



 |

PARTICIPEZ À LA TRIBUNE TÉLÉPHONIQUE
du lundi au vendredi,
dès 11 h 30
514 597-3700 (Montréal)
1 877 597-3700 (extérieur)
La tribune téléphonique est ouverte jusqu'à 16 h pour recevoir vos commentaires sur le sujet du jour.
Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2
Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca
 |
|
 |
 |
 |

Nos préjugés contre la maladie mentale |
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |

Les Canadiens ont des préjugés envers les personnes atteintes de maladies mentales, selon un sondage Ipsos-Reid, publié récemment par l'Association médicale canadienne. Le sondage révèle que 55 % des répondants n'épouseraient pas une personne atteinte de maladie mentale. À peine la moitié des personnes sondées diraient à leur entourage qu'un membre de leur famille souffre d'une maladie mentale. Par contre, s'il s'agissait d'un cancer, 72 % des répondants accepteraient d'en parler à leurs amis ou collègues. Plus de la moitié des répondants, soit 58 %, seraient peu enclins à retenir les services d'un avocat, d'une éducatrice en garderie ou d'un conseiller financier atteints d'une maladie mentale. Ipsos-Reid a réalisé ce sondage auprès de 1002 Canadiens entre le 10 et le 12 juin 2008. La marge d'erreur est de 3,2 %, 19 fois sur 20. Comment faire tomber les préjugés en matière de santé mentale? Les invités de Jacques Beauchamp : Robert Ouellet, président de l'Association médicale canadienne, Manon Charbonneau, psychiatre à l'hôpital de Sept-Îles, Hélène Fradet, directrice générale de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale, et Ridha Joober, chercheur à l'Institut Douglas. |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |



Faites-nous part de VOTRE opinion !
Communiquez-nous vos commentaires en cliquant ici.
Merci de votre participation!

