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Jeudi 8 janvier 2009 2 h 59 HNE


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Carnet François Brousseau

13 novembre 2008

Le « trou noir » au cœur de l'Afrique


Il n'y a pas que l'élection américaine et la crise financière: il y a l'Afrique, éternelle oubliée. Au coeur de l'Afrique, un pays symbolise en 2008 les maux du continent noir. Ce pays, c'est la République démocratique du Congo (RDC).  
 
En superficie, le Congo-Kinshasa est le second plus gros État du continent: il fait presque deux fois le Québec. Ce géant effondré, démoli par trente ans de dictature (le tristement célèbre Mobutu Sese Seko y a sévi de 1967 à 1997) suivis par dix ans de guerre et de chaos, est entouré d'une dizaine de pays, tous plus petits que lui. 
 
Le gros dévoré par les petits 
 
Ce qui est incroyable ici, c'est que contrairement à ce qui se passe d'habitude, ce n'est pas le gros qui domine les petits par le biais d'un impérialisme régional. C'est – tout au contraire – le « gros » qui se fait dévorer par les « souris » des environs, qui sont nombreuses. Le Congo-Kinshasa? Un gigantesque éléphant putréfié... 
 
Cette guerre qui, depuis plus d'une décennie, n'a jamais cessé (alors que dans le reste du pays la situation paraît relativement calme depuis la fin du conflit pancongolais de 1998-2002) est entretenue par un contexte régional particulièrement tendu.  
 
La « puissance » voisine, dont il faut bien comprendre le jeu ici, est un minuscule pays: c'est le Rwanda, tenu par le régime à poigne du général tutsi Paul Kagamé. Un régime militarisé, autoritaire, aujourd'hui anglicisé, appuyé par les États-Unis. Il est issu du FPR (Front patriotique rwandais), qui avait littéralement ramassé le pouvoir après le génocide de 1994 et la déroute du pouvoir de la majorité hutue. 
 
À plusieurs reprises dans les années qui ont suivi cette tragédie, Kigali est intervenu au-delà de ses frontières. Officiellement c'était pour faire la guerre aux génocidaires hutus réfugiés en RDC après l'été 1994 (un groupe nommé FDLR, le Front de libération du Rwanda, est toujours actif dans la région). Mais également – c'est un secret de Polichinelle –, pour piller les ressources naturelles immenses de la région du lac Kivu et augmenter par la même occasion « l'espace vital » de ce pays minuscule et enclavé. 
 
Cette région est en effet riche en minerais, notamment en or, en étain et en coltan (un élément devenu primordial dans l'assemblage des téléphones cellulaires). Une bénédiction transformée en malédiction. 
 
Aujourd'hui, il est clair que Kigali donne son appui moral, mais aussi logistique, au Congrès national pour la défense du peuple, le CNDP de Laurent Nkunda, ce rebelle tutsi qui a mis en fuite l'armée nationale du Congo-Kinshasa et se trouve depuis la mi-octobre aux portes de Goma, la capitale régionale. Un récent rapport de Human Rights Watch corrobore ces fortes présomptions. 
 
Hutus contre Tutsis, encore 
 
Ce qui nous donne un conflit régional, où les Hutus et les Tutsis, par-delà les frontières, rejouent leur guerre séculaire, où les voisins (le Rwanda au premier chef, mais aussi le Burundi et l'Ouganda, pour ne nommer que les voisins du front est) tentent de profiter de la faiblesse de ce géant écrasé. 
 
Un conflit, également, où les malheureuses Nations unies, une fois de plus, ont le mauvais rôle. La mission de l'ONU en RDC, en poste depuis 2000, est en bonne partie composée de soldats du sous-continent indien. La MONUC a 17 000 soldats – c'est la plus grande force de l'ONU au monde –, dont 3000 ou 4000 au Kivu. Mais ils se barricadent dans leurs camps et interviennent le moins possible. 
 
Le groupe Médecins sans frontières, un des derniers organismes humanitaires restés sur place, s'est ému, début novembre, de cette lâcheté et de l'abandon du Congo-Kinshasa par la plupart des acteurs étrangers. 
 
Devant l'inaction et l'impuissance de la MONUC et des autres, l'Union européenne a parlé, début novembre, d'intervenir militairement. Deux semaines plus tard, on attendait toujours!  
 
