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Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca
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De dangereuses viandes froides |
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  | La désinfection de l'usine de Maple Leaf à Toronto |
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C'est bel et bien confirmé : il y un lien entre la vingtaine de cas de listériose au pays et la consommation de produits Maple Leaf. Du coup, la compagnie canadienne de transformation alimentaire a rappelé tous les produits de son usine de Toronto, soit plus de 200, pour éviter de nouveaux cas de listériose. C'est la catastrophe pour Maple Leaf, qui évalue ses pertes à 20 millions de dollars. Pour le moment, les viandes contaminées ont causé la mort de quatre personnes, et on compte une vingtaine de malades. Entre-temps, l'Agence canadienne d'inspection des aliments déclare que Maple Leaf devra présenter un nouveau plan de sécurité de ses aliments avant de pouvoir les remettre sur le marché. Qui doit contrôler la qualité des aliments au pays? Le gouvernement canadien, les provinces ou l'industrie? Les invités de Pierre Maisonneuve : Michel Arnold, directeur général d'Option consommateurs, Sylvain Charlebois, professeur adjoint en marketing et chercheur en distribution et sécurité alimentaire, et Jean-Pierre Vaillancourt, professeur de médecine vétérinaire à l'Université de Montréal. |
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À cause des marchés d'exportations, du contexte de mondialisation, des multiples installations d'une même compagnie dans les différentes provinces et de la nécessaire uniformité des normes c'est définitivement au gouvernement Canadiens qui incombe d'assumer cette responsabilité de contrôle. Confier le contrôle à l'industrie est un non-sens à cause des potentiels conflits d'intérêts dans l'administration de ces contrôles. Au moins dans ce malheur Maple Leaf n'est pas la seule à être pointée du doigt! James A. Wilkins
Lac Brome
Rien ni personne ne peut garantir qu'un contrôle de qualité puisse empêcher une catastrophe de se produire, que ce contrôle soit opéré par une agence privée ou publique. Je suis certaine que, suite aux pertes occasionnées par toute cette publicité négative, Maple Leaf mettra en place un contrôle très acceptable. Et ses concurrents n'auront pas d'autres choix que d'implanter le même genre de contrôle pour éviter les mêmes types d'accidents. Gisèle Portelance
Laval
Bonjour, Nous voyons ici le résultat évident d'une longue culture de cynisme à l'égard de l'État. Comprenons bien que nous ne faisons que récolter ce que nous avons semé. Nous sommes directement par notre criminelle irresponsabilité politique et notre manque d'enthousiasme à cet égard responsables de la mort de quatre personnes. Voter à droite, c'est mal voter. Ne pas voter, c'est mal voter. Mal voter, c'est assassiner. Nathaniel Thorne
Montréal
Il incombe au gouvernement canadien de contrôler la qualité des aliments au Canada, qui d'autre ? Certainement pas une industrie qui ne cherche qu'à faire des profits, allons donc ! Michel Alain
Lac-Beauport
Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas que les produits Maple Leaf. Cette usine fabrique aussi des aliments Schneider qui eux aussi ont été rappelés. André Gauvin
Laval
Je ne fais pas confiance à l'industrie pour contrôler la qualité des aliments produits au pays. L'entreprise privée n'a qu'une seule véritable préoccupation; maximiser ses profits par tous les moyens possibles, y compris en rognant sur le contrôle de la qualité. Ce qui se produit actuellement chez Maple Leaf me donne raison. Si une entreprise aussi puissante et aussi riche n'arrive pas à éviter des cas de contamination qui entraînent la mort, comment les autres entreprises pourraient-elles y parvenir? Quand la santé des consommateurs est en jeu je crois que seuls les gouvernements sont assez responsables (quoique) pour prendre en charge le contrôle de la qualité des aliments produits ici. Les gouvernements provinciaux sont les mieux placés pour assurer ce contrôle car ils sont plus près de la population. Le financement de ces contrôles doit être assuré par une surtaxe prélevée auprès de compagnies car ce serait normalement à elles d'assurer et de garantir la qualité. Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Tous les intervenants concernés sont habilités à établir une surveillance à leur niveau. Quand tout va bien il y a malheureusement une tendance naturelle à relâcher la vigilance. Et c'est valable dans tous les domaines. Le bon coté de l'affaire Maple Leaf, c'est que tous les producteurs alimentaires vont resserer leurs critères. Et le gouvernement aussi. Georges LeSueur
