20 octobre 2008
La fin du miracle
Le plus important fabricant de jouets en Chine, Hejun Toy Manufacturing, vient de faire faillite, mettant à la porte près de 7000 employés. Cette faillite est la conséquence directe de la crise financière qui secoue le monde et c'est un avant-goût des effets de la récession à venir.
La société est victime du ralentissement du marché américain et de la difficulté d'obtenir des prêts des banques de Hong Kong pour assurer son roulement.
Le coup est d'autant plus dur pour les employés que la plupart viennent des campagnes de Chine et qu'ils étaient nourris et logés par l'entreprise. Ils se trouvent donc, du coup, à la rue, sans salaire, sans logement et incapables de faire vivre les membres de leurs familles restés au village.
Ils étaient des milliers à manifester devant l'administration locale de Donguan, en banlieue de Guandgou, pour réclamer des salaires non payés.
Un ressac de la mondialisation
Des centaines d'entreprises comme celle-là, qui constituent le moteur économique de la Chine, sont en train de fermer. Tout le modèle économique chinois, basé sur les marchés d'exportation et une main-d'oeuvre à bon marché, est remis en cause.
Le gouvernement a promis de faciliter l'obtention de crédit et de favoriser davantage l'exportation. Mais devant des marchés extérieurs qui périclitent, la Chine n'y peut pas grand-chose. C'est le premier grand ressac de la mondialisation.
Le problème, c'est que les centaines de milliers de travailleurs qui risquent d'être mis à pied n'ont nulle part où aller. Les grandes villes industrielles de la Chine risquent donc de se trouver avec de vastes populations de chômeurs sans soutien social.
La classe moyenne
Ce ne sont pas que les ouvriers qui subissent les contrecoups de la crise économique mondiale. La nouvelle classe moyenne chinoise, qui a mis toutes ses économies dans l'achat d'un logement, subit le réveil brutal de la fin de la bulle immobilière.
On leur avait dit (comme à ces Américains qui sont aujourd'hui incapables de payer des hypothèques au-delà de leurs moyens) que l'augmentation de la valeur des logements qu'ils achetaient était assurée.
Nous avons filmé une soixantaine de personnes, ce week-end, qui étaient venues demander au promoteur immobilier d'être remboursées. Le drame, c'est que plusieurs d'entre elles ont investi non seulement leurs économies, mais celles de leurs parents dans des logements qui ont perdu le tiers de leur valeur depuis le printemps.
Avant d'entrer en fonction comme correspondant de la télévision de Radio-Canada et de la CBC à Pékin, Michel Cormier a été correspondant à Paris et à Moscou, chef de bureau de la colline Parlementaire à Québec et correspondant du Point à Ottawa. Auparavant, il a été correspondant national de l'émission Sunday Morning, à la radio de la CBC et journaliste à l'émission Présent-dimanche à Montréal. Natif de Cocagne, au Nouveau-Brunswick, il a commencé sa carrière au réseau atlantique de Radio-Canada à Moncton. Il détient un baccalauréat en journalisme de l'Université Carleton et une maîtrise en science politique de l'Université Laval.
Michel Cormier a été le premier journaliste canadien à pénétrer en Afghanistan à la veille de l'offensive américaine. Il a interviewé Hamid Karzaï et Vladimir Poutine, a couvert la tragédie du Koursk et le conflit en Tchétchénie; il a été l'un des rares journalistes à assister au renversement populaire du président géorgien Édouard Chevarnadze, dont la couverture lui a valu une mention pour le prix Gemini. De Paris, il a couvert la crise des banlieues, les attentats de Londres et la mort du pape Jean-Paul II; il s'est aussi rendu maintes fois en Israël et dans les territoires occupés.
Il a obtenu les prix Anix et Judith-Jasmin et il est l'auteur de trois livres: Un dernier train pour Hartland, biographie de l'ancien premier ministre Richard Hatfield, écrite avec Achille Michaud; La révolution acadienne, biographie de l'ancien premier ministre Louis Robichaud, pour laquelle il a reçu le prix France-Acadie. À l'automne 2007, il a publié chez Leméac La Russie des illusions, une série d'essais dur la Russie, que Le Devoir a salué comme un livre « fascinant [...] qui s'inscrit dans la tradition des ouvrages signés par des grands reporters qui allient l'acuité du regard sur l'autre et la compassion à une écriture solide ».
