29 août 2008
Une nouvelle guerre froide?
C'est la question géopolitique de l'été: sommes-nous en train de vivre les premiers moments d'une nouvelle guerre froide?
Par certains côtés, ça y ressemble furieusement: un gros pays (la Russie) en envahit un petit (la Géorgie), lequel se posait lui-même en allié d'un autre gros pays (les États-Unis), ennemi ou adversaire du précédent.
Dans cet épisode, la Russie de Poutine et de Medvedev ressemble un peu à l'ancienne Union soviétique, avec une rhétorique agressive (« Nous n'avons pas peur d'une détérioration des relations avec l'Occident. »), l'affirmation d'un glacis territorial (« Le Caucase, pas touche, c'est à moi! ») et un sentiment d'encerclement (« Le monde entier est contre nous, mais nous ne nous laisserons plus faire. »)
De l'autre côté, l'OTAN, les États-Unis et l'Union européenne se mobilisent, du moins en paroles, et dénoncent en choeur les gestes conquérants de Moscou – en aboyant d'autant plus fort que ces gestes paraissent irréversibles, qu'on ne peut probablement rien y changer à court ou moyen terme.
Une riposte foudroyante
La riposte russe à l'action militaire de la Géorgie en Ossétie du Sud a été foudroyante. Le président Mikheïl Saakachvili avait cru naïvement pouvoir reconquérir sans problèmes, l'espace d'une nuit, ce territoire séparatiste où la situation était « gelée » depuis le début des années 90. Fatale erreur!
En agitant des principes humanitaires (les Ossètes, pauvres victimes d'un supposé « génocide » aux mains des Géorgiens), Moscou en a profité pour se redéployer dans le Caucase, pour gagner du terrain, et finalement reconnaître non seulement l'Ossétie du Sud, mais également l'Abkhazie, sur la mer Noire. Scandale en Occident, mais jubilation à Moscou, devant cette extraordinaire aubaine stratégique.
Au-delà des déclarations inquiètes de Paris, Washington et Berlin, qui « exigent » avec « fermeté » (ah! le vain langage diplomatique...), le « rétablissement de l'intégrité territoriale de la Géorgie », il est peu probable que l'Europe ou les États-Unis puissent obliger les Russes à reculer dans un avenir prévisible. Après des années de marginalisation, la Russie revient en force: tel est le clair, l'incontournable message de l'été 2008.
Guerre froide? Ça y ressemble aussi, si on écoute le ton des déclarations qui émanent de Moscou. Si on regarde ces mouvements militaires en mer Noire, où vaisseaux russes et américains (ces derniers venus de Turquie) se regardent en chiens de faïence... Ou encore, si on lit ce communiqué nous annonçant un test réussi de missile antibouclier, par la Russie ce jeudi 28 août: nouveau défi aux Américains et à leur projet d'installer des éléments de leur bouclier antimissile en Europe de l'Est.
Ce sont là, oui, des signes de guerre froide... et pourtant, ce n'est PAS la Guerre froide comme on l'a connue de 1945 à 1989. La Russie revient aujourd'hui en force sur la scène internationale, mais elle le fait dans un monde qui n'est plus bipolaire.
Un retour en force essentiellement régional
La Russie est en train de reconstituer un glacis régional, et ce fait est bien triste pour les Géorgiens, et il est inquiétant pour les Ukrainiens ou les Baltes. Mais elle ne redevient pas pour autant une puissance globale qui dominerait la moitié du monde, comme l'URSS de 1975, à une époque où tous se voyaient peu ou prou forcés de s'aligner d'un côté ou de l'autre.
En fait, l'actuelle poussée stratégique russe, qui par son agressivité contrarie et inquiète le monde occidental, pourrait être de relative courte durée.
La Russie profite dans les années 2000 d'un boom économique essentiellement lié aux prix du pétrole. Mais ses perspectives économiques de long terme ne sont pas particulièrement reluisantes. Ses réserves d'hydrocarbures ne sont pas celles de l'Arabie saoudite. Sa démographie est catastrophique; elle perd chaque année plusieurs centaines de milliers d'habitants.
On peut donc dire, comme l'a fait le politicologue français Pierre Hassner en entrevue le 26 août à l'émission Désautels sur la Première Chaîne, que « les Russes avaient besoin d'une crise, et vite ». Ils l'ont eue.
