titres qui ont été bernés possèdent des recours légaux.
Rappelons que cette crise financière a été causée par une industrie qui calcule le rendement d`un investissement immobilier en partie et surtout par la plus value apportée par l`investissement en fin de période : on justifie une position immobilière d`après le gain en capital anticipé lors de la revente plutôt que sur le rendement des flux périodiques. On appelle cela de la spéculation pure et dans une situation ou le prix de revente en fin de période diminue au lieu de monter, la situation devient intenable et explosive. Mais le deuxième problème de la crise financière américaine est que les véhicules qui financaient ces prêts spéculatifs étaient cotés avec les meilleurs cotes au lieu d`être cotée avec le risque qu`il auraient du obtenir. Il y a eu de la fraude et des conflits d`intérêt parce que les mêmes agents qui vendaient l`instrument financier était celui qui établissaient la cote de risque. Ce problème lié au marché financier n`est pas un problème canadien, c`est un problème américain!
Le Canada est affecté indirectement parce que les Etats-Unis connaissent un ralentissement, ils consomment moins, ce qui affecte le Canada.
Daniel Saindon, Montreal
27 août 2008
Je m'interroge sur ce qu'il y a de vraiment nouveau. Les investisseurs ont toujours voulu faire de l'argent sur les marchés boursiers et à ce que je sache, les règles fondamentales n'ont pas changé.
Ce qui a changé, c'est la rapidité du flux d'information et la facilité pour à peu près n'importe qui d'acheter et de vendre à peu près n'importe quel titre en un rien de temps. Je crois que le nombre d'investisseurs et le faible coût des transactions a une grande influence sur les observations de votre oncle Robert.
La démocratisation des investissements est une arme à deux tranchants. Alors qu'auparavant les investissements étaient réalisés par (et réservés à) une élite se basant sur de l'information fiable, aujourd'hui ils sont accessibles à tous, basés sur à peu près n'importe quoi. Il n'est pas surprenant que les marchés soient "difficile à suivre" avec tout ce bruit noyant la valeur de se qu'on croit être le bon sens. À ce chapitre, la littérature est également plus difficile à suivre depuis l'invention de l'imprimerie.
Un spéculateur serait-il donc un investisseur mal informé, mais parfois et malgré tout prospère? Un simple prolétaire nuisible aux yeux du professionnel qui l'accuse de tarir sa vache à lait?
François Brunet, Madison, Wisconsin
27 août 2008
RÉPONSE à Pascal Bruneau: il faut lire le texte de l'hebdo The Economist, qui reconnaît clairement le « rôle prépondérant » des spéculateurs, mais qui ne les blâme pas de déstabiliser le marché. Je cite en anglais: « Speculators do play an important role in setting the price of oil and other raw materials. But they do so based on their expectations of future trends in supply and demand, not on whims. » Par ailleurs, fondamentalement, le prix du pétrole est appelé à grimper en raison de l'écart de moins en moins grand entre l'offre et la demande. Mais, les variations brusques des derniers mois n'ont rien à voir avec cette analyse, vous le savez autant que moi.
À Pierre Brasseur: les prix élevés du riz ne créent pas de pénurie, vous avez raison. Le riz est abondant. Les prix élevés du riz créent des famines, de la pauvreté et la mort. Les prix élevés du riz créent aussi une montée du protectionnisme de pays producteurs, ce qui contribue à l'appauvrissement des pays les plus démunis, en particulier ceux d'Afrique, dont la pauvreté grandit. Et pas le contraire... Lisez Simon Pinard, en Thaïlande, dans les commentaires. Ses propos sont très instructifs.
À Patrice Bernard: toutes les occasions sont bonnes pour exprimer votre point de vue sur l'inflation. La mention « ennemi numéro un » est de vous, en passant, pas de moi...
À Jean-François Simard: « la bourse est une grande maniaco-dépressive », vous me permettez de la reprendre celle-là?
Gérald Fillion, Montréal
27 août 2008
Bonjour M. Fillion,
en réponse à Gabriel Dancause, vous mentionnez que The Economist arrive également à votre conclusion sur le rôle prépondérant des spéculateurs. Considérant l'article "Don't blame the speculators", paru le 3 juillet dernier, je crois que la position de ce magazine dans ce présent débat est clairement à l'encontre de la vôtre.
