26 novembre 2008
Le débat à la lumière des attentes
C'est à la lumière des attentes qu'il faut évaluer le débat entre les chefs des trois partis représentés à l'Assemblée nationale. Chaque parti, bien sûr, dira les avoir comblées.
Il ne s'agit pas de proclamer qui a « gagné » ou « perdu », un exercice qui ne dit rien sur la capacité de gouverner. Il faut plutôt faire des constats. Il existe ici la noble envie de se limiter aux questions de fond, mais ce serait prétendre que l'événement est surtout une affaire de fond. Autant prétendre que l'été approche.
Le premier ministre sortant
Jean Charest racontait récemment avoir été « le seul à s'être trouvé bon » dans le débat de 2007. Autodérision? Modestie? Admettons. Aussi, évidente stratégie pour réduire les attentes au débat de mardi. Stratégie rentable: le chef libéral n'a déçu aucun de ses militants dans ce débat.
S'il n'y a pas qu'eux qui voteront le 8 décembre prochain, M. Charest sait néanmoins qu'à l'allure actuelle des choses, ce serait suffisant pour demeurer premier ministre. Peut-être même majoritaire. Il s'agissait donc tout simplement de ne pas reculer. Comme ce but semble avoir été atteint, le premier ministre sortant peut oublier le débat d'hier comme huit mauvais quarts d'heure à passer.
Le chef adéquiste
Mario Dumont a été le seul des trois chefs à ne pas tenter de diminuer les attentes à son endroit. Elles étaient donc élevées. Il n'y a pas de doute que, sur la forme, il a relevé le défi. L'anecdote vaut... l'anecdote, mais il a été le seul à passer l'épreuve sans la moindre note devant lui. Ce n'est pas rien.
Sur le fond, la côte était plus abrupte: prouver son aptitude à être premier ministre. Il n'a pas réussi en 19 mois, donc mission impossible en deux heures. Restait par conséquent à ne pas perdre les appuis qu'il lui reste.
Aux petites attentes, les petites consolations.
La chef du Parti québécois
Pauline Marois ne s'est pas métamorphosée en batailleuse de rue mardi soir, mais elle a été plus mordante que d'habitude. C'est toujours risqué de surprendre: la nouveauté ne dure jamais longtemps. Répéter que Jean Charest fait jouer des cassettes finit par résonner comme une cassette. À retenir, faire plus et mieux que prévu équivaut à gagner.
Sur le fond, il lui fallait ramener, ou amener, la campagne sur le bilan libéral des cinq dernières années. Elle l'a dûment rappelé. Il lui reste à souhaiter avoir été entendue. Il est plus difficile de déterminer un succès de contenu que de contenant.
L'ensemble de l'oeuvre
Beaucoup ont surtout entendu une ennuyeuse, même démotivante, cacophonie. Cela fait quasiment l'unanimité des « observateurs ».
Quasiment.
Animés, émotifs, engagés, les chefs? On leur reprocherait le contraire. Comme on dénonce leur fréquent ronron. Les échanges de mardi étaient d'un intérêt et d'une importance tels, qu'il était possible de les entendre par-dessus le bruit ambiant.
Pas besoin d'être militant pour entendre ce qu'on veut.
Jean Dussault a fait des études universitaires en relations industrielles et en sciences politiques. Journaliste et animateur comptant plus de 30 ans d'expérience à la radio de Radio-Canada, il a amorcé sa carrière aux Actualités à Vancouver, en 1974, et s'est joint à l'équipe des Actualités du réseau à Montréal en 1977.
De 1990 à 2006, il a animé tour à tour les grands rendez-vous quotidiens d'actualités: d'abord Les Affaires et la vie, puis Montréal-Express, La Tribune du Québec et Sans frontières.
La qualité de son travail comme journaliste et animateur a été soulignée à plusieurs reprises, notamment par l'attribution du Grand Prix du journalisme de la CRPLF et du Prix Judith-Jasmin.