On constate aussi des velléités d'intervention du côté de l'Afrique australe (la Zambie et l'Angola, situés aux frontières sud et ouest du Congo-Kinshasa). Des pays plutôt alliés, eux – contrairement au Rwanda – au président Joseph Kabila à Kinshasa. La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) parle de former un contingent – avec l'Angola en tête – qui interviendrait comme « force de paix », et, semble-t-il, indépendamment de la MONUC.  
 
Le problème, c'est que si jamais des soldats de l'Angola se pointent dans la région du Kivu, le rebelle Laurent Nkunda et ses commanditaires du Rwanda pourraient fort bien le prendre comme une provocation et un casus belli! Encore un facteur de guerre dans une région ravagée par la guerre... sous prétexte de faire la paix! 
 
Que faire, alors? La communauté internationale va-t-elle laisser pourrir et s'internationaliser ce conflit, après avoir englouti des milliards de dollars en RDC? Pour mémoire, la MONUC a un budget annuel de 1 milliard de dollars: ce qui est aussi le montant qu'avaient coûté – à l'été 2006 – les élections présidentielles et législatives, à l'époque présentées comme un succès.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

François Brousseau est le chroniqueur-analyste de Radio-Canada pour les affaires internationales.

François Brousseau est souvent allé sur le terrain à l'étranger. Il a notamment signé, surtout dans Le Devoir, des reportages d'Haïti, d'Italie, de Pologne, de l'ex-Tchécoslovaquie et de l'ex-Yougoslavie, d'Israël, de Taïwan et de Cuba. Au fil des ans, il a pu interviewer des personnalités comme Mikhaïl Gorbatchev, Lech Walesa, Jean-Bertrand Aristide, Kim Dae-Jung, Shimon Peres, Ariel Sharon, José Ramos-Horta, Oscar Arias et Giulio Andreotti.

Entré à l'emploi de la première chaîne radio de Radio-Canada en 2002, il avait déjà une longue expérience en journalisme écrit. Il a notamment fait sa marque comme reporter et éditorialiste aux affaires internationales pour le quotidien Le Devoir de 1991 à 1997, journal dans lequel il a également tenu une chronique hebdomadaire de 2005 à 2007.

En 1994, il a reçu la Bourse Michener pour journalistes. Cette récompense lui a permis de mener un séjour prolongé de recherche en Italie et de ramener plusieurs reportages de ce pays.

Après un mandat de trois ans (1997-2000) comme directeur des communications à la Délégation générale du Québec à New York, il est revenu à Montréal où il a retrouvé sa passion: le journalisme. D'abord à l'écrit en tant que reporter au magazine L'actualité en 2001-2002. Il a été récipiendaire, à ce titre, d'un National Magazine Award pour l'article «Sommes-nous seuls dans l'Univers?», paru en août 2001. Mais aussi et surtout à la radio, qui est devenue, à partir de 2002, son nouveau médium de prédilection.

En 2003 et en 2004, il a été responsable de la revue de presse internationale quotidienne à l'émission Maisonneuve en direct. De 2004 à l'automne 2007, il était responsable des affectations des correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs à l'information internationale pour les nouvelles à la radio.

Passionné des cultures étrangères, François Brousseau parle six langues: français, anglais, espagnol, italien, portugais et polonais.

24 novembre 2008

Je ne vois qu'une seule chose dans ce pays déchiré par les guerres ethniques.C'est les ex-colonisateurs,même s'ils sont retirés du pays et de ceux qui y avoisinent,ils fomentent 
et soutiennent ces conflits armés en provoquant une diversion sur les contrats sino 
africains,pour s'emparer des richesses minières du Congo et les coter en bourse.Résultat:C'est eux qui veulent devenir encore plus riches sur le dos de ces pauvres gens déplacés,affamés,tremblant de peur d'étre violé. 
Mais qui séme le vent récolte la tempête. 
Je remets l'institution de l'ONU en cause,dont la diplomatie est devenue désuette face à des conflits inter éthniques.

Ani Kassabian, Montréal

17 novembre 2008

En 2006, la communauté internationale s'est mobilisée pour assurer le bon déroulement de l'élection présidentielle qui a porté Joseph Kabila au pouvoir en RDC. Au-delà des fonds consentis par les puissances de ce monde, l'Union européenne a mis sur pied une force musclée, Euro Force, prête à intervenir en cas de nécessité. Mais où sont passés ces acteurs bien intentionnés d'antan? On croirait que Joseph Kabila a subi une méchante mutation dont le résultat déplaît royalement à ses parrains. 
 