Il ne faut pas négliger les raisons structurelles à cette hausse importante des prix des denrées, de l'énergie et des ressources naturelles. Il est certainement possible que les prix aient été artificiellement bas pendant un certain temps, puisque le marché analysait que la hausse graduelle de la demande allait faire augmenter les prix et l'offre graduellement. Lorsque les acteurs se sont rendus compte que l'offre ne suivait pas au même rythme comme prévu, les prix ont pu s'envoler à ce moment.
Les «spéculateurs» (ou communément appelés, de manière moins péjorative, les «investisseurs») ont possiblement un rôle (évidemment, sur tous les marchés financiers!). En fait, ils contribuent à la découverte des prix. Finalement, si le marché s'inquiète des raffineries au Nigeria et que les prix augmentent rapidement, est-ce de la spéculation ou l'augmentation de la probabilité que l'offre soit affaiblie par rapport à la demande?
Pascal Bruneau, Longueuil
27 août 2008
Quand le prix de brut monte,c'est toujour pour une livraison dans deux mois.Comment expliquer que le prix à la pompe monte sans tenir compte des inventaires.
André Morin, St-Hyacinthe
27 août 2008
Bonjour,
Je viens e regarder votre entrevue concernant le prix du brut, le prix à la rafinerie et le prix de détail. Tout ce qui c'est dit fait du sens mais il reste une question que je crois devrait être posé. Il y a un an, le prix du brut était d'environ 115$ le baril et le prix du litre était de 1$. Pourquoi faisons-nous face à une augmentation de 30 a 35% un an plus tard alors que le brut reviens au même prix?
Ian Weston, Laval
27 août 2008
Bonjour monsieur Fillion,
Il devrait y avoir une distinction entre spéculer sur la possibilté de conquérir un marché d'avec la basse spéculation. Cette dernière n' ayant pour unique perspective que celle de profiter de son assise financière pour amasser de l'argent sans pour autant entreprendre.
Une mise en place de balises plus strictes afin de mieux contrôler les institutions financières s'impose. Ces mesures n'empêcheraient certainement pas le nettoyage de sociétés en inadéquation avec les exigences du marché.
Affirmer le contraire relève de la simple vue de l'esprit et tente surtout d'occulter le côté sombre de pratiques économiques malsaines.
De temps est venu de mettre un terme à la société des rapaces et des gangsters autorisés.
Stéphan Dulieu, Longueuil
27 août 2008
La spéculation est certainement responsable des fluctuations dramatiques des prix des denrées, dont le pétrole et les ressources alimentaires, mais il ne faut pas oublier qu'elle est fort utile aux producteurs, et par conséquent aussi aux consommateurs de leurs produits. Les investisseurs (dont certains sont des spéculateurs) fournissent les capitaux nécessaires à l'achat de matériel, à la recherche de nouvelles sources de pétrole ou de filons de nickel, à l'attente des récoltes, à assurer les fermiers contre de mauvaises récoltes, etc. Toutes ces dépenses ne peuvent pas être assumées par les seuls profits des producteurs, surtout au démarrage de l'exploitation de ces ressources.
Il serait toutefois possible que seuls des fonds publics, donc non soumis à la spéculation d'acteurs privés, soient affectés à l'exploitation des ressources alimentaires. Consommateurs et producteurs ne seraient donc plus à la merci des fluctuations que nous avons connu récemment. Par contre, pour remplacer les fonds privés investis dans la seule production agricole, la quantité de fonds publics nécessaires serait... rocambolesque ! Faire ce choix est possible mais il entraîne des conséquences coûteuses.
Des solutions intermédiaires sont suggérées, comme celle de créer une banque internationale pour financer la production agricole en cas de crise, afin d'accroître la production globale et de subventionner un peu la consommation dans les pays les plus touchés.
Voici la solution que je propose:
Pourquoi ne pas utiliser les fonds recueillis par une éventuelle taxe sur la spéculation financière (taxe Tobin) pour atténuer les contrecoups néfastes de la nécessaire spéculation sur les ressources alimentaires? Cette solution intermédiaire n'élimine pas les investissements privés spéculatifs et fournit les moyens de contrer en partie leurs effets pervers.