St-Ambroise
Bonjour monsieur Maisonneuve, Vous savez Maisonneuve, il est impossible de tout vérifier à 100%. Lorsque l'on dit que seulement 2% des aliments sont vérifiés, il faut comprendre qu'il s'agit d'un échantillonnage basé sur des règles statistiques. On ne peut certainement pas vérifier 100% de tous les aliments. C'est tout simplement impossible! Les aliments arriveraient périmés sur les tablettes. Quant à demander à l'industrie seule de s'auto vérifier, il ne faut pas se leurrer : autant demander au renard de surveiller les poules! Je crois pour ma part qu'il faudrait 2 niveaux de vérification. La première, obligatoire et faite par l'industrie elle-même et la deuxième, aléatoire et faite par le gouvernement. Et, mettre des amendes très salées pour les compagnies qui sont prises en défaut de salubrité. Jean Leduc
Ottawa
M. Maisonneuve, L'affaire Maple Leaf nous en a donné la preuve. L'Agence canadienne d'inspection des aliments est un nécessaire et incontournable chien de garde. S'en remettre au privé pour s'autodiscipliner donnerait une marge de manoeuvre et d'interprétation au renard en charge des poules qui, de par sa nature, toujours demeurera un renard. En résumé, la sécurité publique ne peut être mise entre les mains d'entreprises dont l'existence même dépend de leur capacité à engranger davantage de profits et à prendre des raccourcis quand la situation s'y prête. L'agence canadienne d'inspection des aliments est un recours au service des consommateurs. Sinon, en cas de litige, le fardeau de la preuve deviendrait extrêmement lourd et compliqué pour le consommateur et en dissuaderait plus d'un. Le poisson serait très facile à noyer. Qui nous garantit qu'ils ne seront pas remis sur le marché dès que la tempête sera passée ?? Hermann Gagnon
Longueuil
Je ne comprends pas qu'on nous conseille de jeter nos produits Maple Leaf. On devrait être encouragé à les rapporter au magasins pour obtenir un remboursement. Les consommateurs qui ont acheté de bonne foi ces aliments ne devraient pas à faire les frais de cette crise. François Leclerc
Drummondville
haa... qu'il est bon de vous entendre a nouveau. bonjour a vous et a votre équipe m. maisonneuve. pour ce qui est de votre sujet aujourd'hui, je vous dis, rien me surprend a ces grosses compagnies d'avoir du mal a gérer leur aliments. je déteste ces grosses compagnies la. non je n'ai aucunement confiance a leur produits. je suis une mère qui achète mes produits dans des petites entreprises de chez nous. dans mon cartier, soi petite patrie, nous avons toutes sortes de produits fait maison. que ce soit au froment de sève ou autour d'un pain ou... ils font leur propre charcuteries si savoureuses et natureles. je suis décu de voir qu' une grosse masse de population achètent a ce point les produits de manifactures ou il n'y a selon moi aucun rafinement. je vous remercie. et bon redépart a vous qui êtes si aimé et apprécié de la part de vos auditeurs res. encore une fois ne regardez pas trop mes erreurs d'orto. Lilian Surace
Montreal
je pense que cette malheureuse affaire de Mapple Leaf doit nous faire réfléchir sur nos habitudes de consommations, spécialement alimentaire. Il est clair que nous avons un rôle à jouer : choisir et consommer des produits locaux et écologiquement responsables, si ils ne sont pas bio. et réapprendre à nous nourrir avec des produits de saison. Comme le dit Laure Varidel, acheter c'est voter ! Donc la responsabilité du controle revient aux consommateurs. Un petit producteur peut aussi avoir un accident, mais il connait ses clients, et donc il va appliquer ce que l'on appelle le principe de précaution, car il est impliqué et vit dans la communauté. Et surtout, en cas d'accident, le nombre de personnes touchées sera beaucoup moins important. En résumé, que l'on confie la supervision aux multinationales ou à l'état, c'est du pareil au même, dans les 2 cas, l'argent et le pouvoir peuvent nuire grandement à une vraie transparence. Patricia Bécavin
Québec
2/2 : La littérature concernant la listériose indique que ce sont surtout les personnes immunodéprimées qui risquent de mal réagir à la bactérie. Et que celle-ci peut très bien être transmise par voie nosocomiale (donc suite à des traitements thérapeutiques). Il est donc fort possible que les victimes actuelles aient été contaminées lors de visites médicales, par l'intermédiaire du personnel en place. Le corps humain est capable de se défendre contre beaucoup de microbes si on ne l'en empêche pas. Encore une fois, ça ne me surprendrait pas que notre système de santé ait causé le problème actuel par un excès de médicaments qui détruisent le système immunitaire aussi sûrement qu'une arme peut tuer. Gisèle Portelance
