Mise à jour le mercredi 26 octobre 2005 à 16 h 40

Les répercussions politiques

Les révélations de la commission Gomery ont eu des répercussions aux Communes, où les partis d'opposition ont mené la vie dure au gouvernement Martin.

Au printemps 2005, le témoignage de Jean Brault à la commission Gomery déclenche une période de turbulence à la Chambre des communes. L'ex-président de Groupaction décrit un système clandestin, monté par des organisateurs du Parti libéral du Canada (PLC), pour assurer le financement du parti à même l'argent du programme des commandites.

Dans les semaines qui suivent, le Parti conservateur et le Bloc québécois profitent de chaque période de questions pour houspiller le premier ministre, son parti et son gouvernement, les accusant d'être corrompus.

Le Bloc québécois demande que les 2,2 millions de dollars versés par Groupaction au Parti libéral du Canada (PLC) soient déposés en fiducie, en attendant que la lumière soit faite sur leur lien avec l'obtention de contrats du gouvernement.

Tous les partis fédéraux se mettent en mode préélectoral, y compris le PLC.

Mi-avril, le Bloc renonce à déposer une motion qui aurait fait tomber le gouvernement, parce que les conservateurs ne l'auraient pas appuyée.

Mais le 19 avril, l'opposition est électrisée par la décision du gouvernement de reporter les journées d'opposition à une date indéterminée.


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Jack Layton et Paul Martin
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Le chef conservateur Stephen Harper affirme alors qu'il fera tomber le gouvernement Martin à la première occasion.

Trois jours plus tard, le premier ministre s'adresse à la population canadienne, par la voie des médias, et promet de déclencher des élections 30 jours après le dépôt du rapport de la commission Gomery.

Paul Martin conclut par la suite une alliance avec les néo-démocrates pour empêcher la chute du gouvernement. Le chef néo-démocrate Jack Layton obtient de Paul Martin des modifications au budget, en promettant de ne pas renverser le gouvernement. Le rejet de ce budget aurait entraîné la chute du gouvernement.

Le 19 mai, le budget libéral est adopté avec une voix de majorité. Le gouvernement minoritaire de Paul Martin survit.


Extrait vidéo
Dominique Poirier s'entretient avec Jack Layton sur l'entente conclue avec Paul Martin, le 26 avril 2005

Les efforts de Paul Martin


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Paul Martin
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Tout en niant avoir joué quelque rôle que ce soit dans le scandale, Paul Martin admet avoir la responsabilité du « ménage » à faire. Depuis le dépôt du rapport Fraser, en février 2004, il a fait plusieurs gestes en ce sens :

  • annulation du programme de commandites;
  • renvoi de dirigeants de sociétés d'État;
  • mise sur pied de la commission Gomery;
  • poursuites contre des entreprises impliquées dans le scandale;
  • congédiement d'Alfonso Gagliano de son poste d'ambassadeur au Danemark;

  • création d'une fiducie de 750 000 $ pour le remboursement éventuel des sommes illégalement détournées dans le cadre du programme des commandites.
  • Du côté du Parti libéral du Canada, on a entrepris un examen comptable des dons reçus par le parti et son aile québécoise entre 1996 et 2003.

    Des contrecoups au Québec


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    Jean Charest
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    Selon les témoignages entendus à la commission Gomery, l'entreprise Groupaction finançait illégalement le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ), en plus d'être au coeur du scandale des commandites au fédéral.

    Le PLQ nie tout. Son chef, Jean Charest, a dit envisager de changer la loi sur le financement des partis. Quant au PQ, il a promis de rembourser les contributions faites par des employés de Groupaction.



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