23 octobre 2008
La base manufacturière établit en Chine, et desservant le monde entier ne va pas disparaître avec la crise. Par contre les manufactures qui ont fermées en occident ne vont pas réouvrir. La valeur des maisons aux Etats-Unis et en Europe n'aurait pas du augmenter alors que les manufactures fermaient, et qu'elle s'engageait dans la guerre. Et c'est pourtant ce qui s'est passé, au cours des dernières années. La base économique de l'occident est de plus en plus établit sur les services et la consommation intérieur et militaire et en contrepartie elle produit de moins en moins de richesse, qu'elle n'en cosomme. Le problême de la Chine est tout autre. Et temporairement avec la crise actuelle, elle se caractérise par la difficulté de ses clients (l'occident) d'acheter ses produits. Le problême de l'occident c'est de rétablir un lien entre la réalité économique et leur échafaudage financier. Deux phénomènes bien différents, même si dans le vécu au quotidien et comme vous le décrivez, cela peut se ressembler. Le problême de la Chine c'est d'attendre que ses clients se remettent à acheter. Mais peut-être pas autant que cela; Parce que, la Chine, semble possèder des réserves colossales de liquidités. Encore une fois on serait très loin de la crise de liquidités de l'Occident. Et il se pourrait bien que l'avantage de la Chine, de posséder des liquidités, pourrait étre déterminant et leur permettre de consolider: Soit leur marché intérieur, soit leur emprise sur le marché mondial. Vue sous cet angle, la Chine bien que toucher par la crise, pourrait potentiellement mieux s'en sortir, et ultimement poursuivre sa croissance.
Robert Verrier, Montréal
21 octobre 2008
L'OCDE vient de publier un rapport qui constate que le Canada est l'un des pays occidentaux où la pauvreté il le plus augmenté, idem pour la pauvreté chez les enfants. Nous n'avons pas de problèmes de contaminations alimentaires (viande et fromage) au Canada ? ni des problèmes de pollution ? aucun chômage ? ni censure ? (la cour a confirmé la condamnation d'un blogeur
en Colombie-Britannique qui révélait les résultats électoraux sur le Net à la dernière élection fédérale). Notre gouvernement fédéral est reconnu pour sa grande transparence : pourquoi alors autant de critique pour le contrôle total et la centralisation de l'information gouvernementale au sein du bureau du PM.
On critique le fait que le Canada garde secret des informations qui prouvent la nocivité de l'amiante.
On peut demander à la mère d'une certaine dame qui a fréquenté un ministre de la Beauce nommée à un poste si elle fut victime de favoritisme ?
On a décidé sans demander aux citoyens-contribuables de tenir les JO à Vancouver soit l'endroit où l'on retrouve le quartier le plus pauvre du Canada : drôle de démocratie que d'imposer son choix à la population. Comment expliquer que le Canada à les fonds (des millions) pour les JO tout en étant incapable de s'occuper de sa population ?
Je signale que l'homme blanc a imposé de force ses lois, ses valeurs et sa religion, massacrant les autochtones qui résistaient au progrès. Pour certains c'est un génocide, seul Amnistie Internationale dénonce au plan international le Canada pour son manque de respecte des droits des autochtones. Certaines organisations autochtones parlent même de manifestations pour bloquer la tenue des JO de Vancouver : allons être aussi ouvert d'esprit que ce printemps ?
On a dit aux Chinois qu'ils devaient imiter notre économie libérale : ils constatent que le système est loin d'être parfait. Mais eux détiennent plus de mille milliards de bons du Trésor US et peuvent développer un marché intérieur. Ce qui est loin d'être notre cas.
Dennis Neault, Gatineau
21 octobre 2008
Les chinois n'ont pas besoin de notre compassion. Cette attitude, qui a tellement été utilisée pour contrôler les colonies dans le passé, ne semble plus tromper personne, sinon les occidentaux eux-mêmes. Nous avons ouverts nos marchés et avons fermés nos manufactures. Nous sommes maintenant dépendants de la Chine qui est devenue la manufacture du monde. Nous nous demandons maintenant; Est-ce que la Chine nous aidera à nous relever,en injectant ses liquidités sur le marché? Le travail, la discipline et la compétitivité de la Chine l'ont bien servie. Il y a une justice la-dedan, c'est mieux que de la compassion.
