27 novembre 2008
Les sautes d'humeur de Bernie Ecclestone
C'est plus fort que moi. Chaque fois que quelqu'un accepte de me parler, je m'interroge sur ses mobiles. Il est très rare dans mon métier que les acteurs de l'actualité acceptent de parler de façon gratuite et désintéressée.
Comme je le dis souvent à des amis, nous, les journalistes, sommes au centre de toutes les manipulations du monde. Les meilleurs d'entre nous sont ceux qui réussissent à ne pas être trop manipulés.
Quand Bernie Ecclestone a accepté de nous accorder une entrevue pour s'expliquer quant à la disparition du Grand Prix du Canada, je me suis donc demandé quelles étaient ses motivations. Il accepte rarement de participer à des entrevues devant la caméra.
Un ami qui connaît bien le milieu de la F1 et à qui j'ai parlé avant de partir à Londres pour mener l'entrevue était convaincu qu'il voulait relancer les négociations avec les représentants gouvernementaux québécois pour sauver le Grand Prix.
Sa théorie était qu'Ecclestone avait sans doute été surpris du rejet de sa proposition par les ministres Bachand et Fortier et par le maire Tremblay. Il profiterait donc de notre caméra pour lancer un message en vue de reprendre les pourparlers.
Un sale caractère
En arrivant à ses bureaux de Londres mardi matin, on a bien senti qu'il était loin de vouloir faire des beaux yeux à qui que ce soit.
On nous avait avertis qu'il avait peu de temps à nous accorder. C'est pourquoi nous sommes arrivés un peu plus tôt que prévu pour notre rencontre. En attendant qu'il se présente, nous avons déposé nos équipements le long d'un mur dans un couloir.
En les apercevant, en sortant de son bureau, M. Ecclestone a piqué une vive colère et nous a engueulés comme du poisson pourri en menaçant de tout jeter aux ordures et de nous expulser.
J'ai tenté de le calmer en lui disant que nous venions de traverser l'Atlantique à sa propre invitation pour l'interviewer. Rien n'y fit. Il a continué à nous engueuler en nous signalant qu'il n'avait que cinq petites minutes à nous accorder.
Puis, en un instant, le ton a changé du tout au tout. Il m'a fait venir seul dans son bureau pour m'expliquer pourquoi il voulait parler. Il s'est fait tout à coup mielleux en me disant qu'il était heureux de pouvoir enfin donner son point de vue sur la crise de la F1 à Montréal.
Puis, il m'a remis une simple feuille de papier expliquant les sommes que lui devait le promoteur Normand Legault.
Mais il a surtout cherché à dénigrer l'ex-ministre conservateur Michael Fortier, qui aurait, selon lui, fait circuler sa correspondance aux quatre coins de la planète.
Quand je lui ai demandé s'il voulait reprendre les négociations pour sauver le Grand Prix de Montréal, il m'a regardé dans les yeux au travers de ses immenses lunettes et m'a servi un « No » sans équivoque.
Il n'était donc pas question de se servir de nous pour relancer les pourparlers.
Pourquoi finalement nous a-t-il parlé? Quel était son intérêt?
Je pense qu'il voulait tout simplement expliquer qu'il a été floué dans cette histoire et que l'aventure du GP du Canada n'était plus rentable. Sans doute aussi pour sauver la face dans une histoire où il n'a pas eu le beau rôle. Qu'il n'est pas nécessairement le gros méchant loup que les journalistes dépeignent depuis des années dans les médias du monde entier.
Mais pour qu'on vous croie, M. Ecclestone, il faudrait tout de même faire un petit effort pour contenir vos sautes d'humeur quand vous nous accueillez!
Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.
Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).
Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.
Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.
En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.
En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.
Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.
Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.
Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.
Il a présidé la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2004 à 2007.
11 décembre 2008
J'ai vu l'entrevue avec le patron du GP à Londres.