Il a couvert la campagne électorale québécoise de 2007 pour la Première Chaîne. Il a été reporter national à la colline Parlementaire de Québec. Il est maintenant chef de bureau des services français de Radio-Canada à l'Assemblée nationale.
1 décembre 2008
Bonsoir.
Les résultats néfastes de Stephen Harper pourraient nous toucher avantageusement.
Ce soir, on voit un Jean Charest paniqué.
Pourquoi.?
Il sait que son pari et parti est basculant , que nous voudrions faire nous aussi ménage à trois.
Imaginons ça.Parti québécois ADQ et Québec solidaire.
Ce serait rentable , efficace et de tout ça pourrait naître un nouveau parti né de 3 idéologies .
Jean Charest pourra conduire sa lexus avec son épouse .A celà , il devrait redonner ses 2 lexus aux autres partis.
Bye mon Jean.
Luc Roy, Montréal
1 décembre 2008
Bonjours M.Dussault.
Aujourd'hui, vous étiez l'invité de M.Beauchamp à Maisonneuve à l'écoute de Radio-Canada.
Après avoir tracé la liste de tous les problèmes du PQ depuis le déclenchement des élections, vous avez admis que Pauline Marois avait surpris positivement le public au débat des chefs mais que rien n'indiquait qu'elle avait monté dans les sondages depuis ce temps.
Quels sondages?
Mario Goyette, Charny Qc.
29 novembre 2008
Une chance que les Québécois ont votée massivement pour le Bloc Québécois à la dernière élection fédérale.
Imaginez-vous Harper majoritaire, la merde qu'il aurait pu faire.
Souvenez vous de Jean Charest majoritaire au gouvernement du Québec
Charest arrogant comme Harper au fédérale
Charest qui fait des élections pour rien 83 M
Charest qui a augmenté les taux d'imposition 140 M
Charest qui a augmenté les frais de permis de conduire 501 M
Charest qui a augmenté les frais du régime de congés parentaux 124 M
Charest qui a augmenté les frais de garde 170 M
Charest qui a augmenté les taxes scolaires 165 M
Charest qui a augmenté le frais du régime d'assurance médicaments 173 M
Charest qui a augmenté les prix d'électricité 971 M
Charest qui voulait vendre le Mont-Horford pour faire des condo
Charest qui voulait construire la centrale thermique du Suroît
Charest et le fiasco du projet de modernisation du CHUM
Imaginez-vous Charest majoritaire pour 4 ans, la merde qu'il pourrait faire.
Moi, je vote Parti Québécois avec Pauline Marois.
Stephane Rivet, St-Hubert
29 novembre 2008
Jean Charest entretient très maladroitement le doute au sujet des pertes encourues par la CDPQ. Il connaît pourtant l'ampleur de ces pertes. Si ces pertes se situaient à un niveau normalement raisonnable, à un niveau parfaitement comparable aux pertes encourues par les autres institutions financières dans le contexte actuel, je suis profondément convaincu que Jean Charest s'empresserait de communiquer ces informations pour rassurer les québécois et protéger ainsi son capital de sympathie électorale.
Il faut être profondément naïf pour ne pas voir dans le silence injustifié de Jean Charest un aveu éloquent que les pertes de la CDPQ dépassent les pertes normales attribuables à la situation financière mondiale actuelle.
Continuez de dormir au gaz chers québécois! Le réveil tardif n'en sera que plus brutal. Il est temps de mettre notre intrigant premier ministre et sa sacoche à la porte de l'État québécois avant que celui-ci soit ruiné par des exigences de rendements élevés et donc très risqués.
Paolo Mitriou, Lac-Mégantic
28 novembre 2008
Bonjour,
Déjà 3 jours que ce débat est passé et tous sont retournés à leurs manoeuvres de séduction.
J'ai regardé ce débat jusqu'à la fin sans en perdre une minute. Cependant, après 15 min. d'écoute, j'avais hâte que 22 h arrive. J'étais vraiment agacé par le manque flagrant de discipline, autant de la part des participants (particulièrement madame Marois) que de l'animateur qui laissait trop aller les choses.