Jean-Mathieu Bergeron, Québec
27 août 2008
RÉPONSE à Gabriel Dancause: Je n'arrive pas seul à ces conclusions. Plusieurs le font, du magazine The Economist à Alternatives économiques, sans oublier le Barron's, le New York Times, et le Wall Street Journal. Bref, la liste est longue. Ma question toutefois: comment faire confiance à des « professionnels » — les gestionnaires de fonds spéculatifs —qui affirment que les mouvements de ce genre de fonds sont « compliqués à suivre »? Je suis un plus inquiet ce matin...
Gérald Fillion, Montréal
27 août 2008
Votre oncle Robert doit tenir bon. Le marché évolue et les bons titres vont rester... La Bourse est une grande maniaco-dépressive et quand ça va mal, ça va alors très mal, et quand ça va bien, tout le monde est surexcité... Il faut avoir latête froide et des nerfs d'acier quand on investit en bourse. Votre oncle doit avoir au moins une de ces qualités.
Les petits joueurs sur le marché n'ont pas vraiment de contrôle sur le marché. Les fonds des banques, des cies d'assurance, les fonds souverains, les multinationales qui transigent des milliers de milliards US à chaque jour sur les marchés planétaires peuvent tirer la "plug" à tout moment pour protéger leurs avoirs en période de récession. Votre pauvre Oncle Robert n'a pas de chance si la Caisse de dépôt, la Royale ou la CIBC vend et fait planter son titre...
Ces organisations ont des spécialistes qui suivent les marchés financiers et l'économie. Ils ont aussi des filous qui ont souvent la tentation de spéculer pour satisfaire leur propre apétit vorace ou celui de leurs clients... La bulle des technos, les hypotheques a risque, et récemment le prix du pétrole, etc.
Spéculer c'est ne pas se sentir concerné par les dommages engendrés dans notre société ou ailleurs dans le monde à cause de nos décisions financières. L'investissement est plus éthique que la spéculation car l'argumentaire est basé sur les qualités intrinsèques de l'entreprise.
Spéculer c'est faire gonffler un titre dans le but de s'enrichir aux dépend des autres. Il n' y a pas de logique et il n' y a rien à comprendre d'autre... Les marché s'excitent et ceux qui ont commencé le bal vont aussi empocher.
Il n'y a pu de place pour les petits dans le monde mondialisé d'aujoud'hui et c'est valable dans tout. L'intégration intensive des industries et la concentration du capital dans les mains de quelques personnes physiques ou morales peut devenir très dangereux.
Bon je vais aller m'acheter un bon jambon Maple Leaf.
Simard Jean-François, Gatineau
26 août 2008
Le marché boursier à régulièrement démontré sa vulnérabilité face aux spéculateurs à court terme sans égars aux conséquences sur les petits investisseurs. Est-il acceptable que les décisions d'investissement d'un spéculateur mettent en péril les investissements des petits investisseurs? La crise du crédit hypothécaire n'est qu'un exemple parmi tant d'autre. On pense maintenant demander au gouvernment américain de prendre en charge les Fanny Mae et Freddy Mac de ce monde. C'est encore le contribuable qui payent la note. Et pourtant on subventionne à coup de milliards les entreprises pour assurer leur développement. Il est temps que les profits soient distribuer plus équitablement entre tous les investisseurs. Un encadrement juridique est requis pour préciser les règles du jeux puisque le marché (entité virtuelle désincarnée) ne peut démontrer sa capacité à gérer équitablement les risques. Il faut des règles coercitives qui permettent un développement économique durable et à long terme. L'appât de gains rapides (en commissions ou primes aux actionnaires) sont le talon d'achile du système financier actuel. Les initiés et décideurs engrangent des profits faramineux et les oncle Robert se grattent la tête en voyant leurs petites économies fondre comme neige au soleil. Le libre marché à ses limities. Qui aura le courage de les définir?
Sylvain Boucher, Montréal
26 août 2008
Les gros spéculateurs peuvent certes causer des fluctuations qui seront ensuite amplifiées par ceux qui ont des ordres automatiques d'achat et de vente. On tente ainsi de réaliser des gains en misant sur les effets temporaires d'euphorie ou de panique. Cela fait partie du jeu.
Il faut retourner aux données fondamentales pour trouver les vrais coupables. L'instabilité provient d'abord des variations des taux d'intérêt directeurs des banques centrales dont les tendances s'étendent sur de longues périodes, soit à la hausse, soit à la baisse. Quand ils sont à la baisse, de plus en plus de personnes peuvent accéder au marché immobilier. Le jeu normal d'offre et de demande fait alors augmenter la valeur des maisons. Quand les taux repartent à la hausse, c'est l'effet contraire qui se produit. La crise immobilière n'est que la suite logique.