Laval
Les courtiers en alimentation pourraient prendre la relève des inspecteurs gouvernementaux en faisant eux-mêmes l'inspection des aliments qu'ils distribuent. Il serait plus facile pour le gouvernement de contrôler les inspections des courtiers canadiens que celles des producteurs étrangers. Mais dans les cas où il est difficile de faire le lien entre la consommation d'un produit et d'un service et des conséquences néfastes, le gouvernement ou un organisme indépendant devrait être tenu responsable de l'inspection. En effet, dans ces cas, il est trop difficile pour le consommateur d'obtenir une compensation de la part du producteur et donc trop facile pour ce dernier de s'en tirer à bon compte. L'inspection, en identifiant le problème à la source, permet de limiter les dégâts en corrigeant la situation au plus tôt. C'est dans l'intérêt de tous. Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
Des événements comme ceux-ci ne font que faire prendre conscience aux consommateurs qu'ils ne contrôlent plus leur alimentation. Nos ancêtres ont remis avec grand plaisir la préparation des aliments entre les mains de l'industrie agroalimentaire. Aujourd'hui, personne ne cultuve son blé, ne moud son grain ou ne prépare sa levure afin de faire son propre pain. Ne sommes-nous pas heureux de ne pas passer des heures par jour à la préparation du pain? Le même raisonnement s'applique à la charcuterie et à l'ensemble des aliments que nos consommons! Le système agroalimentaire repose sur la confiance... au boulanger qui se lèvera cette nuit pour faire notre pain de demain...aux employé(e)s des chaînes de fabrication qui devront se laver les mains et respecter les règles de santé et salubrité...au gouvernement et aux entreprises qui appliqueront ces mêmes règles... Un maillon de la chaine casse et l'ensemble du systeme en est affecté. C'est ça un pays industrialisé ! François Houde, auteur de l'étude sur le Stress Alimentaire
Longueuil
Premièrement : Les ciseaux de Steven Harper commencent à sentir la surchauffe. S'il continue sur cette lancée, bientôt il n'y aura plus de chercheurs indépendants faute de bouleau dans le secteur public, même chose pour les inspecteurs, ils seront tous en chaumage ou à la solde des multinationales. On verra l'apparition de firmes privées d'inspection qui couperont les coins ronds pour le plus grand profit de leurs actionnaires. Deuxièmement : Les charcuteries commerciales sont une vraie aberration pour la santé publique. Elles contiennent le plus souvent du glutamate monosodique (le G.M.S. ou M.S.G. tout comme l'aspartame est une excitotoxine et elle endommage les neurones). Elles contiennent aussi des nitrites qui, dans notre tube digestif, se transforment en nitrosamines, substances reconnues hautement cancérigènes. Finalement : Steven Harper et son néolibéralisme à outrance peuvent s'avérer aussi néfaste pour la santé que les charcuteries! Odette Morin
Prévost
bonjours mr maisonneuve est ce que maple life fait des viandes froides pour metro ou provigo ou iga ca fait peur de voir cela dans les comptoirs merci vous faite un bon boulot Daniel Desrochers
Montreal
Le contrôle de la qualité est la responsabilité du consommateur en premier lieu. C'est en fesant des choix conscients que l'on se protège des mauvaises surprises. Une alimentation saine qui intègre le respect de l'écologie, de la nature et de ses diverses formes de vie n'entrainera naturellement pas de conséquences désastreuses. Si je nourrie une entreprise sans compassion qui perçoit les animaux comme un simple produit pour faire des profits et qui en conséquence abuse, viole et prend la vie de des êtres sensibles, il est probable qu'un jour j'en tombe malade ou pire encore que j'en meurt, sans compter le désastre environnemental que celà cause. C'est simplement la loi du retour que l'on ne pourra jamais éviter. Et c'est une bonne chose que ces conséquences existent car elles servent à ajuster notre niveau de conscience. Seulement il faut accepter d'apprendre. Après la vache folle, la grippe aviaire, la salmonelle et la listériose va t'on en tirer des leçons? Marc-André Saint-Pierre
Montréal
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