Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Section spéciale

Geneviève Dumas, participante du rallye des gazelles

Gazelles - Étape 4

Des dunes de plaisir

Mise à jour le dimanche 23 avril 2006 à 19 h 51
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Gazelles - Étape 4

Des dunes de plaisir

Un texte de Manon Gilbert

Geneviève Dumas, participante du rallye des gazelles

Photo: Manon Gilbert

Geneviève Dumas

ZNAÏGUI, 23 avril 2006 - Elles appréhendaient cette quatrième étape dans les dunes de Merzouga. Mais ciel qu'elles ont eu du plaisir! Jamais vu tant de visages radieux, malgré les bourrasques de sable qui se sont plus tard transformées en tempête.

Les gazelles québécoises ont surmonté leurs craintes et aucune d'entre elles ne l'a regretté, même si elles n'ont complété que les deux premières balises de ce parcours alternatif de 125 km. Certes, il y avait une option plus facile sur un parcours hors sable.

Mais tant qu'à avoir investi autant depuis des mois, autant en avoir pour son argent. Donc, elles ont préféré le plaisir au pointage. Surtout que les dunes de Merzouga offrent des paysages à couper le souffle, des paysages qu'elles ne reverront pas de si tôt.

« C'est la plus belle journée du rallye », nous lance Line Robin lorsque croisée au bivouac. Soudainement, les mines basses et la fatigue des derniers jours ont cédé la place à de lumineux sourires.

Geneviève Dumas était elle aussi encore sur un nuage. « C'est super tripant. J'en ai la chair de poule. Dire qu'hier, on voulait les contourner. »

Comme des pros

Geneviève Dumas sur les dunes de Mergouza

Photo: Manon Gilbert

Pour des pilotes recrues, Geneviève et Sonia Renon-Chevrier, la coéquipière de Line, ont apprivoisé les dunes comme pas une. Aucun enlisement. Directement sur les balises. Et dire que depuis trois jours, Sonia était terrorisée à l'idée de se frotter à ces montagnes de sable.

« Elles ont été géniales. Ce sont deux débutantes. Elles ne savaient pas à quoi s'attendre et elles ont piloté ça de main de maître. Moi, en tant que navigatrice, il n'y avait rien que je pouvais faire pour aider Geneviève aujourd'hui, à part lui indiquer la route sur la crête des dunes », raconte Annie, on ne peut plus fière de sa soeur.

Contrairement aux autres étapes, les gazelles ont pu se suivre sur le parcours sablonneux. Une vraie bénédiction pour les journalistes qui suivaient les sept ou huit équipages québécois engagés dans les dunes.

« C'est l'fun, on est en gang. Si on reste prises, on peut s'aider. Ce n'est pas comme sur la route », avoue Geneviève Latour.

D'ailleurs, point marquant de cette étape, l'entraide et l'esprit d'équipe ont pris le dessus sur la performance.

Cependant, la tempête de sable a mis fin à leur belle aventure. Après avoir trouvé les deux premières balises, elles ont rebroussé chemin, la navigation étant devenue impraticable.

Chanceuses dans leur malchance

Les Françaises Cécile Fournier et Hayet Jbilou ont cependant eu moins de veine que les Québécoises.

L'accident des Françaises Cécile Fournier et Hayet Jbilou au rallye des gazelles

Photo: Marco Leboutin

Leur impressionnant tonneau, quelques mètres après la première balise, a semé l'inquiétude parmi tous ceux présents sur place. Voulant se mesurer aux dunes le plus légèrement possible, elles ont délesté l'arrière de leur Jeep. Trop léger et s'amenant trop rapidement, le véhicule s'est retrouvé sur le capot.

Plus de peur que de mal, Cécile en est sortie indemne, alors que Hayet a eu droit à quelques points de suture sur un doigt. Contre toute attente et malgré un toit complètement défoncé, les deux filles sont remontées à bord et ont pointé la balise deux. Une performance qui a provoqué une salve d'applaudissements et quelques sanglots chez les gazelles présentes.

Outre les Françaises, Doryne Bourque s'est aussi fait une petite frayeur en passant par-dessus son quad au sommet d'une dune.

« Je l'ai prise trop vite. Heureusement, je suis partie d'un côté et le quad de l'autre. Aucune raison de s'inquiéter, je ne me suis pas fait mal », explique la Bouchervilloise.

Les gazelles profiteront de ce tôt retour au bivouac parce que lundi, elles amorcent la première des deux étapes marathon. Au menu, une nuit sous les étoiles, ou à l'auberge, comme le suggérait Doryne à sa partenaire Renée-Claude.