J'aimerais savoir combien cette petite rencontre à Londres a coûté à Radio-Canada et aux payeurs de taxes. Un journaliste, un caméraman, un réalisatuer et qui d'autre ont fait ce petit voyage à Londres? Combien de soirs à l'hôtel de la dispendieuses ville de Londres? Par expérience, une chambre standard coute un minimum 350$, le prix de chaque billet d'avion 1,000$ si en classe économique., le s prix des repas est cher. Je me demande aussi qui à Radio-Canada autorise ces pettis voyages dispendieux, sous l'excuse que les auditeurs ont droit à l'information. Je suggère que Radio- Canada, au nom de l'accès à l'information nous dise à l'avenir, combien coutent leurs reportages. Ca serait facile qu'à la fin d'un reportage, qu'on nous dise :Ce reportage a couté en tout xxx $ ! Aussi, ca serait intéressant de savoir par une émission spéciale de connaitre ce que coute Radio-Canada par genre, par émission et par reportage.
Ca aussi ca fait partie de ce que les citoyens doivent savoir.
La question est à savoir si il est pertinent qu'une télévision publique doive informer les payeurs de taxes sur les coûts et les dépenses des reportages , des émissions culturelles, politiques, scientifiques et sportives.
C'est le droit à l'information!
Jean-Charles Raby, Orléans
1 décembre 2008
Il serait temps de passer à autre chose et revoir l'utilisation de l'ile Notre-Dame, exit toutes les courses de machines. Je peux pas croire que nous ne pouvons pas trouver un projet rassembleur, permanent et touristique pour ce magnifique emplacement au milieu du fleuve.
Charles Constantin, Boucherville
30 novembre 2008
'Le Canada (et en particulier Montréal) n'a plus les moyens de se payer le GP'
Non seulement Montréal n'a plus les moyens de se payer un Grand-Prix, mais ça fait 3 ans qu'elle en achète un à crédit et elle n'est plus capable de rembourser. IL était temps que ça finisse et c'est ce que le déplaisant Bernie a dit. Montréal serait mieux de mettre son argent sur ses ponts, ses stationnements et ses rues qui s'effondrent.
Denis Bouchard, Québec
30 novembre 2008
Pourquoi vous un expert en communication avez-vous tant de difficulté à comprendre un texte et une situation pourtant très limpide. Nous n'avons pas les moyens financiers de présenter un grand Prix F1. M. Ecclestone ne veut pas nous subventionner. Il comprend notre situation mais que peut-il y faire. Il y a des pays étrangers qui ont les moyens et qui veulent le grand prix F1. C'est simple, c'est logique, et M. Ecclestone le dit clairement.
J'ai beau vouloir rouler en Mercedes si je n'en ai pas les moyens, on fait quoi, on coupe la nourriture, on coupe le loyer, peut-être l'habillement. Non, on roule en Mazda ou autre c'est pas si mal. Je peux pleurer, crier, vociférer comme un journaliste de La Presse, ou de Radio-Canada, rien n'y fait, j'ai pas l'argent du ticket, c'est tout. Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre,. même moi je le comprend, pourquoi les journalistes ne comprennent-ils pas. M. Ecclestone ne nous doit rien, et je ne veux rien lui devoir. C'est les affaires, ce n'est pas une cause humanitaire. Il en est de même pour les avions personnels, les autos prestigieuses, le champagne etc etc, ce ne sont que des produits de luxes, ...comme la F1 . Radio-Canada va-t-il envoyer un reporter pour enquêter en France chez les vignerons si de Champagne si je ne peux me procurer une bouteille de Veuve Clicquot, On respire par le nez, on prend un peut de lait de magnésie pour la montée de lait...et la vie continue, plus calme et silentieuse surtout en juin près de Mourialle.
Michel Roberge, Granby
30 novembre 2008
Désolant que Radio-Canada envoie une équipe de tournage à Londres pour offrir un micro à Bernie Ecclestone. Comment cela a-t-il coûté ? 10 000 $ ? 20 000 ? Plus ? Il aurait été préférable d'envoyer l'argent à Jeunesse au soleil.
Pierre Poulin, Montréal
29 novembre 2008
Je crois que sa motivation c'est d'éviter que les canadiens le démonise et commence à détester le sport pour éventuellement s'en désintéresser. Le marché canadien jouit d'une économie toujours en santé et elle est surement encore intéressante pour les divers commanditaires du circuit F1. C'est peut-être eux qui l'ont forcé à faire une sortie publique.