Souverain, le Congo s'est tourné vers la Chine dans un partenariat « gagnant-gagnant » afin d'assurer le développement des infrastructures du pays. C'est cette chirurgie subie par Kabila qui horripile aujourd'hui les Occidentaux au plus haut point. 
 
L'accord de coopération signé en 2007 permet au pays de Mao d'exploiter les minerais au Zaïre en échange de la construction et la réhabilitation des infrastructures comme les chemins de fer, les routes, les écoles, les hôpitaux et les logements sociaux. Un troc « matières premières contre infrastructures » évalué à 5 milliards de dollars américains. 
 
L'usurier mafieux FMI n'a pas tardé à demander des explications à la RDC sur l'alléchant contrat financier. En bon papa poule, les bailleurs désintéressés du FMI craignent que le Congo s'endette jusqu'au cou. Mon oeil! Ils ont plutôt peur de voir la Chine jouer dans leurs plates-bandes traditionnelles. 
 
Voici le noeud de la nouvelle flambée des violences à l'est de la RDC où Nkundabatware est au service des agendas cachés pas très nets. Derrière lui sont tapis des conglomérats occidentaux très « en maudit » contre le partenariat sino-congolais. 
 
« Ils veulent par cette guerre mettre le Président Joseph Kabila à genoux et lui imposer le partage des matières premières, indispensables aux entreprises du Nord. Et cela, c'est totalement inadmissible », a souligné un parlementaire congolais.

Solange Upar, Montréal

15 novembre 2008

Pour répondre à vos interrogations je dois vous référer à des poursuites qui ont récemment fait l'actualité. Les compagnies minères Banro (5 millions) et Barrick Gold (6 millions) ont intenté des procès en diffamation contre la maison d'édition Écosociété et les auteurs du livre: Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique. Ces deux compagnies font partie d'une longue liste qui ne peut être reproduite ici. En ce qui concerne les actionnaires il s'agit de nos fonds de retraite et d'une grande variété de véhicules de placement qui font la belle part aux matières premières.

Jean Riopel, Montréal

14 novembre 2008

L'histoire, dit-on, est un éternel recommencement et ça Kagame le sait bien. 
Avec l'appui massif de l'armée ougandaise et le soutien tous azimuts des britanniques et des USA Kagame a pu exécuter son plan de reconquête du pouvoir l'arme au point que ses ancêtres avaient perdu lors de la révolution sociale de 1959 à l'issue de laquelle le menu peuple hutu s'était débarrassés du joug féodo-monarchique tutsi. On a tendance à l'oublier! 
A l'époque Kagame parlait d'instaurer la démocratie dans le Rwanda monopartite de Habyarimana.  
Anticipant le verdict des urnes qui ne lui serait pas favorable, il abat l'avion de son prédécesseur et crée ainsi un incident majeur qui lui permettra de s'emparer du pouvoir et dont il sait pertinemment bien qu'il aura de très graves conséquences. Ce fut le génocide. La stratégie du mensonge fit attribuer cet attentat au camp de la victime. Et puis on nous montra plus tard le héros « Kagame qui a su arrêter le génocide » alors qu'il est le véritable planificateur. Tout procureur au TPIR qui s'avisera à l'inculper sera "démissionné" (Louise Arbour, Carla Del Ponte ...) 
Avec l'appui massif de l'armée Rwandaise et le soutien tous azimuts des britanniques et des USA, Kagame réédite son coup de 1998 et vise à conquérir le pouvoir à Kinshasa, ou à tout le moins, obtenir la sécession des deux Kivu. Avec le pillage des ressources locales, c'est une guerre qui fait plus que se financer.  
Par Nkunda interposé et avec les services de Kagame, le but ultime des anglo-saxons est de barrer la route à la Chine vers laquelle Kinshasa a dû se tourner pour tenter de résister aux assauts conjugués des deux puissances anglo-saxones et du Rwanda voisin. 
Cette fois-ci le tandem Kagame-Nkunda on parle de protéger la minorité tutsi (moins de 1%) et qui serait en danger du fait de la présence de hutu natifs congolais ou réfugiés rwandais. 
Les 6 millions de victimes ne semblent pas peser dans la balance face aux convoitises de certaines puissances occidentales qui continuent à accréditer la thèse d'une guerre civile.

