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La crise et vous

La crise et vous
Nicolas Duguay

Au-delà des mouvements spéculatifs, au-delà des rencontres du G20, de l'OPEP et du FMI, au-delà des grandes questions économiques, il y a des factures à payer, des dettes à rembourser, des biens à acheter, de l'argent à placer. La vie quoi...

C'est sur cette réalité, sur la crise telle que vous la vivez ou la vivrez, que cette chronique veut se pencher. Et pour ce faire, n'hésitez pas: commentez, réagissez, questionnez. Nous sommes là pour vous...

Nicolas Duguay, journaliste




Je pose cette question assez directement, car elle mérite, je crois, une réponse.

En fait, Jim Flaherty, le ministre canadien des Finances, exige, lui, une réponse à cette question.

Tout comme un grand nombre de Canadiens, des citoyens ordinaires ou des chefs d’entreprises, auxquels on a refusé l’accès au crédit au cours des derniers mois.

Du jour au lendemain, des gens qui n’auraient eu aucun mal à se voir accorder un prêt, ne serait-ce que quelques mois plus tôt, se sont fait éconduire par les institutions bancaires.

Un exemple très concret: un couple d’amis, qui désire garder un minimum d’anonymat, m’expliquait dernièrement leur propre expérience avec le resserrement du crédit.

Il s’agit ici de gens qui bénéficient d’une généreuse marge de crédit depuis des années, qui n’ont jamais éprouvé la moindre difficulté à rembourser quoi que ce soit et qui, de surplus, travaillent dans un domaine lucratif et blindé contre la crise économique.

Et bien, ils ont eu toute une surprise dernièrement lorsqu’ils se sont fait refuser toute modification à leur marge. Pire, un banquier leur a expliqué qu’aujourd’hui, la marge de crédit qu’on leur accorderait serait nettement inférieure à celle qu’ils ont depuis la fin de leurs études...

Un autre exemple?

Au moins deux courtiers hypothécaires avec lesquels je me suis entretenu pour la rédaction d’une précédente chronique, me disaient que l’accès au crédit hypothécaire s’est à ce point resserré que des dossiers qui n’auraient jamais rencontré la moindre difficulté de financement l’été dernier ne sont même plus soumis aux banques tellement les courtiers sont convaincus qu’ils vont être refusés.

Une situation assez préoccupante pour que le gouvernement Harper hausse le ton ces dernières semaines afin que les dirigeants des grandes banques du pays améliorent l’accès au crédit.

D’ailleurs, le ministre Flaherty a annoncé cette semaine la création d’un groupe composé de représentants du gouvernement et des grandes banques pour s’assurer de la disponibilité du crédit.

Rappelons que les grandes banques canadiennes ont pu bénéficier, l’automne dernier, de l’injection de 75 milliards de dollars d’argent frais pour s’assurer qu’elles ne manquent pas de liquidités.

Et que, si leurs profits se sont effondrés de près de 40 % en 2008, les grandes banques du pays ont tout de même réalisé un profit cumulatif de 12,2 milliards de dollars l’an dernier. J’en parlais d’ailleurs dans cet article.

Maintenant, j’aimerais bien entendre vos histoires sur cette question...
Catégorie : Finances personnelles


S’il faut en croire le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, le prochain budget conservateur pourrait bien offrir des baisses d’impôt aux contribuables-consommateurs que sont les Canadiens.

Baisser les impôts pour renflouer la confiance des consommateurs, pour relancer la consommation et pour combattre, ainsi, la crise économique.

Des baisses d’impôts, c’est ce qu’a offert, l’an dernier, un gouvernement américain paniqué par une consommation en berne.

Résultat: nada...

J’en parlais justement dans une chronique précédente.

Une telle politique pourrait être encore moins efficace au Canada qu’aux États-Unis, puisque la chute de la consommation, justement, a été moins marquée ici qu’au sud de la frontière.