Mon impressiion, malgré que je n'ai pas tellement apprécié, est que madame Marois a su, par son agressivité attirer l'attention sans toutefois me convaincre de quoi que ce soit. Ce fut sans doute la "gagnante" de ce débat quoique les autres n'aiient pas perdus!
Est-ce suffisant pour renverser la tendance que nous pouvions observer jusqu'alors dans les sondage? Nous le verrons bien lors du prochain sondage quii sortira sans doute cette fin de semaine.
(D'un ancien souverainiste déçu et pessimiste concernant cette option)
Denis Bergeron, Thetford Mines
27 novembre 2008
Tout les candidats chrechaient à contrôler l'autre avec les mêmes tectnique. Le running attaque c'est la faute de ?argument de mr charest lui permettait de gagner beaucoup de temps à ne pas dire autre chose, C'est un peu le même constat pour les autres, mais monsieur charest a le plus attaqué, et c'estpar son attaque qu'il gagnait du temps et se protégeait à pas dire des chose qui lui auraut nui. Pris comme un match c'est correct mais pri pour voir la véritable pemsée des parti, c'est pas très fort. 90% pour le math qui va gagner et 10 % sur l'approchr des partis.Ils sont venu avancer dans ce débat ce c'QU'on savait tous déjà. Aucune nouveauté dnas l'aspest positif et de finesse du politicien sauf chez mm Marois et monsieurMario.Sans réfléchir et regardant laction à la TV, je pencherais pour mr charest car il n'a pas créer de doute raisonnable qu'il serait préférable de voterpour les deux autres futurs chefs.
Claude Vaugeois, Rouyn-noranda
27 novembre 2008
Le débat a été somme toute un exercice très pénible à écouter. Ilk faudra améliorer la formule qui donne lieu à trop de prises de becs.
M.Charest est resté très premier ministrable dans toute sa prestation, on sent qu'il est le seul qui parle de la crise économique et qui s'en préoccupe sincèrement.
Mme Marois particulièrement avait une attitude très désagréable, j'ai l'impression qu'elle a profité du fait qu'elle est une femme pour être plus agressive que l'habituel, sachant que les 2 hommes devraient modérés leurs réactions. Je sais que je vais me faire critiquer pour ce que je viens de dire, mais c'est mon avis.
Mario a été fidèle à lui-même et a fait beaucoup de clips qui ne démontrent pas beaucoup de profondeur.
Manon Deguire, Repentigny
27 novembre 2008
Suite au débat j'élimine le PQ. je vote pour le développement de plus d'emplois possibles parce que le pain et le beurre sur la table c'est ce qu'il y a de plus important. Je vote aussi pour des idées nouvelles qui sont avancées par l'ADQ, qui mérite que l'on y portent une certaine attention et peut-être aussi un certain raffinement. Comte tenu de la crise ce n'est pas le temps de programmes sociaux mur à mur, mais bien ciblés. Tant qu'au PQ il doit-être retourné sur la banquette arrière. Le parti est souverainniste et tout ses actions seront axées pour mettre dans l'embarras le Fédéral pour nourrir ces aspirations. Qu'il aille réfléchir à un programme politique claire pour réaliser son option et en faire un enjeu électoral claire.
Disons que le mot transparence revient souvent dans leur langage pour contester l'action des autres partis mais quand il s'agit de leur principale raison d'être la transparence est plutôt opaque.
Pierre Bisson, Québec
27 novembre 2008
Je ne peux pas passer sous silence la performance web de Françoise David. Je crois qu'elle peut être déclarée gagnante de la soirée, ou à tout le moins, héros obscur de la rencontre! Québec solidaire a su faire preuve d'initiative plutôt que d'organisation une simple manifestation qui ne l'aurait pas permis de rejoindre davantage la population.
Bravo!
Martin Patenaude-Monette, Sherbrooke
27 novembre 2008
Je trouve qu'on a appris plus de choses des candidats et sur les candidats en utilisant la formule de mardi. Plus de spontanéité et de transparence.