Nicolas Roberge, Québec
29 novembre 2008
madame, monsieur
Pour essayer de gagner la confiance du président de la formule 1 on a envoyé des looser, fortier, bachand et tremblay. Ces gens n'avaient la compétence et ils ne sont pas des gagnants pour négocier avec Monsieur Ecclestone.
P.S je ne suis pas certain si on nous dit tout la vérité sur ce sujet
salutation
Jean Y
yug jean, montreal
29 novembre 2008
Ce qui doit le mettre complètement furax c'est le fait que ses techniques de négociations sont maintenant connues et avérées depuis que Michael Fortier a publié la correspondance qu'ils ont échangé.
Ça va être d'autant plus dificile de trouver d'autres 'poissons' à l'avenir....
Guy Martin, Montreal
29 novembre 2008
Bernie Ecclestone est peut-être un personnage désagréable mais il dit la vérité:
Le Canada (et en particulier Montréal) n'a plus les moyens de se payer le GP.
Chialez tant que vous voudrez, faites même semblant que ça vous fait plaisir de voir partir le GP. Comme le Renard et les raisins!
La réalité n'en reste pas moins vraie.
Pierre Brasseur, Vaudreuil
28 novembre 2008
Pour une personne qui se dit journaliste d'enquête M.Gravel, ce déplacement outre atlantique et l'interview avec Bernie,c'est vraiment pas fort.Quant aux sautes d'humeur de Bernie,j'imagine qu'il a d'autres chats à fouetter que de rencontrer un journaliste qui de toute façon n'aurait rien d'autres à ajouter.Tout a été dit sur le grand prix depuis quelques semaines.Alors........Merci.
Bernard Fillion, Chicoutimi
28 novembre 2008
M. Gravel,
sachez tout d'abord que je suis un grand fervent de vos entrevues et de l'émission "Enqûete".
Cependant, force est d'admettre que votre neutralité journalistique a été quelque peu biaisé. Qu'un collègue (peut-être M. Crépeault, analyste F1 à la SRC) vous suggère que cette entrevue représente une porte ouverte vers de quelconque nouvelles négociations, soit. Mais il semble impossible de nier le fait que M. Ecclestone ait répondu à votre question (sous différentes formes) à plus d'une reprise. Terminer l'entrevue de cette façon ne me semble pas "neutre" journalistiquement. Je suis aussi d'avis que cela n'était pas votre meilleure entrevue et que avez peut-être voulu en faire trop. Je conviens tout autant que cette situation, avec un homme d'affaires aigri, n'est pas le meilleur des contextes d'analyse.
Ne me méprenez pas... j'ai probablement les mêmes opinions que vous sur la question. Les gouvernements auraient-ils été blâmés de donner autant à l'entreprise de M.Ecclestone? Probablement. Alors, si ni Normand Legault, ni Guy Laliberté, ni Bernie Ecclestone lui-même (pas trop surprenant) ne veulent promouvoir l'événement(et j'entends penser être rentable), et bien, le constat est clair...
Montréal et le Canada ne peuvent plus se payer la F1.
Il serait cependant intéressant de pouvoir disséquer les finances et les revenus des-dits pays en liste pour obtenir un Grand Prix. Lorsque je vois les milliardaires de Bahreïn se payer un Grand Prix, au nom du tourisme... j'ose espérer que ce sera les constructeurs qui réagiront, au nom de la valeur de vente et de retombées que leur procure leur implication. À suivre.
Charles Picard, Québec
28 novembre 2008
M. Gravel,
Je n'ai pas regardé l'entrevue avec Ecclestone; elle n'était pour moi d'aucun intérêt. Pour moi, les Ecclestone de ce monde sont des dinosaures dont il faut se débarrasser en cessant de leur accorder une importance qu'ils n'ont pas, tout comme les "causes" qu'ils défendent. Pour ma part, la F1 est un "sport" dépassé dans le contexte planétaire actuel, et ce, tant du point de vue économique qu'écologique. Si, d'avance, vous vous saviez manipulé, pourquoi avoir joué le jeu sinon pour mousser vos cotes d'écoute. Dans le même ordre d'idées, je vous exprime mes réserves sur votre dossier et votre livre portant sur Geneviève Jeanson. Une "canne de vers", remplie de manipulateurs, Jeanson la première. Merci de revenir à des enquêtes ayant un véritable intérêt.