Et, en plus, il faut s’attendre à ce que plusieurs ménages profitent de cet hypothétique cadeau fiscal pour épargner.

Mais alors, à l’exception des mesures jouant sur la politique monétaire du pays, considérées à juste titre par les experts comme les plus efficaces pour combattre la crise, quelles autres mesures pourraient contenir le budget du 27 janvier?

Il y a, bien entendu, les gros travaux d’infrastructure. Ça fait d’ailleurs l’unanimité chez les spécialistes, les gros travaux d’infrastructure, pour relancer l’économie. L’ennui, c’est que leur mise en oeuvre peut souffrir de délais interminables, au risque de n’être efficaces qu’une fois la crise passée...

Hmmm...

Quoi d’autre?

La TPS, la fameuse TPS.

Il faut faire attention, toutefois, lorsqu’on touche à la TPS.

Une réduction générale et modérée de la taxe de vente est largement considérée par les experts comme inefficace et coûteuse pour les finances publiques.

Reste alors les baisses ciblées et plus importantes de la TPS. L’économiste Dale Orr, d'IHS-Global Insight, expliquait à la Presse canadienne, la semaine dernière, qu’à son avis, une baisse de 5 points de pourcentage de la taxe fédérale de vente sur de gros articles comme les électroménagers et les automobiles pourrait avoir un effet bénéfique sur la consommation.

« Si vous épargnez quelques cents sur une tasse de café, personne n’en achètera davantage parce que c’est moins cher. Mais si les gens croient qu’ils devront s’acheter une nouvelle voiture dans les prochaines années, et qu’ils peuvent épargner 5 % en l’achetant cette année, cette mesure pourrait être efficace », explique-t-il.

Une autre mesure?

L’aide directe aux entreprises.

Mais là encore, il faut faire attention: une bonne idée pourrait se transformer en cauchemar pour les deniers publics, la crise pouvant servir de prétexte aux canards boiteux pour quêter des fonds au gouvernement.

C’est à suivre...


J’ai eu l’occasion, pendant le court congé des Fêtes, de parler de la crise économique avec mes proches, mais aussi avec des propriétaires de petites entreprises.

C’est bizarre, mais si tout le monde semble s’entendre pour dire que nous allons bel et bien y goûter au cours des prochains mois, eh bien, pratiquement tout le monde demeure convaincu d’être épargné par la crise...

L’économie canadienne va sûrement se détériorer, disent-ils, avant d’ajouter que ce sont surtout leurs voisins qui en seront victimes.

C’est d’ailleurs à cette perception douce-amère que ramène un sondage récent sur la confiance des consommateurs canadiens.

Selon ce sondage publié vendredi dernier, plus de trois Canadiens sur cinq se disent pessimistes pour l’avenir de l’économie du pays en 2009.

Cependant, ce même sondage nous apprend que moins d’un Canadien sur cinq s’attend à ce que sa situation financière personnelle se détériore en 2009, la même proportion, en fait, qui pense que sa situation financière va plutôt s’améliorer.

Et vous, pensez-vous être à l’abri?
Catégorie : Consommation


Le titre dit tout...

Passez de joyeuses Fêtes!!!
Catégorie : Consommation


Y a parfois de ces idées qui ne réclament, pour être mises en branle, qu'un peu de bonne volonté de part et d'autre.

Ainsi, plutôt que de tout simplement annoncer la mise à pied de 500 de ses travailleurs, la direction de l'aciérie ontarienne Essar Steel Algoma, de concert avec la direction du syndicat local, propose plutôt que tous les employés réduisent à 4 jours leur semaine de travail.

Un petit effort qui pourrait coûter à chacun des employés 20 % de son salaire, mais qui évitera qu'un grand nombre d'entre eux perdent leur boulot.

Je vous invite à consulter notre nouvelle sur le sujet, ainsi qu'à me faire part de vos commentaires.
Catégorie : Monde du travail

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