La Russie revient en force, mais dans un contexte régional, éminemment multipolaire, avec la Chine qui monte – une Chine qui, elle, a tout le siècle devant elle. Avec des États-Unis affaiblis. Avec une Europe qui se cherche et qui tâtonne, notamment dans ses rapports complexes avec Moscou. Avec une Asie et une Amérique latine qui affirment leur indépendance.
La Russie est le net vainqueur de ce fulgurant épisode estival. Mais il serait hasardeux de tirer de ces événements du Caucase une conclusion hâtive sur l'influence globale de la Russie. Reconstitution d'un glacis régional? Oui. Reconquête du monde? Non.
François Brousseau est le chroniqueur-analyste de Radio-Canada pour les affaires internationales.
François Brousseau est souvent allé sur le terrain à l'étranger. Il a notamment signé, surtout dans Le Devoir, des reportages d'Haïti, d'Italie, de Pologne, de l'ex-Tchécoslovaquie et de l'ex-Yougoslavie, d'Israël, de Taïwan et de Cuba. Au fil des ans, il a pu interviewer des personnalités comme Mikhaïl Gorbatchev, Lech Walesa, Jean-Bertrand Aristide, Kim Dae-Jung, Shimon Peres, Ariel Sharon, José Ramos-Horta, Oscar Arias et Giulio Andreotti.
Entré à l'emploi de la première chaîne radio de Radio-Canada en 2002, il avait déjà une longue expérience en journalisme écrit. Il a notamment fait sa marque comme reporter et éditorialiste aux affaires internationales pour le quotidien Le Devoir de 1991 à 1997, journal dans lequel il a également tenu une chronique hebdomadaire de 2005 à 2007.
En 1994, il a reçu la Bourse Michener pour journalistes. Cette récompense lui a permis de mener un séjour prolongé de recherche en Italie et de ramener plusieurs reportages de ce pays.
Après un mandat de trois ans (1997-2000) comme directeur des communications à la Délégation générale du Québec à New York, il est revenu à Montréal où il a retrouvé sa passion: le journalisme. D'abord à l'écrit en tant que reporter au magazine L'actualité en 2001-2002. Il a été récipiendaire, à ce titre, d'un National Magazine Award pour l'article «Sommes-nous seuls dans l'Univers?», paru en août 2001. Mais aussi et surtout à la radio, qui est devenue, à partir de 2002, son nouveau médium de prédilection.
En 2003 et en 2004, il a été responsable de la revue de presse internationale quotidienne à l'émission Maisonneuve en direct. De 2004 à l'automne 2007, il était responsable des affectations des correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs à l'information internationale pour les nouvelles à la radio.
Passionné des cultures étrangères, François Brousseau parle six langues: français, anglais, espagnol, italien, portugais et polonais.
5 septembre 2008
Les USA avaient besoin d'un prétexte pour s'installer dans la région. C'est pourquoi ils ont demandé à la Géorgie d'agresser l'Osétie pour provoquer les Russes. Les Russes, évidement, ont réagit.
Profitant de la situation, les usa ont "Justifiés" l'accord avec la Pologne (installations de bases militaires permanente en Pologne, missiles, etc) et "Justifiés" l'installation de leurs troupes au Caucase sous le couvert de l'OTAN pour protéger la "Géorgie-pauvre-victime-innocent-du-gros-méchant-russe".
En échange de l'agression, les USA ont promis d'accélérer l'intégration de la Géorgie à l'OTAN et évidemment: 1 milliard de dollars... Il va de soit que le le tout servira à réarmer l'armée Géorgienne pour troubler les Russes.
Étrangement, l'Iran n'est guère loin du Caucase... Les USA auront bientôt un troisième front d'attaque contre l'IRAN: De l'est (Irak) un autre à l'ouest (Afghanistan) et maintenant, un autre du nord (Géorgie) question de bloquer les Russes lorsqu'ils enverront du soutient à l'Iran...
Le pétrole est le nerf de la guerre. Le pays qui sera court de pétrole ne pourra plus se battre: Plus de pétrole = avions inutiles, navires inutiles, chars d'assaults inutiles.
L'évènement du 9/11 et des tours, n'a été que le prétexte pour faire la guerre à l'Iran et établir leur "New World Order" inscrit sur leur dollars. Les États-Uniens sont les vrais agresseurs. Ils ont déclanché la 3e guerre mondiale pour installer leur nouvel empire, leur nouvel ordre mondial sous l'égide de l'OTAN. L'ONU est fichu. C'est une question de temps. McCain l'avoue carrément. Barrak le cache assurément.