Céline Jalbert, Ottawa
28 novembre 2008
Bernie Ecclestone n'est qu'une chose: un homme d'affaires. Mais son modèle d'affaires est devenu irréaliste. La situation financière de Formula One Management (FOM, la société qui détient les droits de commercialisation de la F1) qu'il dirige joue évidemment pour beaucoup: le fonds d'investissement (CVC) qui détient la majoirté des actions de FOM a emprunté beaucoup pour acquérir ces actions et doit dès lors payer beaucoup d'intérêt sur cette dette. Il faut donc que la F1 génère beaucoup de liquidités chaque année. S'il faut laisser tomber le seul GP au cours duquel les gradins sont pleins pour y arriver même le vendredi, ainsi soit-il! EN fait, le nombre de spectateurs présents à une course laisse FOM complètement indifférente: les revenus provenant de la vente de billets sont acquis au promoteur de l'événement. On en comprend que FOM reçoit un montant déjà établi pour présenter la course, que des spectateurs se présentent ou pas. Et c'est là tout le problème: le montant exigé par FOM pour le "privilège" de présenter une course de F1 est devenu tellement élevé que le GP du Canada, qui est à guichets fermés chaque année, fait un déficit de $10 millions malgré tout. Or FOM veut encore augmenter le montant exigé pour tenir la course et exige maintenant une garantie du paiement de cette somme. Compte tenu du besoin de FOM de s'assurer de disposer des liquidités requises pour rembourser les intérêts sur sa dette, on peut comprendre que FOM puisse vouloir imposer pareille exigence. Avec les sécnarios qu'on nous a présentés, il me semble que FOM aurait pu faire ses frais sans avoir à exiger pareille garantie. Mais ça devient une décision d'affaires et en ces matières, Bernie Ecclestone est intraitable, comme vous avez pu le constater!
L'amateur de F1 que je suis espère que FOM retombera sur Terre et abaissera les montants qu'elle exige pour la tenue d'un GP et qu'entre-temps Montréal tentera de trouver des solutions pour augmenter le montant qu'elle est prête à verser pour tenir un événement d'une telle ampleur!
Antoine Martin, Montréal
28 novembre 2008
Voici ce que j'ai écrit sur mon blogue ce matin. À la lecture du billet de M. Gravel, je comprends mieux.
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J'ai écouté hier soir l'entrevue exclusive d'Alain Gravel avec Bernie Ecclestone au sujet du Grand Prix du Canada. J'avais beaucoup d'attentes pour cette entrevue puisque Gravel est généralement un excellent journaliste. Quelle déception!
On savait déjà que le Grand Prix était définitivement retiré du calendrier. Bernie l'a confirmé dès le début de l'entrevue, par une réponse claire et précise. Pourquoi alors Alain Gravel a-t-il répété la question 5 ou 6 fois pendant l'entrevue? La réponse avait été complète la première fois. Les questions qui ont suivi ne nous ont pas non plus permis d'apprendre quelque chose de nouveau. C'est une question d'argent, simplement une question d'argent. Legault n'a pas payé tout ce qu'il devait payer, selon les ententes contractuelles. Et le Grand Prix n'était pas viable économiquement sans l'intervention massive des gouvernements. Big surprise!
J'aurais aimé que Gravel demande à Ecclestone ce qu'il pensait des gradins quasi-vides lors des nouvelles courses asiatiques. J'aurais aimé qu'il lui demande où il voyait la F1 dans 5, 10 ou 20 ans. J'aurais aimé qu'il lui demande quelle était l'influence réelle des équipes dans les décisions touchant le calendrier et le fonctionnement du championnat. J'aurais aimé savoir à quel moment il pensait se retirer et ce qui se passerait après son départ. J'aurais aimé qu'il confronte Ecclestone sur le partage des revenus vs le partage des dépenses. Malheureusement, l'entrevue n'est pas sortie de son petit carré de sable autour des contrats de la manche canadienne. Décevant.