Nsabimana Faustin, Montréal

14 novembre 2008

Les enjeux économiques mondiaux ne sont sûrement pas à écarter dans la lecture de la guerre imposée à la RDC. L'expansion économique du Rwanda et de l'Ouganda –avec la bénédiction des pays négriers comme les USA et la Grande-Bretagne– constitue le socle de la guerre du Kivu. Pour mieux servir sa cause, le roi du Rwanda brandit la menace que constitue pour son régime la présence des réfugiés hutus terrés dans le Kivu, justifiant ainsi sa meurtrière paranoïa d'autodéfense. Tout est là. 
 
Alors à quoi servent tous ces bals diplomatiques? Tous ces sommets qui visent à restaurer la paix dans les Kivu empestent l'hypocrisie en plein nez. Si l'on veut casser ce cercle vicieux de violence, il faut regarder du côté du Rwanda et de l'Ouganda. La solution aux maux des Grands lacs africains se trouve à Kigali, car c'est de là que tout est parti. Pourquoi on tarde à extirper le mal par où il s'est introduit? 
 
Le préalable demeure bien sûr la définition d'une politique claire sur l'exploitation des richesses congolaises par des multinationales qui instrumentalisent les tensions entre les peuples et soutiennent des guerres aux fins des intérêts totalement étrangers. 
 
Pour ce qui est des autres pays africains qui accourent au chevet de la RDC malmenée par le Rwanda, il n'y a rien de mal en cela. Les Africains ont peut-être compris qu'ils doivent compter sur eux-mêmes. De toute façon, l'ONU a déçu les espoirs du peuple congolais après toutes ces invasions du Rwanda. Est-il encore concevable de laisser le régime de Kigali répandre la mort parmi la population congolaise? Au nom de quel principe? Si le conflit se régionalise... rendu là, advienne que pourra... Il y a des limites à se faire boire le jus d'orange dans la face. 
 
Solange Upar

Solange Upar, Montréal

14 novembre 2008

Franchement, « ça commence à faire » cette exploitation de la marque de commerce du génocide par les Tutsi. 5 millions de morts au Congo comme conséquence des tueries de 1994 au Rwanda. Il n'y a aucun rapport. Les victimes Tutsi ne valent pas plus que les victimes congolaises. On ne commencera pas à comparer les morts selon leur ethnie, mais on ne peut passer à côté du nombre élevé de morts au Congo qui exige qu'on analyse autrement la situation afin d'éviter d'accroître le nombre de laissés-pour-compte. Il suffit aujourd'hui à Kagame de présenter la carte rouge du génocide pour justifier ses actions meurtrières. Il est temps que les Tutsi et les Hutu en reviennent des massacres de 1994 sinon on ne se tirera jamais de la logique « la guerre appelle la guerre ». 
 
Nkunda exige rien de moins que le désarmement des FDRL et leur rapatriement au Rwanda. Ce qui me réjouit follement en tant que Zaïroise. Mais ce n'est que de la fine poudre aux yeux. Car, les réfugiés hutu exigeront bien sûr des garanties sur leur sécurité avant de regagner le Rwanda qui ploie sous la dictature kagaméenne. Ils ne sont pas dupes, ces exilés Hutu qui, en passant, ne sont pas tous des génocidaires comme on veut bien le faire croire à l'opinion internationale. Ils ne quitteront pas les maquis du Kivu si c'est pour aller croupir dans les geôles rwandaises où disparaissent les prisonniers sans laisser des traces. Et il faut vraiment être rêveur pour croire que Kigali ouvrira l'espace au dialogue pour le retour des Hutu, ces fils « indésirables » collectivement marqués au fer rouge et emmurés dans la prison de la honte. 
 
Par où commencer? On est loin de sortir de l'auberge à cause des frères Hutu et Tutsi.

Fwaling Sonia, Montréal

14 novembre 2008

Selon le contenu de l'article et ma connaissance limitée de la situation, il semble qu'une région riche en ressources naturelles utiles pour les pays occidentaux développés présente un problème dans le cas où la situation se règle... J'explique le raisonnement, un gouvernement fort au Cong-Kinshasa risque de centraliser l'extraction de ces ressources et par le fait même faire augmenter le prix sur le marché internationnal, dans la situation présente, aucun des acteurs en jeu n'a la "légitimité" d'extraire ces mêmes ressources et donc j'imagine les vends au prix qu'il peut. L'occident n'a pas d'avantage économique à ce que la situation se règle et je crois que c'est ce que l'on constate par l'inaction militaire autant de l'ONU que de l'Europe... 
 
Corrigez-moi si mon raisonnement est erroné svp...

Eric Gosselin, St-Jean

14 novembre 2008

J aime bien l analyse de Jean Riopel ! 
 