Jean Denis, Trois-Rivières
5 septembre 2008
La russie, de poutine et de medvediev,sait que
l'idéalisme capitaliste et communiste sont choses du passé, parcequ'avec l'ouverture des frontières commerciales, la donne politique et économique a changé.
Ce qu'il faut retenir dans cette crise, c'est les e.-u. malgré leur faiblesse ont été les premiers a jeter la pierre aux russes, en s'entendant avec les polonais pour leur projet d'installer les éléments de leur bouclier antimissile.or depuis gorbatchev les russes avaient dit NON! maintenant les e-u. prétendent que c'est pour se protéger contre l'iran... .c'est la goutte qui a fait déborder le vase, d'où l'agressivité de l'affirmation du glacis territorial.
ni l'union européenne, ni l'otan et encore moins les e.-u. avaient à intervenir dans cette chicane entre voisins. le président sakashvili,
s'il avait été seul à défendre son pays contre l'invasion russe,aurait très bien trouvé un moyen honorable pour se tirer d'affaire.ils ont envénomé cette crise par leurs propos soi-disant diplomatique.
maintenant les dés sont jetés,nous aurons l'occasion de voir au cours de ce 21 siècle, les changements historiques qui s'imposent.
Ani Kassabian, Montréal
5 septembre 2008
En fait la vraie guerre froide se passerait plutôt à Moscou où le géant américain Baskin Robins joue une ronde difficile en tentant d'éliminer le géant Européen Nestlé....Pour le reste, des chicanes de "carré de sable"
André Bériault, Montreal
4 septembre 2008
Il y a une semaine, un épisode de la confrontation entre Washington et Moscou a eu lieu en Moldavie. Selon l'AFP, 25 août:
« le président Medvedev, toujours défiant face à l'OTAN, recevait le président moldave Vladimir Voronine pour discuter du statut de la région séparatiste de Transnistrie» (la Moldavie étant un pays qui a formulé le désir d'adhérer à l'OTAN.)
Ce geste est peut-être défiant envers l'OTAN, mais l'offre que Medvedev a faite à Voronine est d'un caractère certainement plus pacifiste que ce que Washington a fait en Géorgie quant au statut de ses régions séparatistes :
En échange de la neutralité permanente de la Moldavie à l'égard de l'OTAN, la Russie lui offre de ne pas se servir du séparatisme en Transnistrie pour intervenir en Moldavie. En somme, c'est bel et bien du chantage, mais elle travaille à désamorcer une situation conflictuelle, à créer une zone neutre plutôt qu'une zone de confrontation comme l'est devenue la Géorgie.
Si on en juge par les actions américaines en Géorgie, les États-Unis offriraient plutôt aux Moldaves une promesse d'adhésion à l'OTAN, des armes, de l'expertise militaire ainsi qu'une bénédiction à intervenir militairement en Transnistrie.
D'un point de vue humanitaire, le geste russe est préférable pour les Moldaves et les Transdniestres à l'offre américaine. Du point de vue géopolitique régional, Moscou a jusqu'à maintenant manifesté sa volonté de maintenir son influence, pas de bousculer celle des autres.
Jean-Mathieu Bergeron, Québec
3 septembre 2008
Il y a un plan systématique pour utiliser les concepts d'afrontement de façon à réarranger les pièces sur l'échiquier mondial. Tout ceci est en rapport avec le Nouvel Ordre Mondial, le Globalisme et les affronts à la souveraineté nationale auxquels nous assitons. Occasionellement, les globalistes qui veulent un Gouvernement Mondial Unique doivent se tourner vers la guerre pour accélérer les choses."
Joel Skousen, expert américain de renommée mondiale en sécurité intérieure et lois constitutionnelles
"Nous disons aux gens ce qu'ils ont besoin de savoir, pas ce qu'ils veulent savoir."
Frank Sesno, vice-président du réseau CNN News
"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."
Marshall McLuhan (1911-1980), auteur et chercheur canadien
Stephane Porier, Québec
2 septembre 2008
Une guerre froide entre des pays si puissant ça se fait à deux. Voulez-vous m'expliquer l'absence de critique sur les agissements des États-Unis ? Le système anti-missile ne réussie même pas à arrêter les missiles justement ça été prouvé. Quelques leurres plus loin et les centaines de milliards investis ne vaudront pas mieux qu'un sac en plastique. Mais continuer à en parler comme si ça serait un projet tout à fait crédible plutôt qu'une fraude monumental du complexe industrio-militaire c'est assé édifiant de la marge de maneuvre que possède les journalistes de Radio-Canada.