Christian Gingras, Québec
28 novembre 2008
Bonjour,
Vrai que ce personnage n'est pas le plus sympathique et qu'il a un sale caractère. Le contraire m'aurait en fait surpris. C'est un homme d'affaires au sens strict du terme et j'ai senti qu'il a "tenté" de faire son bout de chemin et un léger effort pour conserver son grand prix au Canada et le seul en Amérique. Mis bon, son portefeuille l'a ramené à l'ordre. Mettez-vous à sa place, il n'est pas Montréalais donc, pas réellement de favoritisme à accorder à la ville. Et des pays et d'autres villes font la file pour payer ce qu'il demande. De ce point de vue là donc, rien à redire. Mais je crois que ça va le rattraper un jour ou l'autre et à mon avis plus tôt que plus tard. En effet, à force de vouloir faire de courses dans les pays en développement , et il n'en restera plus un seul en Europe et en Amérique (Apparemment Silverstone et l'Australie vont peut-être disparaitre aussi). Les vrais constructeurs (Toyota, Honda, BMW, Mercedes) vont commencer à se dire "c'est bien beau de vendre des voitures à Dubaï et en Turquie, des marchés en émergence. Mais les marchés les plus importants sont encore l'Amérique et l'Enrope. Je ne serai donc pas surpris de revoir les jeux de coulisses pour que ces constructeurs développent leur propre "Formule" et instaurer pas une ou deux courses, mis bien plus encore en Amérique et en Europe.
Antoine Clément, Montréal
28 novembre 2008
Même si je ne suis pas un amateur de F-1, loin de là, votre reportage m'a intéressé. Vous avez fait précéder l'entrevue avec Bernie Ecclestone d'une rétrospective historique du Circuit Gilles-Villeneuve (aucun lien de parenté avec moi) et j'en ai appris beaucoup.
Je trouve que vous avez eu du courage d'interviewer ce magnat de la finance. Ce ne devait pas être évident après le traitement qu'il vous a fait subir avant l'entrevue. Il est pertinent, en ces temps de turbulence économique, de voir à qui nous avons affaire (sans jeu de mot !) Votre portrait du grand patron est fort éloquent.
C'est son modèle économique qui est désuet...
Note à part : j'aimerais beaucoup que vous fassiez un suivi du dossier du Pont Champlain. Je trouve le sujet très préoccupant.
Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC
28 novembre 2008
Ce monsieur Ecclestone fait parti des bouffeurs de subventions. Ces dirigeants d'entreprise qui en redemandent constamment.
Nos dirigeants sous prétexte (menaces) que les entreprises vont aller ailleurs, distribuent les subventions à qui mieux mieux. La plupart du temps le choix de ces entreprises est déjà fait. Ils vont s'en aller de toute façon et ils essaient d'en tirer le maximum avant de partir.
Les entreprises vont fermer, déménager peut être, mais au moins ils vont arrêter de nous voler.
Ceux et celles qui en tirent tous les bénéfices sont ceux et celles qui doivent contribuer monétairement, que ce soit les travailleurs en baissant leur salaire en concédant des avantages (industrie automobile) ou les commerces en partageant leurs profits avec l'évènement qui les aides à faire des affaires d'OR.
Le public en générale n'a pas à défrayer quoi que soit pour que des travailleurs ou des commerçants se remplissent les poches. L'entreprise est public ou privée, elle donne un service public ou elle empoche des bénéfices. Mettons fin aux subventions un point c'est tout.
René Arseneault, Trois-Rivières
28 novembre 2008
Bonjour M. Garvel,
Il va falloir que Radio-Canada arrete de gaspiller les taleunts de ces journalistes comme vous pour nous montrer des niaiseries d'un certain snob, bougeois, archi-milliardaire à la con qui s'appelle Bernie. Arretons de lui accorder du temps d'antenne (c'est ce qu'il veut lui).