On songe à donner encore plus de pouvoir à la FED alors qu'elle est la source des problèmes!
Le 20 août vous me disiez monsieur Fillion: "votre point de vue sur l'inflation, ennemi numéro 1, est intéressant et je vous inviterai bientôt à exprimer votre réflexion sur ce carnet". Mon texte est prêt et n'attend que votre commande. Cela devrait intéresser l'oncle Robert.
Patrice Bernard, Amos
26 août 2008
À Mr Brasseur,
Je suis d'accord avec vous quand vous dites qu'un bon investissement demeure un bon investissement. La stratégie à adopter pour l'oncle Robert est de favoriser le long terme avec des compagnies fiables et solides. En effet, bien habile celui qui peut prévoir les fluctuations boursières...
Je ne suis toutefois pas d'accord lorsque vous avancez, à ma grande surprise vu votre grande connaissance des marchés, qu'investir et spéculer revient pratiquement au même. Bien que le but final avoué soit le même: faire fructifier son capital, le moyen pour y arriver diffère.
L'investisseur achète ses actions (ou des ressources) à un juste prix, ou profite d'une aubaine, et est prêt à attendre le temps qu'il faut pour que la compagnie se développe et prenne de la valeur ou qu'il y ait une rareté.
À l'inverse, il y a spéculation lorsqu' un les transactions sont basées sur des prix non représentatifs. Les achats massifs faits par les spéculateurs contribuent alors généralement à pousser à la hausse le prix, accentuant alors le décalage.
Alors que l'investisseur se demande quelle sera la valeur réelle de ses titres boursiers dans 2-3 ans, le spéculateur se demande combien le prochain acheteur serait prêt à payer pour acheter les mêmes titres. La nuance est mince mais elle existe...
Louis Fortin, Montréal
26 août 2008
Les tenants de l'idéal économique libéral et sans entrave, aussi appelé néo-libéralisme, ont raison.
Le problème tient au fait que les spéculateurs et dirigeants d'entreprise, dont le seul but est de faire de l'argent, sont aussi les dirigeants de nos États et institutions sociales - pas nécessairement les même personnes, mais des gens issus de la même communauté d'opinion. Désormais à la tête de la plupart des gouvernements du monde développé ou en développement, ces tyrans économiques appliquent les règles du marché dans la gestion des États. Ils ont tout faux. On ne gère pas un pays comme une usine de saucisse torontoise (hé-hé), ou comme un fonds de pension off-shore.
Si l'entreprise ne pense qu'au fric, l'État ne devrait penser qu'aux gens. Les citoyens devraient primer. Ce n'est plus le cas ici depuis au moins 20 ans.
IL Y A CONFLIT D'INTÉRÊT.
Je n'accepte pas de confier mes taxes et impôts à des entrepreneurs. Je pose une question: si les Roosevelt, Churchill ou De Gaulle n'avaient été que de simples gestionnaires ou spéculateurs, auraient-ils su mener leur nation comme ils l'ont fait?
La bourse demeure un système qui doit s'autoréguler, sans quoi elle perdrait beaucoup de son attrait. Le problème ne vient pas des spéculateurs, lesquels ne font qu'exploiter les failles qui se présentent à eux. Le problème vient de nos gouvernements qui n'interviennent plus, parce qu'ils sont EN CONFLIT D'INTÉRÊT et font primer le capital sur les citoyens.
Et nous, on les réélit sans cesse, sans poser de question. Remarquez qu'un dirigeant avec de l'argent, qu'il soit à la tête d'une usine, d'un fonds ou d'un gouvernement, ça reste séduisant. Mais...
Ma solution? Il faut séparer l'État de l'économie, tout comme on a séparé les États des religions. La sécularisation économique. Si je n'accepte pas que l'État soit dirigé comme une église, pourquoi diable devrais-je accepter qu'il soit dirigé comme un dépanneur?
Les élections s'en viennent. Pour qui voterez-vous? Irez-vous voter au moins?