Le seul bouclier que les États-Unis aient jamais eu besoin est déjà bien en place : qu'un seul missile touche l'Amérique du Nord et vous pourrez visionner le lendemain matin le pays calciné de l'agresseur. C'est ça leur bouclier et il est plus convaincant que tout le reste.
Les Russes ont toujours été très clair au sujet de ces bases. Pourtant on a fait fit de leur demande et on s'est essayer encore une fois, et une autre, et une autre... jusqu'à temps qu'ils perdent patience.
On a venu venir cette situation de loin pourtant vous dépeignez clairement les Russes comme étant les agresseurs. Ha oui le bout roman-savon où ils sont dirigés par des dirigeants dément dont la nostalgie du passé se la dispite à leur mégalomanie était peut-être de trop aussi.
Hugo Manningham, Montréal
1 septembre 2008
bonjour MR.
moi je crois plutot que cette guerre va devenir chaude prochainement ...et d'apres un retraité russe lui pense que la navy de l'otan qui est présentement en mere noire pourrais etre détruite en moins de 20 minutes par la navy russe....et si il se passe de quoi avec l'iran dans un avenir rapproché pas sur que les russes vont laissé faire cela et surtout que la chine est tres distraite sur le dossier de la caucasie mais pas sur que avec l'iran elle va l'etre ...car la chine prend son pétrole de se pays...alors si cela se produit moi je vois en cela le 3 iem conflit mondial.
QUOI EN PENSEZ-VOUS et en europe présentement ...les sanctions s'est juste des paroles pour rien.
Denis Savoie, Quebec
1 septembre 2008
je ne suis pas d'accord avec toi,aujourd'hui,monsieur.même si tes anlyses font toujours preuves d'une rigueur à toute épreuve.ton analyse s'aligne trop sur la raison occidentale.je ne dis pas que l'intervention russe en georgie,n'est pas ce qu'il ya de meilleurs.il ne faut pas dire qu'elle n'avait pas raison de le faire.regarde le pacte de varsovie n'est plus,cela n'a pas empêché les états-unis de continuer avec l'otan pour vasaliser l'europe y compris les satellites jadis de moscou.la tentative d'encercler moscou revient à dire c'est comme si l'urss décida d'inclure le mexique dans le pacte de varsovie.on n'imagine pas un instant que l'oncle sam l,aurait accepté.de plus,ils tentent de se rendre invincible sous le couvert de se protéger contre des états voyous avec un bouclier.pourtant ce programme vise à neutraliser la russie.on en a la preuve,malgré des offres de cette dernière,les états-unis continuent de dire non.donc il ya une visée impérialiste etatsusienne,de laquelle certains médias occidentaux se rendent complices.c'est normal,les états -unis ont toujours raison.
Emmanuel Steloi, Montréal
31 août 2008
Pour être vraiment solidaire avec la Georgie, il ne faut pas confondre le peuple Georgien et son président. J ‘ai sous les yeux un texte écrit par le comité Géorgiens pour la paix, appuyé par les parties et mouvements sociaux de Georgie qui demande à l'opinion publique étrangère de ne pas identifier l'actuelle équipe qui dirige la Georgie, à la nation Georgienne, et demande à tous de soutenir le peuple Georgien dans sa lutte contre le régime criminel de Saakashvili.(Serai-je censuré un autre fois, n'étant point du même coté du fusil que l'auteur de ce carnet)
Denis Miron, Montbeillard
31 août 2008
Je crois que cette guerre sera plus chaude que froide.
En fait c'est la Georgie qui a attaqué la première et qui a fait la majorité des tués et blessés en attaquant que des cibles civiles dont des hopitaux. L'Otan veut forcer le jeu pour faire passer ses pipeline en Ossétie, forçant la Russie à se défendre. Ce n'est pas la question de prendre parti pour la Russie mais elle n'a pas vraiment le choix.
Imaginez une base anti-missile russe sur le territoire québécois, à 200 km de la frontière américaine, vous croyez que les États-Unis laisseraient faire ça ? Soyons sérieux, on joue avec du gros feu là...
Je crois que le scénario de Michel Chossudovsky dans l'Autre Journal sur la nouvelle guerre du Caucase est le seul crédible.
L'automne va être chaud j'ai l'impression.