Bien sûr Mario Dumont a assez bien paru, Jean Charest aussi. Et Pauline Marois ne me semblait ni claire, ni mesurée, un peu "borderline", à bout de bras.
La question demeure : Qui ? Quel parti choisir ?
Le PQ, pour moi il date du "temps des cassettes", pas des mp3 ... Les libéraux n'ont pas été si mauvais gestionnaire (économie), ils n'ont pas livré en santé, et personnellement je trouve que leur gestion de la réforme (Marois) et de ECR (Marois... décidément) est anti-démocratique et contre productive.
Bon, est-ce que l'ADQ a plus que des ébauches de solutions? Réduire l'État, refonder le système sur les écoles et les hôpitaux, c'est une bonne idée. Économiser 2 MM$ sur 64 MM$, c'est pas un problème, mais de quoi aurait l'air un gouvernement Adéquiste ?
Dans le fond, c'est d'un retour à la démocratie qu'on a besoin. Le PQ a prouvé que ce n'est pas sa priorité. Les libéraux ont poussé trop fort ...
Jean-Yves Lalande, Saint-Hubert
27 novembre 2008
débat absolument futile et complètement inutile sans la présence des 2 seuls partis a nous présenter autre chose que du réchauffer soit Québec solidaire et les verts,les trois autres se posant la question ,où allons nous ,a droite, très a droite où encore plus a droite,ce coté a déjà démontrer tout ces travers et seul encore quelques illuminés dogmatiques y crois encore.
Benoit Chevarie, Saint-Marc sur Richelieu
27 novembre 2008
Qui a la main haute sur les droits télévisuels d'un débat des cheufs?Qui est propriétaire des médias?Etc...Le contrôle de l'information est très bien gérer par ces familles trop puissantes.Donc,ces débats d'un QI d'environ 6 avec quelques pointes à 8,je suis écoeuré d'en voir.En plus,il manquait deux partis,et ces deux partis ont des idées et des projets qui font bien peur aux familles trop puissantes et par le fait même,ils sont tassés.Pour le reste,on continuera de tourner en rond.Merci!
Yves Filiatrault, Ste-Véronique
27 novembre 2008
De mon côté, j'ai beaucoup aimé le débat. Si à la télévision, ça ne volait pas très haut, le débat prenait toute sa profondeur en l'écoutant avec un ordinateur sur ses genoux.
J'ai été voir le site www.francoisedavid.com et j'ai beaucoup aimé ses commentaires tout au long du débat. Les internautes pouvaient même commenter les commentaires de Mme David. J'y ai été le lendemain du débat et les discussion entre internautes continuaient. C'est une belle initiative qui a compensé pour le spectacle décevant à la télévision.
C'était la première fois depuis longtemps que je me suis senti participer au débat.
Serge Robert, Longueuil
27 novembre 2008
Je rappellerais à ceux qui ont la mémoire courte que, lors de son premier mandat, le gouvernement Charest s'est comporté en véritable rouleau compresseur et a passé la majeure partie de ses projets de loi sous le bâillon, ce qui est on ne peut plus antidémocratique. J'invite donc les électeurs à changer le cours de la campagne, à se doter d'une opposition forte, en votant autre que libéral, pour qu'il y ait de véritables débats à l'Assemblée nationale, des amendements constructifs, des lois plus justes, pour un meilleur service aux citoyens. Comme en économie, le plus risqué en politique, est de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Ce peut être drôlement long 4 ans et demi à 5 ans d'un gouvernement tout-puissant avec une opposition muselée. Pensez-y bien!
Jean-Roch Paquin, Québec
26 novembre 2008
Je trouve dommage que le point qui ressorte le plus de ce débat soit l'image des chefs. Alors que le but de l'exercice est d'exposer aux Québécois le contenu des différentes plates-formes, les journalistes ne sont-ils pas à côté de la traque en mettant l'accent sur le contenant?