Robert Verrier, Montréal
21 octobre 2008
Les pays occidentaux ne sont-ils pas entrain de se rendre compte que la trop grande libéralisation de leur système financier les a amener à la crise actuelle? Dans ce contexte la Chine ne doit pas trop se sentir dans l'erreur. Je ne crois pas que la Chine vit au dessus de ses moyens et qu'elle vogue sur une bulle. Je crois au contraire qu'elle vit en dessous de ses moyens et vend en bas du prix du marché. Tout le contraire des pays occidentaux. Et pour en rajouter un peu, je dirais que les liquidités manquantes dans les pays occidentaux, pour lubrifier le système, gonflé à la subprime, se trouvent dans les coffres bien garnis des chinois qui n'attendent que l'occasion pour agir. Et cette fois je ne sais pas si ils seront acheteurs des bons du trésor de Monsieur Bush. Il se pourrait bien qu'ils soient tenter de se payer de bien plus intéressants véhicules de placements. Que sera l'impact du rejet potentiel, des bons du trésor par les chinois sur le financement de la dette américaine? Que sera l'impact du transfer de propriété, de grandes entreprises occidentales vers les chinois et autres? La balle me semble être dans leur camp. Mais les chinois sont patients, ils pourraient ne pas être pressés de la renvoyée.
Robert Verrier, Montréal
21 octobre 2008
Comment comparer notre économie à celle d'un pays de 1,3 milliards d'habitants qui connaissait la misère à grande échelle il y a 30 ans. 9% de croissance serait incroyable dans notre pays, alors qu'en Chine c'est une statistique qui ne signifie rien pour des centaines de millions de personnes. C'est en Chine que le nombre de millionnaires et de milliardaires s'accroît le plus rapidement au monde, l'accroissement de la richesse ne signifie pas sa répartition dans toute la populace.
Pour moi, la difficulté de comprendre la Chine est dans l'énorme différence de population entre nos deux pays. Effectivement, la Chine est l'une des puissances économiques de notre planète avec des stats enviables. L'envers de la médaille est cependant très sombre: pauvreté, chômage, pollution, manque de justice, culture du secret, contaminations alimentaires, favoritisme d'état, contrôles des religions et minorités, censure des médias et d'internet....
Louis Mercier, Montréal
20 octobre 2008
Je crois que la Chine poursuit et poursuivra sa croissance, que je quilifierais de fulgurante, malgré la récession américaine. Les statisitques publiés aujourd'hui à cet effet demontre qu'en Septembre la Chine a connu une croissance de 9% sur une base annualisée. Il y a encore une marge avant d'attendre le zéro. La Chine connait des mises à pied, comme vous le dite, mais dans un contexte de croissance, alors que les pays occidentaux, comme le Canada ont perdu leur vocation manufacturière ou sont en voie de la perdre, et on ne voit pas le jour poindre à l'horizon où le mouvement pourra s'inverser. Il est important de bien saisir le facteur Chine, parcequ'il contien les éléments de la nouvelle situation mondiale. Il serait utile d'avoir une approche honnète, face à la réalité de la Chine aujourd'hui. On est loin des petits chinois que l'on achetait à la petite école. Les chinois pourraient bientôt surprendre en rachetant d' importantes sociétés mondiales occidentales présentment en difficultés.
Robert Verrier, Montréal
20 octobre 2008
Pauvre Chinois, ils aurait dû rester Communistes ! Non sérieusement c'est une grosse claque en pleine face pour des gens qui commencais a peine a se sortir du trou qui les avait isolés du monde et d'un minimum de confort auquel ils ont tous droits. Les marchés se sont excité, les gouvernement aussi et tout le monde a oublié que l'économie est un cycle de 10 ans. La Chine qui a tout mis dans l'exportation, se retrouve comme un republique de Banane apres le 11 septembre, plus de touristes.
La chine devrait y aller plus lentement avec son dévelopement et s'assurer de la mise en place d'une consomation intérieure solide.
Eric Chamberlanderic, Edmonton
20 octobre 2008
Bonjour, le pire reste à venir quand cette crise va se matérialiser en Europe et en Amérique du Nord.
Jean-Sébastien Fiorenzo, France
