Jean-François Allard, Saint-Lazare
26 août 2008
M. Brasseur, je suis en accord avec ce que vous affirmez. Toutefois, je crois que le mot "pénurie" employé par la plupart des médias n'est peut-être pas le mot le plus approprié puisque, comme vous le dites, nous ne nous retrouvons pas dans un cas où il y a "insuffisance de la quantité existante par rapport à la quantité demandée" (définition tirée du site du Grand dictionnaire terminologique)). Cependant, la montée des prix a véritablement pour effet de causer la famine chez les populations les plus pauvres qui n'ont pas les moyens de payer davantage pour acheter des aliments de base. Et là est l'impact négatif très sérieux de la spéculation.
M. Dancause, vous qui travaillez dans le milieu, devriez le savoir mieux que quiconque. Que ce soit compliqué ou pas de suivre le marché pour un professionnel du milieu spéculatif, toujours est-il que si les fonds spéculatifs ont un poids de 2000 milliards de dollars et que ceux-ci se mettent à miser massivement sur le pétrole, il est clair qu'avec un tel poids, les prix auront tendance à grimper rapidement. Je suis d'accord avec le fait que personne n'ose s'aventurer sur "l'amplitude des mouvements ni la direction". Cependant, cela n'empêche pas qu'ils puissent être la cause des variations importantes récemment rapportées.
Bonne journée!
Daniel Bergeron, Japon
26 août 2008
Je pense que le problème vient du « naked short selling ». En effet, le vendeur de titres à découvert parie sur la baisse du titre sans prendre le moindre risque financier. D'autre part, les mesures de restrictions concernant les ventes à découvert ('naked short': sans emprunt préalable de titres) sont prolongées jusqu'à la mi-août (ce qui va compliquer la tâche des spéculateurs qui jouent la baisse de certaines valeurs bancaires). Du moins si ces spéculateurs n'agissent pas selon la réglementation respectées par la majorité des honnêtes gens, qu'ils soient punis.
Richard Labonville, Brossard
26 août 2008
Bonjours M. Fillion, je m'étonne encore a la lecture des commentaires sur ce sujet, qu'il existe encore des gens qui croit de un que la spéculation n'existe pas et/ou de deux qu'elle est bénéfique. A la limite, je serais a l'aise avec la spéculation touchant le marché boursier car elle n'affecte ou ne bénéficie qu'a ceux qui ont bien voulu volontairement y mettre leur argent EX: j'en ai rien a ciré que les actions de JEAN COUTU(je ne détient pas d'actions de cette Cie.) par le biais de la spéculation grimpent jusqu'a $100.00/l'action (l'inverse est aussi vrai) parce que le prix de ma brosse a dent, mes journeaux et mes tylénols achetés chez Jean Coutu, n'en seront pas affectés, le quotidien quoi. par contre je crois que la spéculation sur les denrés alimentaire et le pétrole devraient être soit bannie soit tres fortement reglementé, point a la ligne, parce que cette spéculation dite "directe" affecte tous les êtres humains sur la planete a divers degré bien sur, et les mercenaires de Wall Street sont venu bien proche, trop proche de créer une récession planétaire au début de l'été avec le prix du pétrole au point que le Congres Américain a formé un Comité pour se pencher sur la cause de si grandes variation du prix du Pétrole, je soupconne d'ailleur que des menaces de reglementations ont pu contribuer a la baisse du Pétrole, mais Bon. En conclusion donnons aux mercenaires de Wall Street un carré de sable,soit le marché boursier(j'imagine l'action de Domtar a $750.00/l'action Ha Ha), et reglementons la spéculation directe.
Alain Dumas, Sherbrooke, Qc.
26 août 2008
Dans votre liste des "méfaits" des spéculateurs, vous avez oublié les pays. L'Argentine au premier rang. Les mouvements rapides, bruques et massifs de capitaux se révèlent catastrophiques pour toute entreprise qui ne les initie pas.
Les investisseurs observent, analysent les données, les capacités des entreprises et considèrent la possibilité de croissance et de rendement à moyen et long terme.
Les spéculateurs bougent rapidement et cherchent le profit à court terme. Sur un variation de quelques "cennes", ils déplaceront des milliers d'actions, et créeront des vagues qu'ils n'auront pas à subir, s'étant eux-même retiré de la zone "problème".
Un taxe sur chaque transaction, dont le coût diminuerait avec la durée d'un investissement, pourrait ralentir énormément ces gens qui ne pensent qu'à eux et à leur fond d'investissement. Ce n'est pas l'investissement qui cause tord, c'est le retrait très précoce de cet investissement. Comment veut-on que les entreprises pensent à long terme si leurs actionnaires sont temporaires de façon permanente? Les sables sont mouvants, le terrain glissant, toujours changeant.
