

Grand Prix du Canada
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La F1 n'est pas un moyen de transport écologique. En effet, ces bolides consomment environ 75 litres de carburant aux 100 kilomètres, soit près de huit fois plus qu'une voiture ordinaire.
Toutefois, les considérations pour l'environnement atteignent maintenant la grand-messe de la course automobile. L'organisation du Grand Prix du Canada a décidé de recycler un maximum de déchets générés sur le site.
Le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), Max Mosley, a par ailleurs décidé de rendre la F1 plus écologique. Dès 2009, les voitures devront récupérer l'énergie du freinage pour relancer la voiture à l'accélération, comme le font déjà les véhicules hybrides.
« Un freinage en F1, juste un, génère suffisamment d'énergie pour éclairer une lumière 100 watts pendant six heures. McLaren l'avait découvert voilà six ou sept ans, et on l'a interdit, parce que la réglementation est trop stricte », souligne Bertrand Godin, ancien pilote de formule Atlantique.
En 2011, la FIA exigera des moteurs plus petits et alimentés au biocarburant. De plus, Max Mosley souhaite prolonger la durée de vie des moteurs. À l'heure actuelle, un moteur est utilisé pour deux courses. M. Mosley aimerait voir ce nombre porté à cinq.
La F1 a toujours été un laboratoire pour l'industrie automobile, notamment en développant l'injection, les freins à disques et les vitesses sur le volant. L'avenir de la série est résolument tourné sur de meilleurs rendements énergétiques.
« La F1 [...] va être un laboratoire pour la voiture de demain en ce qui a trait à l'énergie. Si on a besoin de trop d'énergie pour générer l'énergie de nos voitures, on n'est pas gagnant! La spécialité de la F1, ç'a toujours été de trouver des compromis. Et je pense qu'il y a suffisamment de bons ingénieurs pour y arriver », estime Bertrand Godin.
Il reste à la FIA de convaincre les constructeurs automobiles des avantages d'une F1 plus verte. Après cela, un autre problème de taille restera à régler, celui de la pollution sonore.