Oui pour la F1 mais Non pour la F1 à la Bernie. Dommage il va falloir attendre encore longtemps pour que ce sport redevient un sport et non seuelement une vitrine publicitaire.
Bonne journée,
Elie AK, Laval
28 novembre 2008
Bonjour à tous,
Qu'est-ce qu'on essayait de prouver avec cet interwiew?
Apparemment que monsieur Ecclecstone est une personne peu sympathique, oui et alors? Il en existe tant dans le monde du business sans que cela engendre la moindre réaction. Comme si la perte du grand prix ne tenait qu'à cet aspect des choses.
Au lieu d'aller inspecter le jardin du voisin, commençons par le nôtre; nous serions bien surpris!
Stéphan Dulieu, Longueuil
28 novembre 2008
Mr Gravel.
A mon avis, ce n'est pas le GP qui perd de l'argent mais les hoteliers , restos et commercants.
Je pense que nous sommes des quêteux , des opportunistes voilà.
Le GP va faire mal aux gens qui peuvent s'y rendre .
Et bien au lieu de quêter et de demander de l'aide, posons-nous la ou les questions suivantes.
Qui sont les perdants ?
Si Harper n'aide pas les arts au Québec : FI très gagnante puisque permanente, commençons par nous-mêmes.
Il me semble qu'envoyer un journaliste faire cette enquête est déplacée.
C'est encore de l'argent dépensé inutilement.
En pleine crise économique, nous devrions couper pareille dépense et laisser les gens libres.
Nous n'avons pas à faire la morale à personne !
Claire Thibaudeau, Sherbrooke
28 novembre 2008
Impossible pour moi de comprendre que vous avez du vous rendre a Londres pour un entrevue de 5 minutes, tout cela aurais put etre fait sur Skype sans depenser des centaines de dollars.
Caron Yves, St-Donat
27 novembre 2008
C'est à ma connaissance votre pire reportage. Qui n'a pas conscience que la F1 est une entreprise qui recherche le profit dans un marché d'offre et de demande ? Pourquoi répéter jusqu'à trois fois une question à laquelle on vous a clairement répondu la première fois ? Cherchiez-vous à le faire sortir une fois de plus de ses gonds ? Je présume que vous avez opté pour diffuser quelque chose qui ressemble à rien plutôt que rien. Je veux dire, de la neige à la télé quand il commence à en tomber dehors... Cherchiez-vous à montrer qu'il était aussi vide que votre reportage ? Si oui, bravo ! Sinon, meilleure chance la prochaine fois!
Philippe Paquet, Québec
27 novembre 2008
Je me fous vraiment de M. Ecclestone. Il y a quand même une limite au chantage. Et je me demande pourquoi les médias lui accordent toujours des entrevues qui lui permettent de manipuler la population. Oui à la F1 mais pas à n'importe quel prix. Ce cher M. Ecclestone va maintenant chercher de l'argent dans des pays émergents qui demandent l'aide du FMI pour les aider à sortir de la crise économique ou dans des pays arabes qui viennent de se remplir les poches avec la crise pétrolière déclanchée indirectement par leur ami Bush. Il faut vraiment avoir du culot. Et on ne parle même pas de son sale caractère.
On devrait plutôt se prendre en main avec de beaux projets à long terme plutôt que de toujours embarquer dans des projets qui durent une ou deux semaines et qui nous coûtent beaucoup trop cher. Et la plupart du temps, ces projets ne créent pas d'emploi durables. Les Olympiques ont duré deux semaines et nous avons payé cette courte aventure pendant environ 30 ans. Imaginez un peu ce que nous aurions pu accomplir avec tout cet argent. Et ce sont toujours les mêmes qui s'enrichissent avec l'argent du peuple.