J'approuve retirer la nourriture de la liste des denrées où la spéculation est permise. Quand la moitié de la population du globe de nourrit d'une denrée qui, une année, double du prix (et qui l'année prochaine pourrait dégringoler au quart de ce qu'elle était l'année dernière). l'enjeux est trop important pour permettre à quelques un de faire d'énormes profits. Tous les gouvernements n'ont pas la capacité des États-Unis et du Canada, de financer la consommation de leur population. Je suis en Thaïlande, on mange du riz en moyenne 2 repas par jour. Quand le prix du riz grimpe comme il l'a fait cette année, l'inflation avoisine les 10%. Personne ne peut se permettre une telle augmentation des prix. Et le gouvernement n'a pas les moyens de corriger la situation comme le Canada le fait quand le blé ou le maïs double de prix.
Il fut ralentir ces gens qui n'ont d'autres morale que la leur.
Simon Pinard, Thailande
26 août 2008
Les marchés fluctuent rapidement parce que l'information circule rapidement et parce que grâce aux progrès technologiques on peut effectuer des transactions beaucoup plus rapidement qu'avant. Le meilleur conseil à donner à votre oncle est de ne pas trop s'en faire avec ça et de se concentrer sur le long terme. Un bon investissement demeure un bon investissement.
Je suis d'accord qu'il faille protéger les investisseurs et la société en forçant les marchés à être transparents, mais c'est tout.
La "dictature des spéculateurs" ???
Quelle est la différence entre spéculer et investir? En réalité il n'y en a pas vraiment, quand on investit on espère que la chose qu'on achète prendra de la valeur. Dans tous les cas on veut faire de l'argent, c'est pas un péché!!!
En agissant sur la (soit-disant) spéculation pour empêcher les prix de fluctuer vous risqueriez surtout de restreindre l'investissement, ce qui pourrait-être catastrophique et créer des pénuries. Les prix élevés du riz ou du pétrole ne créent pas de pénuries, au contraire ils encouragent les consommateurs à ménager la ressource et aux producteurs ils indiquent que ça vaut la peine de produire plus et d'investir davantage, des comportement tout à fait désirables, en fait les prix élevés sont votre meilleure garantie contre les pénuries (et l'inverse est vrai aussi si on abaisse artificiellement un prix, le système de santé est un exemple...).
Pierre Brasseur, Vaudreuil
26 août 2008
Bonjour M. Fillion
Je lis votre carnet depuis un bout de temps et c'est la première fois que j'interviens.
Je suis un jeune professionnel de la bourse et je gère activement des fonds d'une manière qui pourrait se rapprocher de la manière des "hedge funds". Je suis mitigé face à vos conclusions et laissez-moi vous expliquer...
Je suis d'accord avec vous quand vous dites qu'il est bien compliqué pour monsieur-madame tout-le-monde de suivre l'évolution des marchés. Les mouvements sont de plus en plus gros et le chaos semble s'être installé dans les marchés boursiers. Je dois vous dire un secret par contre, c'est presque autant compliqué à suivre par les professionnels du milieu des fonds spéculatifs.
Je travaille avec plusieurs d'entre eux et aucun ne s'aventure à expliquer l'amplitude des mouvements ni la direction. C'est pourquoi je suis toujours un peu septique quand quelqu'un offre une explication. Si eux n'en savent rien, comment faites vous pour conclure que ce sont les fonds spéculatifs qui ***ont contribué à la crise alimentaire des derniers mois en misant sur le riz, le maïs et le blé, plongeant des dizaines de pays en crise. Ils ont contribué à la poussée des prix de l'énergie en misant démesurément sur le pétrole***. Ou encore ***les variations des dernières semaines sont clairement attribuables à la forte spéculation. Sinon, comment comprendre logiquement que les prix aient doublé d'un coup en une seule année... et qu'ils aient, d'un coup, chuté de 25 % en un mois? ***. Je ne sais pas comment vous arrivez à ces conclusions et j'apprécierais si vous pouvez m'expliquer.
Merci beaucoup
Gab
Gabriel Dancause, St-Jean-sur-Richelieu
