Alain Karon
Alain Karon, Montréal
30 août 2008
La Russie a la même mentalité depuis toujours, l'expansion envers tous ses voisins, sois en Europe sois aillleusr, voir l'histoire de ses voisins : Finlande, Les Pays Baltique, Pologne, Roumanie, Ukraine, les peuples du Caucas ou d'Asie Centrale. La Russie a réussi pendant l'époque Soviétique asservir les économies des pays occupés militairement a la fin du deuxiéme guerre mondial. Aujoud'hui la situation change, les petitts voisins de la grande Russie essais avoir des changement économiques avec le monde et ca ne fait pas aucun plaisir a Moscou. L'invasion de la Georgie par l'Armée Rouge devrais mettre en garde ses voisins, l'Occident. Il faut construire un systéme efficace de sécurité avant d'étre trop tard
et ne laisser pas la Russie occuper de nouveau ni le Caucas, ni l'Europe. Il faut faire comprendre la Russie qu'elle devra renoncer a tout sorts de guerres et de menaces.
P.S. SOLIDARITÉ avec la GEORGIE!!!
Dorel Vigu, Brossard
30 août 2008
C'est la question géopolitique du printemps 1999 - 2008 : sommes-nous en train de vivre les premiers moments d'une nouvelle guerre froide?
Par certains côtés, ça y ressemble furieusement: un gros pays (les Etats-Unis et Union européenne) en envahit un petit (la Serbie), lequel se posait lui-même en allié d'un autre gros pays (la Russie), ennemi ou adversaire du précédent.
Dans cet épisode, les États-Unis de Bill Clinton et de George W. Bush, Jr. ressemble beaucoup aux États-Unis de George W. Bush, avec une rhétorique agressive (« Nous n'avons pas peur d'une détérioration des relations avec la Russie »), l'affirmation d'un glacis territorial (« Le Kosovo, pas touche, c'est à moi! ») et un sentiment de puissance extrême (« L'Europe et le monde entier sont à nous. ») ...
Jean Trépanier, Longueuil
30 août 2008
L'OTANtique partialité du regard posé par Radio-Canada dans ce conflit saute aux yeux de quiconque s'intéresse le moindrement à la politique internationale et varie ses sources d'informations...on a tenté de faire passé la victime(Ossétie du sud) comme étant l'agresseur de la Georgie. L'utilisation du terme de « guerre froide » relève d'une stratégie de marketing fabulatoire de l'armée médiatique des valets de l'empereur.
L'arrogance offensive et provocatrice US/OTAN m'inquiète beaucoup plus que les positions défensives de la Russie, et, ce qui m'inquiète encore plus, ce sont les stratégies de désinformation US qui déteignent dans les média canadiens et européens...Résultat : perte de crédit et de confiance envers le complexe militaro-médiatique occidentale. A l'heure d'internet, il y a une limite certaine à considérer l'opinion publique comme de la pâte à modeler.
Denis Miron, Montbeillard
29 août 2008
Je partage votre analyse des faits et je ne croix pas qu'il y ait encore de quoi paniquer et que se profile une prochaine « Guerre Froide », s'il devait y avoir une guerre, ce serait une vraie guerre d'ailleurs. Et la question serait de savoir qui porterait l'odieux d'être l'agresseur. Les incidents Géorgiens nous montrent qu'il y a un problème dans le Caucase lequel existe depuis plus de cent ans... si non plus. Comme il y a aussi un problème dans les Balkans, lequel perdure aussi depuis je ne sais combien de décennies. Comme il y a des problèmes ailleurs dont au Moyen-Orient. Il y a des jeux d'influence et d'équilibre, il y a de grandes masses qui se forment et qui se déforment et il y a hélas des peuples pris en otages. La Russie n'a pas perdue toutes ses mauvaises habitudes, c'est vrai ! Mais je suis désolé de le dire, la Géorgie n'est pas encore à vrai dire un modèle de régime démocratique en 2008 et l'atlantisme et les diplômes américains de monsieur Saakachvili n'en font pas jusqu'à présent et à mon avis un modèle de vertu. Et comme tout cela est bien dommage car il fait paraît-il si bon vivre sur les bords de la mer Noire.
Serge Drouginsky, Montréal
29 août 2008
Bonjour
Je lis au jour le jour les nouvelles, et je ne comprends pas les (journalistes) des media écrit ou télévisuel.
Je m'explique, vous faite tous une montée de lait parce que la Russie à envahie une partie de la Gerorgie, pourquoi vous ne l'avais pas eu quand Israel .(à) et occupe toujours la Palestine, autre montée de lait qand les (occidendaux) on reconnue sans attendre une secone le Cosovo au grand dam de la Russie..(who cares..)
donc messieurs au lieu de dire ce que l'on vous dit t'écrire , faite votre travail et dénoncé équitablement que se soit d'un coté comme de l'autre......