Si la forme du débat a pu agacer certains, je trouve plutôt que les principales lacunes sont au niveau du contenu. Pas un seul mot sur l'environnement, zéro, niet, nothing, nada. Et pourtant, les trois partis se targuent d'avoir à coeur les principes du développement durable. C'est outrageant!
On a pas davantage parlé de justice sociale. Vide total, à moins que les gens ne soient assez imbéciles pour associer la lutte à la pauvreté aux mesures de soutien aux familles (allocations à la naissance, garderies, etc). C'est un pas dans la bonne direction, mais il ne fait pas se leurrer; ce genre d'annonce vise essentiellement à gagner le vote de la classe moyenne. Même en période de croissance il y avait déjà bien des pauvres au Québec. La crise est-elle une raison pour les oublier?
Je comprend mal que des journalistes qui ont à coeur le débat politique et qui déplorent le cynisme ambiant puissent en même temps concentrer leur travail sur les éléments de forme. En agissant comme tel, les gens qui nous informent contribuent à transformer en spectacle, que dis-je!, en cirque, une période qui devrait en principe être consacrée au débat et au brassage d'idées.
Par pitié monsieur Dussault, parlez à vos collègues, dites leur de cesser de dégrader le débat politique, de cesser d'en évacuer le contenu.
Charles Plante, Montréal
26 novembre 2008
Grosso modo, j'ai trouvé le débat assez ennuyeux en ce qu'il ne m'a appris absolument rien de neuf. Suivant la campagne depuis avant même qu'elle ne débute, je n'y ai rien entendu de nouveau. Le seul ajout a donc été la désagréable cacophonie à laquelle nous avons été exposés. Un gagnant à cet «incontournable»? Personnellement, si je l'évaluais à la manière d'un match de boxe, je dirais que M. Dumont et P. Marois se sont assez bien battus, mais que J. Charest, qui défendait son titre, est reparti avec la ceinture, aucun de ses adversaires, à aucun moment, n'ayant vraiment réussi à lui faire plier les genoux ou à lui passer le K.O. Ç'aura donc été tout un plus un passage obligé des plus terne, qui ne changera pas grand-chose au dernier droit, par lui-même, bien entendu. Cependant, les «deux chefs de l'Opposition» en sont repartis un peu plus confiants, revigorés, et les critiques positives de leurs partisans respectifs et de la presse aidant, ils réussiront peut-être à améliorer légèrement leur sort... à la condition qu'il ne tombe pas sur la tête des libéraux une tuile importante, comparable à celle qui est tombée aujourd'hui même dans un stationnement à étages de Montréal, sens premier exclu, il va de soi. Pour M. Dumont, par contre, le sort en est, j'en ai bien peur, définitivement jeté, car je ne pourrais m'imaginer qu'un nombre important de Québécois puissent encore le voir comme un chef de l'Opposition potentiel, encore moins un premier ministre. Il est le grand, pour ne pas dire l'unique responsable de l'échec lamentable de l'ADQ à titre d'Opposition officielle, et il n'aura que lui-même à blâmer pour la défaite de plus d'une trentaine de ses députés, si les sondages se maintiennent et se confirment. Je pourrais en dire long là-dessus, mais je me contenterai de lui suggérer d'aller se chercher une maîtrise ou un doctorat, en profitant pour se faire oublier, et de renouer avec la politique, s'il en a toujours la piqûre, sans quoi il n'y aura jamais plus pour lui de virtualité à titre de premier ministre.
Jean-Roch Paquin, Québec
26 novembre 2008
Cette belle unanimité des observateurs me fait rire. Le mot a été lancé et tout le monde l'a repris pour faire "politically correct". Cacophonique, voici comment on qualifie le débat. Ça permet surtout à tous ces observateurs "neutres" de se mettre au neutre." Match nul", "exercice utile", "pas de knock-out", tous les clichés sont repris comme une litanie vouée à éviter de dire ce que l'on pense vraiment. La carrière doit se continuer et ron ron petit patapon...
En fait, le débat a permis de constater certains faits.