Claude Tremblay, Montréal
27 novembre 2008
Durant l'interview avec Bernie Ecclestone ... il a confirme ce que j'etais absolument certaine qu'etait la cause de la non-flexibilite dans la negociation du Grand Prix. Il a bien dit que 4 autres pays trouvaient l'offre faite a Montreal pour un tel evenement ... "tres raisonnable". Voila votre reponse. Il a probablement deja discute avec d'autres pays, peut-etre meme a plus haut prix que ce qu'il pouvait faire a Montreal, ce qui explique son mecontentement evident d'avoir divulgue l'info. Croyez-vous que Dubai, par exemple, aurait des difficultes a payer pour avoir un grand prix dans leur pays ? Il faut accepter ce qu'on ne peut changer. De toute facon, ce n'est qu'une gamme selecte de citoyens qui peuvent se permettre d'assister a un tel evenement ... pourquoi l'argent de tous les contribuables devrait etre utilisee pour ca ? Pour rapporter a qui et faire plaisir a qui ?
Lise Guilbault, Longueuil
27 novembre 2008
Bonjour Monsieur Gravel,
J'ai bien aimé regarder et écouter votre reportage et entrevue avec Bernie Ecclestone. J'aurais toutefois aimé vous voir le confronter plus précisément sur sa «gourmandise». N'allait-il toujours pas trouver son profit avec des redevances réduites? N'a t-il pas tort de vouloir qu'on lui donne des sommes comparable à celles qu'il reçoit des «pétro-pays»? Son organisme n'a-t-il pas la promotion du sport automobile dans le monde en plus de la recherche de rentabilité? Voilà les questions sur lesquelles je demeure.
Merci de me répondre si le temps vous le permet.
Salutations sincères
Steve Boivin
St-Flavien, (Lotbinière)
Steve Boivin, Saint-Flavien
27 novembre 2008
J'ai écouté votre reportage. J'ai trouvé l'homme très méprisant. Sa tactique est simple : que les autres encaissent ou paient à sa place, lui empoche le reste. D'un autre côté, M. Gravel je ne vous ai pas trouvé très brillant : vos questions étaient répétitives qui manquaient d'ampleur. Je crois qu'avec le genre d'homme que vous aviez devant vous, c'est une autre approche (plus retorse, disons) qu'il aurait fallu privilégier. Mais je peux me tromper.
Alain Lavoie, Montréal
27 novembre 2008
Allons savoir ce que le feuillet de papier contenait?
On comprendrait mieux cette affaire nébuleuse...
Et cela expliquerait peut-être le mutisme de M. Normand Legault....
Denis Chabot, Québec
27 novembre 2008
Je vais dire comme lorsque j'étais jeune...
Ben bon pour vous, z'aviez juste à pas y aller!!!
On a rien a foutre de ce genre de personnage pour progresser dans la vie.
C'est juste une course de char....
Ne gaspillez plus d'argent avec le bouffon, ça ne m'intéresse pas les colères du parvenu.
bonne soirée quand même.
Réjean Carrière, Repentigny
27 novembre 2008
Cher monsieur Gravel,
J'admire votre politesse face à un individu aussi détestable et imbû de lui-même. Vous être déplacé pour réaliser une telle entrevue aurait dû mériter plus de respect de la part de cet individu. Le GP du Canada n'est plus rentable, selon ses exigences financières, et bien qu'il aille au diable. Le contexte économique mondial finira bien par le rattraper. Il peut lever le nez sur cette porte d'entrée en Amérique du Nord qu.était le GP de Montréal, mais un jour, il pourra le regretter.
J'espère que vous lui enverrez les frais pour votre déplacement et celle de votre équipe.
Laurent Lavoie, Rimouski
27 novembre 2008
Aujourd'hui le 23 mai 2050, déjà 5 ans que les humains n'ont plus de pétrole,
L'Alberta est d'une pauvreté extrème.
En 2008 le Canada a perdu son Grand Prix, aujourd'hui les bolides ne roulent plus. Les 3 grands de l'auto nord-américaine, après une infructureuse remontée ont fermées leurs portes depuis belle lurette, tout comme les grosses pétrolières,
Ça a fait un boum sur la Bourse mais nous nous sommes assez bien sorti. La Terre respire mieux puisque nous sommes a la voiture électrique et solaire.
Voilà ce que je pense de B. Ecclestone et des autres ci-haut mentionnés, et le plus beau de l'affaire c'est qu'un jour ça va vraiment arrivé.
Lionel Trudel, Shawinigan
