Carmelo Basirico, Québec
29 août 2008
Bonjour, ceci est un court et simple message pour indiquer que les réserves en ressources naturelles de la russie sont les plus importantes y compris le pétrole et le gaz naturel. Quand vous dite que les russes n'ont pas de pétrole pour bien longtemps, je ne sais pas exactement de quoi vous parler ni ou vous avez pris vos sources mais ce n'est pas exact.
Il faudrait aussi mentionner que la situation géo-politique est le résultat simple de la prise du pouvoir en Russie par l'ancienne élite du KGB qui n'a jamais pardonné aux bureaucrates l'effondrement de l'URSS. Avant il y avait les durs et les modérés, maintenant ce sont les durs qui ont repris les choses en mains et les autres sont tous en exil ou en prison.
Labrecque Roger, Montréal
29 août 2008
M. Brousseau,
"L'URSS de 1975 dominait la moitié du monde", selon votre texte. En êtes-vous sûr ? Selon une étude du Center for Defense Investigation (Defense Monitor, janvier 1980), au plus fort de son influence en 1979, l'URSS contrôlait 6 % de la population mondiale et 5 % du PNB mondial, à l'extérieur de ses propres frontières. Très loin de 50 %. On sait bien aujourd'hui que la "menace soviétique" était pour l'essentiel un épouvantail agité par nos gouvernements pour justifier leurs propres actions. Aujourd'hui que la "menace" terroriste apparaît de moins en moins crédible, on s'apprête à nous ressortir les Russes du placard. Dans ce cadre, le travail d'un journaliste "sérieux" consisterait selon moi à vérifier ses chiffres, plutôt qu'à recycler de vieux mensonges désuets.
Girault Laurent, Grande-Rivière (Canada)
29 août 2008
Ce n'est pas pour rien qu'on parle souvent d'échiquier lorsqu'on aborde les relations de plus en plus tumultueuses entre les États-Unis et la Russie.
Une partie d'échecs se déroule en étapes:
L'ouverture, où les joueurs peuvent placer leurs pièces selon leur schéma (intérêts) dans le but de prendre des positions stratégiques et/ou d'occuper le centre. Plusieurs coups peuvent être joués indépendamment ou presque de ceux de l'adversaire.
Ensuite le noeud, phase où les joueurs ont pris position et où les options de coups sans conséquences deviennent rares. La prise d'une nouvelle position ou d'une pièce à l'adversaire entraînerait une suite de conséquences que les joueurs ne sont pas encore prêts à assumer, à moins d'être des experts pouvant prévoir plusieurs coups d'avance.
Puis la confrontation (l'expression anglaise «showdown» l'exprime mieux), où un des joueurs décide de crever l'abcès qui s'est développé lors de la phase précédente, soit parce qu'il croit pouvoir prendre l'avantage à l'issue du combat, soit parce qu'il n'a plus le choix et fait une fuite en avant. C'est la résolution logique du noeud: les pièces tombent l'une après l'autre dans un concert de conséquences calculées jusqu'à ce qu'une trêve survienne ou qu'un des joueurs prenne un avantage décisif.
L'ultime étape, la fin de partie, se caractérise par la traque du roi jusqu'au mat final.
Je pense que la guerre entre la Géorgie et la Russie, suivie de l'accord pour l'installation de batteries de missiles américaines en Pologne, suivi de la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, suivie du déploiement américain en mer Noire, etc., ressemble beaucoup à une froide partie d'échecs. On semble entrer en phase de «showdown»: échange de pièces importantes ("Tu prends mon fou géorgien? Alors je renforce ma position en Pologne."). Reste à savoir si cela conduira à une escalade de conséquences par petits et moyens peuples interposés.
Jean-Mathieu Bergeron, Québec
29 août 2008
Difficile de prévoir la suite des évènements. Les États-Unis ont peut-être trop poussé leur chance en mésestimant la volonté de la Russie.
La Géorgie dans L'OTAN, ça parait irréel. L'installation de composantes de bouclier anti-missiles aux portes même de la Russie me semble provocatrice même si le prétexte de la menace d'attaques iraniennes est évoquée pour justifier leur geste. Qui a avalé ça ?
Les dernières interventions américaines (Irak etc) paraissent hasardeuses et sont symptomatiques d'un manque de jugement inquiétant.
Gilles Gaulin, Montréal
