Mario Dumont a été à son meilleur. La phrase percutante et imagée. On se demande comment il a fait pour gaspiller son atout de communicateur pendant les 20 derniers mois. Le discours est populiste et de droite mais il s'assume. Moi, j'embarque pas. D'autres, oui.
Pauline Marois s'est montrée plus combative. Elle répondait du tac au tac à la cassette de Jean Charest. Elle a trouvé le ton juste car l'agressivité, à la télévision, ne passe pas surtout pour une femme. Le contenu était souvent flou. Pour un premier débat, elle s'en tire assez bien. Elle devra apprendre à dire en quelques phrases les grandes lignes de son programme. Je suis resté sur ma faim.
Jean Charest est resté ce qu'il est. Il est imbu de lui-même et plutôt paresseux. Il a sous-estimé ses adversaires, lui habitué au ron ron des journalistes. Cet homme en est à son cinquième débat; comment peut-il se présenter devant Pauline et Mario et quelque 2 millions de personnes en pensant qu'il pourra rejouer les mêmes cassettes sans exaspérer Pauline, Mario et plusieurs centaines de milliers d'auditeurs ? Des observateurs l'ont surnommé "monsieur teflon"; pour ma part le surnom de "Rubicond bouclé" me semble plus approprié à son personnage.
Jean Archambault, Montréal
26 novembre 2008
Le concept de Dieu est tout à fait inévitable, indépendamment du fait de "croire" ou ne "pas croire". D'un point de vue philosophique, il s'agit de l'absolu, concept limite, intégratif de toute réalité et de toute possibilité. Il s'agit en ce sens du concept le plus général et le plus élevé auquel nous pouvons parvenir. Quand nous disons ''absolu'' nous disons à la fois absolument tout et strictement rien. Il ne s'agit que d'une généralité encore purement indéterminée. En rapport avec notre pouvoir fini de représentation, ce concept extrêmement général ne peut être saisi que de façon très fragmentaire, dans une perspective anthropocentriste, psychologique, axiologique, analogique, etc. Or lorsque par ignorance et naïveté, le croyant substitue au concept total sa propre représentation singulière, c'est-à-dire lorsqu'il absolutise sa vision nécessairement relative de l'absolu, en l'imposant par exemple aux autres de façon autoritaire ou même destructrice, nous voyons naître le fanatisme. L'absolutisation d'une perspective contingente, d'une vision particulière qui s'ignore elle-même dans sa particularité, tel est le vrai problème. Qu'on l'accepte ou qu'on la refuse, l'idée de Dieu, qui se présente souvent d'abord comme une représentation personnalisée de l'absolu, demeure intacte et incontournable. Par contre, s' approprier Dieu pour opposer sa vérité à celle de l'autre, pour justifier des intérêts particuliers, contraindre la liberté de l'autre, le manipuler, le posséder ou même l'annihiler, sont des erreurs immatures qui se répètent depuis toujours et se voient partout, même encore chez certains dirigeants... De même que pour un refus simplement indifférent ou préréflexif de toute transcendance, l'infantilisme est aussi partie inhérente des premiers stades de la foi. Ces deux attitudes primaires se traduisent parfois, fort tristement d'ailleurs, par l'aberration et la tragédie. Comme l'a bien dit Voltaire, si Dieu a créé l'homme à son image, ce dernier le lui a bien rendu...
Christian Maltais, Beaupré
26 novembre 2008
Bonjour,
Le débat cacophonique d'hier n'a pas fait de vainqueur, c'est vrai. Mais il faut souligner qu'aucun Premier ministre ne pouvait sortir gagnant de cet exercice. En passant, monsieur Charest a raison. Le chiffre de Monsieur Dumont n'est pas bon. N'importe qui qui a fait le moindrement de comptabilité sait que l'on ne peut pas calculer la dette sans prendre en considération les actifs. Il a induit les Québécois(es) en erreur. Il a perdu mon vote.
Carol Pomenti, Montréal
