 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |



La maladie mentale a toujours éveillé craintes et méfiance. Les préjugés sont résistants. Comment les atténuer ? En réalisant que nos malheurs viennent plus souvent d'individus (et dirigeants) que l'on croit sains d'esprit. Georges LeSueur
St-Ambroise
La meilleure facon de faire tomber les préjugés est de nous montrer par clip ou dans une émission spéciale des personnes qui ont réussi malgré leurs maladies. Francois Massicotte, par exemple a réussi malgré tout. Il y a aussi le grand imprésario qui a fondé revivre et qui s'occupe des artistes qui a réussi et il y a plein de gens dans la société qui y parviennent. Dans une époque ou il y a un manque de main d'oeuvre flagrant c'est dans l intéret de tous d'abattre ces préjugées. Je suis psychoéducatrice et j'ai travaillé longtemps avec des personnes atteintes de santé mentale qui avec supervision s'en sorte. Il y a de grands malades dans la société qui n'ont pas l'étiquette mais qui font des ravages par leur comportement. Alors aidons ces gens par des programmes d'insertion et offrons leur plus de support et ils s'en sortiront. Si nous faisons un choix politique en ce sens, vous serez surpris des résultats. Il s'agit d'investir au bon endroit et d'avoir la volonté de le faire Michele Tremblay
Québec
Pour faire suite a mon commentaire, je dirais que le marché du travail est parfois tellement exigeant qu il est la principale cause de ce phénomene. Il doit se faire plus d'information préventive aupres des employeurs et offrir plus de congé pour les gens fatigués et stressé. Le personnel médical, le personnel dans le milieu des ventes, bref aupres de tous ceux qui sont jugés sur le rendement. Une personne pensons y doit aussi faire face a ses obligations familiales et personnelles en plus de son travail. Il n'est pas surprenant que certains y laissent leur peau. Abattons les préjugés et ainsi nous empecherons des gens qui par manquent de compréhension et de ressources se suicident. Donnons aux travailleurs des maintenant plus de qualité de vie en offront des services et ce surtout en milieu de travail. Il y a plusieurs formes de maladies mentales, il y a les maladies génétiques et il y a celles qui l'on développe a vivre une vie trop stressante. Michele Tremblay
Québec
Vous souffrez d'une maladie mentale, même légère ou passagère? Vous désirez vous trouver un emploi? Vous devez être complètement fou pour en parler à un employeur ou même à votre entourage. Si vous en parlez à votre entourage il y a de fortes chances pour qu'un employeur éventuel finisse par en entendre parler. Plus de 99% des employeurs concluront que vous êtes fou, même si ce n'est pas le cas, et refuseront de vous engager en ne mentionnant toutefois jamais les motivations réelles justifiant leur refus de vous engager. Il en va de même avec les handicaps physiques, quoique seulement 98% des employeurs refuseront de vous donner du travail. Vous pensez que les mentalités évoluent? Ce n'est pas complètement faux mais je suis convaincu que toutes les personnes vivant présentement n'auront jamais plus de 95% de chances de se trouver un emploi, si elles souffrent de problèmes mentaux. Il n'y a rien qui évolue moins rapidement en ce bas monde que la mentalité d'un employeur. Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Je crois que la première façon de démystifier la maladie mentale est de mieux faire connaître la santé mentale. Tout le monde a une santé mentale, de la même manière que tout le monde a une santé physique. La population est très bien éduquée au sujet de la santé physique et ce, dès le plus jeune âge : on parle amplement de nutrition, d'activité physique et de tabagisme. Peut-être est-il temps que la santé mentale (émotions, stress, relations interpersonnelles) fasse également partie de l'éducation. La maladie mentale fera moins l'objet de préjugés quand la population en générale comprendra sa propre santé mentale. Émilie Martin
Montréal
Je suis un professionnel qui exerce dans un bureau privé. Il y a quelques années, j'ai engagé un collègue tout en sachant qu'il avait eu des problèmes de santé mentale auparavant. J'étais convaincue qu'avec de bons soins et une médication controlée il pouvait faire le travail sans problème. Il a bien fonctionné durant un an. Toutefois, après cette année écoulée il ne fonctionnait pas du tout. Il ne pouvait assumer ses responsabiliés professionnelles. Je crois qu'il ne suivait pas la médication qu"il lui était prescriteJe lui ai dit qu'il avait besoin d'aide et de soins et qu'il devait aller se faire traiter avant de revenir au bureau. Cette personne s'est avérée tres fâchée envers moi par la suite. La maladie mentale nous confrote parfois à des dilemmes d'ordre éthique. Sophie Chabot
Québec
Il y a des cultures où la crise de l'adolescence n'existe pas. Il existe certainement des cultures où la dépression bénigne n'existe presque pas. Il faudrait apprendre de ces cultures pour faire de la prévention. Il faudrait aussi donner une chance à ceux que l'on rencontre de se faire connaître autrement que par une première impression qui ne sert qu'à les cataloguer en fonction de leur utilité potentielle pour nous. C'est trop commode d'étiqueter comme défectueux quelqu'un que l'on n'aime pas. On devrait laisser le diagnostic des maladies mentales aux professionnels dignes de ce nom et arrêter de jouer aux psychiatres amateurs. Il y a des nuances difficiles à comprendre, et les distinctions entre les maladies mentales en font partie. Ce n'est pas à la portée de tous, et encore moins de ceux qui n'ont aucune connaissance spécialisée du domaine. Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
La première chose à faire pour diminuer les préjugés face à cette maladie du cerveau qu'on dit «mentale» est justement de bannir ce vocable qui fait référence à tout autre chose. En effet «mental» origine du mot latin «mens» et fait référence à l'esprit ou l'intelligence. Malgré les avancées de la recherche sur ces maladies, l'héritage freudien pèse encore sur ces maladies alors que ces maladies sont tout aussi physiques que le diabète ou la parkinson. Je sais qu'on part de loin, car j'écoutais le docteur Ouellet de l'ACS qui distinguaient maladies physiques et maladies mentales. Gaétan Lepage
Chicoutimi
Etre pris pour vivre ou travailler avec une personne qui a une condition de santé mentale, peut être très difficile. Dans certain cas ça prendra beaucoup de comprehension et d'amour pour endurer un personne avec problème psychologique. C'est prendre des responsabilités que de s'associéer avec de telle personnes. De nombreux crimes crapuleux sont l'oeuvre de personnes avec problème connue à la "matière grise". Je veux bien aider, mais il y a une limite à courir des risques. Jacques Moreau
St-Bruno
|
 |
 |
|
 |