Mais il semble que personne n ose dire les noms des compagnies minieres et petrolieres impliquees dans ces pays. 
 
QUI SONT CES COMPAGNIES MINIERES ET PETROLIERES ? 
 
Quel est le nom des PLUS GRANDS ACTIONNAIRES ( Stockholders ) ?

Victor Nazaire, Ottawa/Panama

14 novembre 2008

Pourquoi n'a-t-ll pas parlé de la France qui est à l'origine de la situation actuelle ? Mr Brousseau n'ignore pas que la France avait installé et sanctuarisé à la frontière rwandaise avec le RD Congo les Interahamwe(Les FDLR dans l'appellation actuelle). Ceux-là même qui venaient de commaître le génocide contre les Tutsi au Rwanda. Peu importe pour elle les conséquences de la présence des Interahamwe dans la région, la France avait choisi cette option parce qu'elle lui permettra de continuer la destablisation du Rwanda. Comme vous le savez, aujourd'hui cette milice Interahamwe commet des atrocités( massacres, viols ...) sur la population congolaise, poursuit le génocide sur les Tutsi du Congo. Pourtant la France continue à les soutenir diplomatiquement. D'où les difficultés actuelles de la communauté internationale pour trouver une solution au problème du Kivu.

Innocent Rutembya, Strasbourg

14 novembre 2008

excellent papier. Rappelons que les Etats Unis ne sont pas les seuls à soutenir la dictature de Kagame. Le premier bailleur de fond du Rwanda est la Grande Bretagne. Tony Blair est même devenu un conseillé privé du dictateur.

Gabriel Kahn, Paris

14 novembre 2008

Vous oubliez que les exilés hutus génocidaires (les FDLR) sont devenus les alliés de Kinshasa contre des citoyens congolais défendus par Nkunda (CNDP); J'ai analysé et proposé une solution sur mon site internet que je vous suggère de consulter.

Jacques Anneet, Jette (Belgique)

13 novembre 2008

Ce conflit comme vous le dites bien, est alimenté par le généralissime Paul Kagame. Déjà il couté la vie de 6 millions de Congolais! Pourquoi des pays comme le Canada, continuent à soutenier Paul Kagame dans ses crimes? Oxfam quebec dit que 6 millions de personnes sont décédés du fait de ces crimes, mais que fait le Canada du principe de l'humanité? La justice internationale existe-elle seulement pour certains et non pour les Congolais masscrés et génocidés par les Tutsi de Kagame?

Baba ALysi, Mascouche

13 novembre 2008

Je veux simplement rappeler que cette région de l'Afrique est une des zones où les conflits se multiplient, phénomène qui rappelle d'autres régions (le Darfour). La présence de ressources naturelles qu'elles soient minières ou pétrolières suscite la convoitise de plusieurs entreprises dont plusieurs sont établies au Canada et liées à la bourse de Toronto. Ces entreprises profitent du chaos pour piller le continent et elles jouissent de la complicité de leurs pays respectifs. Les gouvernements concernés font preuve d'une désolante inertie qui a déjà coûté la vie à des millions de personnes. Il faut également souligner que derrière le génocide rwandais il y avait un bras de fer entre la France et les États-Unis pour occuper une position stratégique géographiquement. Le conflit ethnique hutus-tutsis est un outil efficace pour déstabiliser toute la région des grands-lacs et pour créer le vide politique et juridique qui est un gage prospérité et de bénéfices pour les entreprises minières et leurs actionnaires. Faut-il être scandalisé parce que des africains s'adonnent à la piraterie en arraisonnant les cargos qui longent leurs côtes? Les uns sont des rebelles et des mercenaires, les autres sont des gestionnaires et des hommes d'affaires en complet-cravate. Pour chacun la fin justifie les moyens. N'oublions pas que nous privons les africains d'accès à l'éducation, de soins de santé, de toutes formes de subventions à l'agriculture ou à l'industrie tout en les obligeant à soumettre leurs économies anémiques au rouleau compresseur du marché globalisé. Le seul privilège que nous leur accordons c'est de pouvoir s'armer, les pays croulent sous la dette, mais il est acceptable de dépenser une large part du PIB pour fournir des munitions à tous les belligérants. Corrompus et corrupteurs s'entendent comme larrons en foire et la dette odieuse n'en finit plus de grossir. Un autre avantage pour les créanciers qui n'en finissent plus d'étrangler ce continent pour satisfaire les ploutocrates et leur cupidité.

Jean Riopel, Montréal

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